2 bougies

Au début du mois mon blog a fêté ses 2 ans !  🙂

Youpi !

crédit photo :Laura Sauvage

Deux années remplies en émotions en tous genres personnellement, professionnellement, et le blog a suivi ces fluctuations…

Dormance…mais pourquoi Dormance ? C’est vrai je crois que je ne vous ai jamais expliqué pourquoi mon blog avait ce nom. Tout à commencé par une émission sur la nature sur France inter. J’ai entendu ce terme botanique de dormance. Il qualifie la capacité qu’ont certaines graines en terre à conserver toutes leurs forces, toute leur énergie pendant un temps indéterminé pour germer et s’épanouir quand le moment est le plus propice. J’ai trouvé cette image très belle, nous sommes tous des graines en dormance..attendant le meilleur moment pour nous épanouir et laisser exploser le plus beau de nous même ! Ce mot s’est calé dans un endroit de ma tête. Puis quand je suis partie voyager seule pour la première fois (en Angleterre). Ce titre se répétait dans mon crâne sans cesse « Dormance Petit Chat Grain », pour me débarrasser de cette ritournelle entêtante, je l’ai écrite sur un coin de mon carnet de voyage . Me disant que je verrai bien ce que j’en ferai… Quelque temps après me décidant de me lancer dans la blogosphère , il me paru évident que le nom de mon site serait ce pseudonyme sorti de nulle part .

Même si à la base , je comptais l’intituler « de l’ombre à la lumière » car je comptais y mettre ce qui me permet et m’a permis d’être mieux dans mes baskets au fil des années. Et parce que je me répète souvent que de l’ombre nait la lumière, ou qu’après l’ombre vient toujours la lumière..Mais quand j’ai vu que la majorité des associations de dépressifs de France avaient choisies ces termes, je suis passée à autre chose 🙂 La partie ombre transparait avec le jeu de mot « petit chagrin », mais se réjouit de la vie tel un chat épicurien avec un grain de folie. Et mon blog a pour principal but de planter des graines dans l’esprit de chacun. D’ailleurs pour le lancement de celui ci , j’avais planté 2 romarins pour compenser la pollution générée  ,souvenez vous.

Un des romarins , 2 ans après

Je suis actuellement (encore) en phase de transition dans ma vie, mon inspiration en pâtit, évidement . J’ai commencé ce blog, pour trois raisons : stimuler ma créativité, tenter de faire réfléchir les autres et ainsi porter ma pierre à l’édifice , et surtout m’occuper pour ne plus m’ennuyer dans mon travail. Car à l’époque j’étais standardiste dans un théâtre, cela peut paraître sympathique, mais cet emploi ne m’épanouissait pas du tout. Les spectacles, voir les artistes et surtout l’équipe m’ont permis de tenir 3 ans. Sinon c’était principalement de 9h à 19h plus des soirs et des weekends, de l’ennui ou des périodes de rush intenses, l’agressivité des gens au téléphone et la joie d’être en bas de l’échelle hiérarchique…pour résumer très grossièrement. Après deux craquages nerveux, j’ai décidé de partir. Et je n’ai eu d’autres possibilité que de démissionner en septembre dernier. Je n’avais plus envie d’avoir l’impression de passer à côté de ma vie, comme je me suis toujours fixé comme objectif de vieillir sans être dans les regrets. J’ai dû chercher au plus vite  un nouvel emploi, étant donné que je n’avais pas le droit à des allocations quelles qu’elles soient.  J’ai repris mon ancienne casquette d’animatrice culturelle avec crainte, mais plaisir au final. En enchainant tout ça, avec en plus apprendre un nouveau boulot, faire beaucoup de déplacements (me remettre à conduire…aïe) , et être dans une nouvelle énergie. Ma santé ne m’a pas trop aidé, mon corps était épuisé (et l’est encore un peu), j’ai affronté tout ça malgré tout. Mais ne pouvant prendre un deuxième travail pour avoir un salaire décent , étant trop fatiguée. Je comptais mettre en place une boutique en ligne en parallèle, de ce que je couds. Là encore, cela se fait doucement, je n’ai pas réussi à le faire pour l’instant (le doute n’aidant pas). Je suis de nouveau fâché avec ma machine à coudre, donc ça attendra. Peut être n’est ce pas là mon chemin ?

A côté de ça, je tente d’écrire régulièrement sur un blog collectif féminin nommé Bar Tendre. J’en parle peu, car je n’assume pas encore ce que j’y écrit, je tatonne et peine à trouver mon style. Car ce blog est plus un journal intime ouvert, ce qui n’est pas évident.J’ai repris le yoga. Je me suis engagée aussi dans la création d’un journal des bonnes nouvelles sur Aix en  Provence (actuellement en standby) et ces derniers jours j’apprends et j’aide à la mise en place d’un jardin partagé en permaculture. Je vous avouerais que je préfère marcher dans la nature et jardiner en ce moment plutôt que d’être sur l’ordinateur. Je prends le temps de me remettre à lire, et voir les copains-copines au maximum. Jusqu’à il y a peu, je faisais partie d’une troupe de théâtre. Mais ayant pour objectif de partir voyager, je ne me suis pas engagée sur la prochaine création…Je compte lâcher mon appart, trouver un nouveau lieu de vie, définir si je reste dans la même région etc. Et puis la vie, la vie et ses tristes nouvelles (surtout ces derniers temps), ses soucis et  ses épreuves… peut être rien de grave, la vie quoi , entant que petite hypersensible.

