Anniversaire Zéro déchet

Pour mon anniversaire j’avais prévu un pic nique et une petite rando, dans un coin que j’ai découvert  il y a peu, et pour lequel j’avais eu un coup de coeur. Donc je voulais le faire découvrir aux copains. J’avais précisé que je ne voulais pas de cadeau, car je n’ai besoin de rien. Mais j’avais demandé un pic nique au maximum zéro déchet ! (oui on aime bien les défis dans la famille, comme pour mes 30 ans )

Malheureusement il a plu des cordes donc la ballade est tombée littéralement à l’eau. Mais j’ai décidé de garder l’idée du pic nique , à l’abris, avec des chants d’oiseaux enregistrés 😉 comme si on y était !  (désolée pour la mauvaise qualité des photos, j’ai dû me tromper dans le réglage…)

J’ai été heureuse de voir que mes amis avaient joué le jeu. Même si certains n’avaient pas pu préparer quelque chose, ils avaient fait l’effort de l’acheter en vrac, ou dans des bocaux (donc réutilisable ou recyclable). Ce que je trouve le plus difficile lorsque l’on est dans une démarche visant à diminuer nos poubelles, c’est de refuser. Qui est un des préceptes expliqués par Béa Jonhson ( la règle des 5 R : Réduire, Refuser, Réutiliser, Recycler, Rot -en anglais:composter). Surtout quand on n’est pas des pros de la communication comme moi, et que quand quelque chose me touche je perds mes moyens , ce qui peut me rendre un peu abrupte.  Pour donner un exemple, ma mère a voulu participer à sa manière, je lui avais demander un élément important dont je parlerai plus bas. Mais elle a souhaité mettre plus la main à la pâte, au téléphone elle m’annonce : « je t’ai mis des nappes en papier de côté »…Je me suis retrouvée bloquée, en répétant bêtement « Papier ! Papier ? Mais nooon ! « . Cela partait d’un bon sentiment, elle avait également prévu de me donner des tasses en plastique jetables. Là aussi, j’ai dû dire non. Cependant, ce que j’ose maladroitement avec ma maman, me serait difficile auprès des personnes qui m’entourent, amis etc. Comme par exemple: que dire quand on nous offre un bouquet de fleurs… »Merci, mais tu pouvais lui dire d’éviter le papier cristal » . C’est vrai quand on y pense, okay c’est « esthétique », mais à peine reçu en main, à peine mis dans la poubelle. Dans certains pays, c’est juste du papier kraft, ou même du papier journal. Bref, je digresse…

Ma copine elo avait par exemple, amené un risotto dans une gamelle de camping en métal léger, qui fait donc contenant hermétique mais aussi casserole. Elle avait pris des couverts en bambous, et des petites assiettes de camping. Des amandes dans un bocal, et des fruits dans des sacs à vrac.

J’avais fait des rouleaux de printemps, des galettes de farine de pois chiche, du houmous de pois cassés (ou houmous de shrek 😉 ), il y avait aussi ,des pommes de terre violette en tapas, des olives achetées en vrac, de la tapenade, des fruits secs, des fruits et légumes à croquer et bien sûr un gâteau sans gluten surprise – préparé par ma mère. Bref, vous voyez, même si les copains m’ont dit que cela avait représenté un vrai défi pour eux; une autre manière d’aborder les choses. La diversité était au rendez vous. Et n’empêche en rien de bien manger. Un simple sandwich aurait été aussi accepté, il n’aurait suffit que de l’emballer dans un torchon par exemple. Ce n’est pas si difficile.

Les indispensables pour un pic nique zéro déchet : des couverts et assiettes réutilisables (de camping ou de votre vaisselle habituelle), des verres.. en verre ou des gobelets de festival plus légers et aussi réutilisables. Des gourdes ou des bouteilles en verre. Des serviettes en tissus !! Fameux éléments que j’ai demandé à mes parents, et je suis ravie d’avoir enfin un set de serviettes en tissus chez moi, qui en plus a une histoire et maintenant une deuxième vie, au lieu d’attendre dans un placard.

pic nique zéro déchet

J’avais aussi sorti des pics réutilisables. Vous pouvez utiliser des tupperwares si vous en avez, mais le mieux est encore ceux ne contenant pas de PBA, ou de mettre dans des bocaux.

Merci à mes amis d’avoir accepté ma demande, et merci pour ce bon moment.

Alors prêt.e.s à tester un pic nique zéro déchet ?