Bref tout ça pour vous expliquer et me justifier (bêtement ?) de mon irrégularité sur le blog, ainsi que de l’avenir incertain de celui ci. Je ne sais vraiment pas le visage qu’il aura dans les semaines à venir et/ou si celui là va perdurer. Car mine de rien tenir un blog prend énormément de temps. Entre avoir les idées, les rédiger (sur un vieil ordi qui rame argh !) les publier, s’occuper des réseaux sociaux, se rendre visible etc etc. Pour un retour parfois minimal. C’est parfois frustrant, voire décevant. Mais toujours autant porteur humainement. J’ai fait de très belles rencontres grâce à ce blog. Grâce ,par exemple, aux « apéro-blogs » (qui sont plutôt des goûters)  organisés dans ma ville, je me suis fait de vraies copines. J’ai parfois le plaisir de voir l’impact de ce que j’écris, comme quand des lectrices/blogueuses me disent qu’elles ont osé voyager seule suite à l’article que j’ai écrit à ce sujet…Cela me rend très heureuse. Je me fais un plaisir de suivre les copines blogueuses que j’affectionne, sans les connaître en chair et en os, mais avec qui j’ai un lien virtuel fort . Ravie de suivre par exemple ma chère Mathilde du blog couture : »Une graine dans mon chapeau » qui va ouvrir une épicerie de vrac avec une amie :l’effet bocal. Échanger des colis surprises avec certaines .Des courriels avec d’autres.

On verra bien ce que cela deviendra…affaire à suivre. Quand je relis ce que j’avais écris pour les 1 ans du blog. Je me rend compte que tout n’est qu’évolution constante (sans blague !? ) , mais que je n’ai pas encore atteint l’objectif de mettre plus de fantaisie et de folie dans ce blog… Peut être emmènerai-je dans mes pérégrinations de quoi vous faire découvrir ce que je vis, tout en restant dans ma thématique.

Tout ça pour vous dire merci cher.e.s lecteurs/lectrices, vous n’êtes pas nombreux , mais fidèles. Cela me touche ❤ Et aussi pour vous montrer ce que j’ai planté pour les 2 ans du blog ! Je voulais une plante mellifère, robuste et autonome..mais il n’y avait pas ce que j’avais en tête à la jardinerie. Et en voyant un bourdon sur cette belle bruyère, j’ai compris que c’est ce qu’il me fallait. Ce n’est pas un végétal du coin, je prends le risque. Je la trouve belle, et elle est symbolique pour moi. elle représente ces lieux chers à mon coeur, que je souhaite arpenter bientôt !

Merci d’être là chères extraordinaires graines en dormance !

Brunch & Troc

L’univers du prêt à porter peut représenter pour certain.e.s une tentation constante. De la mode pas chère, qui renouvelle sans cesse ses stocks pour donner toujours envie. On nous affole avec des soldes, des promos, des offres exceptionnelles,  créant le besoin. Mais derrière cela une face obscure se tapit ( je vous en vais parlé ici avec de magnifiques photos..hum). Pour contrer cette surconsommation, il existe bien des alternatives.

Récemment ma copine et blogueuse Marion à proposé d’organiser chez elle un brunch particulier. Un moment convivial entre copines ,et copines de copine, et ainsi de suite. Autour de bonnes choses à déguster, et surtout de quoi troquer. Le principe est simple vous apportez de quoi grignoter et aussi ce dont vous ne voulez plus, vêtements, bijoux, cosmétiques ou objets.

C’est à ce moment là qu’on comprend à quel point nous accumulons, gardons pour on ne sait quelle raison. Il existe maintenant plusieurs méthodes pour faire du tri chez vous, selon Marie Kondo , Béa Jonhson ou d’autres encore. Nous entendons parler de plus en plus de minimalisme, de garde robe capsule. Tout cela vise le même objectif. Réduire notre consommation et surtout comprendre que nous n’avons pas besoin de beaucoup pour être heureux. Et dans le cas des vêtements nous n’avons pas besoin de beaucoup de pièces, tout est une question d’associations multiples avec quelques éléments basiques. En achetant moins, nous pouvons donc nous permettre de nous offrir des vêtements de petits créateurs, de meilleure qualité, et/ou fait en France dans des matières respectueuses de l’environnement, des employés et de nous même par la même occasion.