Les heures lentes

C’est étrange cette difficulté que l’on peut avoir à se laisser aller vraiment, et surtout à ne rien faire du tout, sans culpabiliser, ça vous  le fait aussi ? Pourtant il est parfois nécessaire de ralentir le rythme…

respire
Dormance Petit Chat Grain

Je suis plutôt du genre à ne jamais savoir me poser réellement. Même quand je veux essayer de faire une micro sieste, mon esprit continue à cogiter. Je dirais presque encore plus dans ces moments là ! Normal, vu que c’est un moment de relâchement . Vous avez remarqué, c’est toujours lorsque l’on est sous la douche, en train de conduire, de faire une rando, ou de faire du yoga que les bonnes idées arrivent. Et il faudrait avoir sur le champs, un carnet en poche pour tout noter. Donc une seconde après m’être allongée, je me relève pour noter à quoi je viens de penser ou carrément  le faire . Et m’allonge de nouveau, et c’est un ballet incessant. Donc en général j’abandonne l’idée de faire une sieste très rapidement. Dès que je ne travaillais pas, je me sentais obligée de charger mes journées, j’essayais de voir des copines, de me faire des listes des choses à faire etc etc. Alors que tous les éléments dont je remplissais mes journées me plaisaient, je me sentais quand même stressée, fatiguée, voire submergée…

6.22.15. Ain't nothing better then taking off on a Monday, ain't nothing worse then being sick on that same Monday. ~yelena bryksenkova:
illustration Yelena Bryksenkova

Pour la majorité d’entre nous,  « malheureusement » nous attendons d’être malade pour vraiment ne plus rien faire. La fièvre ou les douleurs commandant notre quotidien. Et c’est bien dommage. Il semblerait que notre société voit d’un mauvais oeil le fait de paresser, de rêvasser, de prendre son temps. Ce qui fait que pour beaucoup d’entre nous il est difficile de le faire sans culpabiliser.Il faut être efficace, productif, actif ! Pourtant, lever le pied est si bénéfique, cela nous permet de nous recentrer, de nous retrouver, de reprendre des forces. Je ne dis pas de vivre toutes les semaines de sa vie tel un paresseux (l’animal), mais de s’octroyer régulièrement des pauses. Il est reconnu que ne rien faire quelques minutes, même pas méditer ou écouter de la musique, rien de rien , a un impact positif d’un point de vue cognitif. Cela permet entre guillemets de remettre les choses en place, de voir plus clair.

Rainy Day by Yelena Bryksenkova:
Illustration Yelena Bryksenkova

Au mois de janvier après plusieurs mois chargés, une démission d’un emploi qui m’épuisait, un enchainement direct avec un nouveau job à appréhender, les rdv pôles emploi, quelques petits soucis de santé. J’ai eu dix jours sans rien entre deux missions..comme à mon habitude, je me suis mise la pression en me disant « j’en profite pour voyager, ça me fera du bien, il faut que je parte,il faut que je fasse quelque chose,  il faut que je parte…oui mais où? » Il faut...Bref, je n’arrivais pas à fixer une destination, regarder les bus ou les trains me barbait..Il fallait que je suive ce premier instinct. Finalement le temps n’était pas au beau, et ma santé tirait encore la sonnette d’alarme. Et pour la première fois depuis longtemps, je me suis laissée ne rien faire. J’ai compris énormément de chose pendant ces quelques jours au ralenti. Bien sûr, je n’ai pas d’enfants à charge ou de compagnon avec qui devoir faire la discussion, c’est peut être plus facile. Mais je reste persuadée qu’il est possible de s’offrir une petite coupure quotidienne, ou au pire hebdomadaire même dans ces cas là. C’est même vital.

« Nous épouser la femme et acheter les livres avec lesquels nous voulons vivre » - andré maurois    impression NUMERIQUE (dune aquarelle et gouache:
Illustrations Yelena Bryksenkova

J’ai vécu pour la première fois au rythme de mes envies, sans culpabiliser. Sans imaginer un regard extérieur, jugeant, sans question de bien ou de mal. Juste en ayant conscience que ce que je faisais était bon pour moi. J’ai trainé en tenue décontractée (pour ne pas dire en pyjama) pendant des heures, me recouchant quand je m’en sentais le besoin à n’importe quelle heure, sans me dire que ça allait m’empêcher de dormir, sans même parfois sommeiller. Seulement profiter d’être sous la couette et d’écouter la vie dehors. Je n’ai fait aucune liste de choses à faire, à finir. Je ne suis pratiquement pas sortie de chez moi. Et finalement j’ai fait plus de choses que lorsque je me fait des to do list incroyablement longues. J’ai compris que c’était cela qui me bloquait, regarder mes tas de tissus qui attendent, mes vêtements posés sagement pour être raccommoder, la liste des films et des séries à voir, la pile de livre à lire ,plus le ménage, les courses, etc. et voir tout cela comme des urgences, des obligations. Cela me coupait la motivation avant même de m’y mettre, je ne savais pas par où commencer . C’était trop à gérer d’un coup . Ces listes mettent la pression, car si en plus on ne les a pas terminés on se sent mal, c’est écrit noir sur blanc là : tu n’as pas lavé les vitres, et tu n’es toujours pas passé chez l’horloger !Feignante ! Alors que , -durant cette parenthèse- quand je faisais les choses au moment où j’en avais vraiment envie, et que je me sentais dispo, je le faisais avec plaisir et efficacement. J’ai compris également, que je n’avais pas à partir , voyager, changer de cadre pour me ressourcer. Que je pouvais le faire chez moi, tout simplement en m’écoutant. Il fait beau mais je ne sors pas prendre le soleil…pour une fois, est ce si grave ? Si sur le moment, l’envie de regarder ma collection de carte postale me prend. L’important  c’est ce que l’on ressent sur le moment. J’ai évité l’ordinateur. Tout ça à fait, que j’ai senti mon esprit au repos, et beaucoup plus apte à réfléchir et prendre des décisions . Cela m’a aidé à me remettre à écrire par exemple. Ce dont j’avais besoin. Et dont j’ai encore besoin 🙂 ma phase de transition n’est pas terminée, il y a encore des décisions à prendre. Mais comment les prendre quand on se sent toujours pressé comme un citron ?

Ces heures lentes nous permettent de nous construire, contrairement à ce que l’esprit commun pourrait nous faire penser. Et je parle bien, de prendre le temps, de suivre ses envies, de lire, d’écouter le silence, d’observer le ciel, pas de rester devant la télé des heures durant. Même si ça peut faire du bien de temps en temps aussi, pour relâcher les tensions. Juste se laisser porter.

(Les illustrations de cet article sont d’une créatrice dont j’adore le travail, si vous voulais connaître plus son univers :son blog et sa boutique en ligne )

A vos économes !

Dans une démarche anti gaspillage, j’essaye depuis quelques temps de récupérer feuilles, peaux etc de mes fruits et légumes (je vous en avais touché deux mots ici et ici ). Ainsi par exemple avec les peaux des citrons que je bois le matin, je faisais un nettoyant en les laissant macérer dans un mélange d’eau et de vinaigre. Mais j’avais envie d’en savoir plus, connaître plus d’astuce, pour réduire encore mes déchets verts. J’ai donc demandé à Noël le livre Les épluchures de Marie Cochard. (merci Tonton)

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Que trouve t on dans ce livre sympathique ?

Des recettes évidemment ! L’auteure nous partage des recettes qu’elle a pu tester, ou que lui ont partagé des personnes adeptes du recyclage d’épluchures .Les aliments sont classés par ordre alphabétique. Et il y a toujours des sous catégories, visuellement faciles à retrouver avec des petites icônes :  cuisine, jardin , beauté et soins.

On y apprend par exemple que les pelures de pommes de terre atténuent les poches et les cernes sous les yeux.Qu’on peut faire de la peinture végétale à partir de queue de fraise et de craie. Ou que les peaux de bananes peuvent se transformer en muffins ! miam . Je n’ai pas encore testé cette recette, mais j’en ai très envie ! Bien sûr, il ne faut utiliser que des fruits et légumes BIO, cela va de soit.

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En plus de ces astuces incroyables, nous trouvons des témoignages d’acteurs du zéro déchet, mettant en place des initiatives autour des « épluchures ». Et à la fin du bouquin, il y a même un petit annuaire anti-gaspi en France et ailleurs, avec par exemple les célèbres disco soupes ou autres mouvements, associations engagés. Nous y apprenons d’ailleurs qu’il y a une journée internationale contre le gaspillage alimentaire le 16 octobre de chaque année.

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C’est écologique, économique et gourmand ! Un livre à feuilleter, lire et relire, à éplucher pour se nourrir de chaque détails et bonnes idées.

Voici par exemple une belle idée bientôt  mise en place sur Aix en Provence :Les soupes locales

Alors tentés ?