La question de base est « Ai-je vraiment besoin de ça ? Qu’est ce que cela m’apporte de le posséder/ de l’acheter ? » . Le but n’est pas d’être dans une frustration, mais de comprendre que le plaisir que nous apporte le fait d’acheter un objet est éphémère. Et que nous pouvons trouver ce bien être ailleurs. Face à sa penderie, son placard , il est temps de s’interroger  » Depuis quand n’ai je pas porter ce vêtement ? Ou utiliser cet ustensile ?  » Pour un objet, si nous l’avons en double ou en triple, le tri est facile à faire. Nous pouvons aussi prêter, nos dvd, livres, ou notre machine à raclette dont on ne se sert jamais ou 1 fois l’an. C’est une manière de faire vivre ce que nous possédons, si nous ne sommes pas prêts à nous en séparer. Chaque objet a une histoire, il existe des liens sentimentaux ,c’est donc compliqué de s’en défaire parfois. Le tout est de le faire pas à pas. mais après…quel sentiment de légèreté !

Après plusieurs essayages, des rires, de bonnes discussions. Nous sommes reparties chacune avec de nouveaux éléments , nous délestant d’autres. Mais nous avons décidé, que ceux qui n’avait pas trouvé une nouvelle maison. Seraient donné à La fibre solidaire, un association sur le Pays d’Aix  récupérant de « vieux » vêtements qui finissent soit en boutique , soit dans un atelier de couture, le tout permettant la réinsertion et l’apprentissage. Une autre économie peut exister, c’est à nous de la créer !

Alors ? Prêt.e.s à faire le tri et troquer ? Prêt.e.s à organiser cela chez vous, au travail, ou dans votre village ou votre cours d’immeuble ?

Fontaine de Vaucluse

Il existe des lieux qui très rapidement peuvent vous couper du quotidien. Où en quelques instants, vous oubliez votre matinée voire votre semaine de travail . Où l’on se sent en vacances même si ce n’est pas le cas, pour peu que le soleil soit au rendez vous. C’est ce que j’ai ressenti en visitant le village de Fontaine de Vaucluse.

Depuis le temps que je souhaitais visiter ce petit coin du Vaucluse, à quelques minutes  d’Avignon, me voilà comblée. C’est grâce à ma copine blogueuse et photographe Laura Sauvage, qui a grandit non loin de là, que j’ai pris le temps d’enfin me rendre dans ce joli village. Elle a voulu me faire découvrir ce lieu touristique fait de pierre et d’eau.

Bien sûr par son nom, on peut se douter que l’eau est omniprésente, à un point tel qu’un moulin hydraulique y a été construit. Un moulin pour fabriquer du papier !! Et c’est bien cela qui m’ a toujours donné envie d’y aller.

Nous avons eu la chance de pouvoir profiter de ce bel endroit, sans trop de touristes. Sinon c’est foule monstre. Les terrasses colorées et tentantes en bord de rivière encore fermées nous font de l’oeil, paisibles rêveries d’un vide serein. L’ italien, l’allemand, et les mots de Pétrarque le poète humaniste courent dans les rues et sur les murs. Tout se mélange sous le bruit de l’eau forte et fraîche des neiges fondues. Nos pas se dirigent premièrement vers le moulin de Vallis Clausa. Pour nous y rendre, une galerie abritant des artisans et des gourmandises un peu triste hors saison. Cette roue  tournant sans fin, au rythme des remous m’a fasciné. Toute l’intelligence et le savoir en cet objet ayant traversé les âges, on frôle l’infini et ça donne le tournis.

Puis nous voila face aux marteaux, aux bassins, aux grilles et tout cet univers suspendu dans le temps. Juste à observer, c’est déjà impressionnant. J’aurais aimé en savoir plus.

Le moulin mène au magasin, ou bien est ce l’inverse. La tentation est forte, les papiers se parent de fleurs, de feuilles en tous genres, de robes aux couleurs changeantes . Ils se changeront en cahier, en cartes postales, ou feuille libre comme l’air.

souvenir du moulin à papier

Puis il fallut prendre un peu de hauteur.  il était temps de découvrir LE Trou..  L’œil bleu où tout se passe, d’où tout vient. Qui a ses caprices, parfois vides, parfois plein. Nous avons été chanceuses. Il était repu de glacier . Mais par où passe le précieux liquide ? c’est là que réside le mystère. Il y a forcément un truc ! C’est la magie de la nature. A bien regarder, on peut observer des vestiges des passages d’autres rêveurs marcheurs comme nous.

La tête en prend plein les sens, pour qui aime randonner il y a des grottes à découvrir, un château perché, pour ceux aussi amateurs d’histoire peuvent se rendre au musée traitant de la deuxième guerre mondiale et faire un saut dans les époques en se rendant dans l’église médiévale de la ville et pour les amoureux des lettres vous pourrez vous réfugier au musée et à la librairie consacrés à Pétrarques. Puis finir en mangeant une glace artisanale à la figue et à la lavande.

Pour celles et ceux qui seraient tentés par la découverte de ce village provençal. Je ne peux que vous conseiller d’y aller en période creuse sous le soleil, pour profiter pleinement du lieu.