Le cri de la carotte (acte 1)

Je suis devenu végétarienne à l’âge de 13 ans. Pourquoi ? Je ne le sais plus vraiment…l’ai je su un jour ? Cela s’est fait du jour au lendemain comme une évidence. un choix de vie. Peut être était ce un tour joué par l’adolescence par provocation ou contradiction envers mes parents. En tout cas, une des plus grosses prises de position de ma vie. Cela s’est décidé de manière tellement naturelle, que j’ai encore du mal à répondre , à l’heure actuelle, à ce fameux « Et pourquoi es tu végétarienne? ». Comme je ne fais pas de prosélytisme, que je n’aime pas les débats, et tout simplement que je n’aime pas trop me justifier. Je réponds souvent « par goût et parce que je n’en ressens pas le besoin ». Quand je suis en forme, je rajoute parfois « parce que je n’approuve pas les méthodes d’élevages et d’abattage actuelles. »

 

 

Minolta DSC

A vrai dire, à l’époque je n’avais aucune connaissance de l’impact écologique et des conditions d’élevage. Une chose était claire dans mon esprit d’ado, même si je peinais à mettre des mots dessus. C’est que je ne supporte pas la suprématie humaine sur le monde animal. Qui sommes nous, pour nous croire supérieur à eux ? Eux si forts, si intuitifs. J’ai du mal avec l’anthropocentrisme, cette société qui tourne autour de son nombril humanoïde et oublie de voir les choses globalement. Pourquoi leurs vies vaudraient elles moins que la nôtre ? Alors que nous ne serions rien sans eux, sans cette nature, cette écosystème…

Mon changement alimentaire s’est quand même fait crescendo. Tout d’abord, il a fallu du temps à mon palais pour se déshabituer. Un petit temps pour lâcher le cervelas (ce nom me dégoûte maintenant) qui fut la charcuterie préférée de mon enfance, et qui avait une profonde attache affective. Liée à ce rituel du stand boucherie charcuterie sur le  marché où j’allais avec ma mère , et où le gentil vendeur m’en offrait toujours une tranche. Le foie gras aussi fut difficile à arrêter car j’en aimais vraiment le goût. Et puis il a suffit d’une visite dans une ferme de Dordogne lors d’un voyage scolaire , pour calmer mon ardeur. Puis quand j’ai appris , qu’en plus de la maltraitance , ce foie gras résultait d’une maladie liée au gavage intensif. J’ai eu encore moins de regret.  Le 2ème point qui a fait que cela s’est fait pas à pas, est mon entourage. Principalement mes parents, et aussi par rapport à mes amis et leurs invitations à des repas. J’ai donc continué à manger du poulet jusqu’à ce que j’habite seule.Pour rassurer les miens. J’avais déjà arrêté le poisson par dégoût, puis la viande. Venant d’une famille de « chasseurs cueilleurs » faisant tout eux même, ils m’ont élevé avec de bons produits, des truites de la rivières à l’assiette, des terrines faites maison (bien que je ne me revois pas en manger). Ca été un choc pour eux. Presque 20 ans après , mon père espère toujours que je revienne à un régime carné. Ayant réussi à remanger un peu de poisson en vivant en Normandie, il pense que tout est possible… Mais ce n’est pas d’actualité.

On reste avec la nourriture pour découvrir cette fois-ci les délicieuses illustrations de mode composées uniquement de fruits et de légumes signées Gretchen Röehrs.  Couleurs nature C'est dans la belle ville de San-Francisco aux Etats-Unis que cette illustratrice de mode met en images ses:

illustration : Gretchen Röehrs

Ils étaient inquiets pour ma santé. Malheureusement la suite leur a donné raison. A l’âge de 16 ans environ, au moment de me faire retirer les dents de sagesse, l’opération a été annulée. A cause d’une forte anémie qu’on venait de déceler. Ce qui rendait mon sang très fluide et aurait pu me mettre en danger , si l’opération avait été faite. Les causes: mon végétarisme et des règles abondantes. Première cure de tardiféron. Et pas la dernière. A vrai dire, lorsque j’ai arrêté de manger de la viande, j’étais une enfant et je n’avais pas conscience des différents apports des aliments. Je n’avais pas vraiment compris en quoi cela crée des carences, ni qu’être une femme compliquait la tâche. Le végétarisme était encore peu répandu, mal connu , et pas très bien vu…Et internet n’existait pas. Je n’étais donc pas dans une démarche de recherche sur le sujet pour comprendre et contre balancer l’absence de protéine animale. Il m’a fallut du temps pour connaître les astuces. Associer les agrumes aux légumineuses pour fixer le fer. Comprendre que certaines choses empêcher en revanche de l’assimiler, comme trop de théine, etc. Du temps pour découvrir la spiruline, la salade d’algues, les graines germées et autres curiosités,ou réussir à cuisiner le tofu (et ce n’est pas encore gagné) . L’alimentation étant un vaste champs de contradictions, de débat et de polémiques., il est difficile d’y retrouver ses chatons. Par exemple, je me suis longtemps basé sur l’association céréales + légumineuses pour créer des protéines végétales. Puis j’ai appris que c’était une fausse croyances. J’ai rajouté le soja à mon alimentation. Puis j’ai appris que cela avait un impact sur mes hormones et que la culture de soja toujours grandissante était un désastre écologique. J’ai eu des avis divers et variés sur le thé, oui-non , vert-noir, tralala.. Bref ! Actuellement je reste à l’affut pour apprendre de nouvelles choses dans ce domaine, mais je fais les choses à ma sauce, suivant mon instinct et mes envies.

Il y a un an et quelque, je l’avoue, j’ai…. (suite au prochain épisode).

Ca bulle à Salon

Il n’y a pas qu’à Marseille qu’on fait du savon , une autre ville de Provence est réputée pour ses manufactures de savons depuis le XIX eme siècle. C’est une ville que j’aime beaucoup, et que je souhaiterais vous faire découvrir aujourd’hui. Salon de Provence.

Dans cette ville à taille humaine, les époques se mélangent. De vieilles pierres médiévales côtoient les façades chics de la belle époque.  Des fontaines rafraîchissantes jalonnent les rues, certaines même se parent d’un manteau moussu. Non loin d’un kiosque à musique où l’on s’imagine aisément de belles dames en tournure danser , on découvre un aileron d’avion symbole de la présence de la patrouille de l’air.

Dans le centre ville piéton, l’oeil est attiré de tous côtés, régalé de lumière et de couleurs. On dirait le Sud comme dit l’autre. Puis au coin d’une rue , on croise Nostradamus, l’apothicaire, connu pour ses prédictions. Sa maison, un musée, une fresque ou une statue, il est là, bien là.

La vie y est douce et paisible. Chaque quartier, presque chaque rue racontant une histoire. L’architecture nous fait voyager. Et nous oblige à prendre le temps, le rythme méridional. Flâner dans le marché du dimanche matin, savourer de la tapenade, des olives et du pain artisanale. Chercher l’ombre dans les petites rues dans les heures chaudes de l’été. Suivre des chats curieux , pour longer le canal puis marcher sous les pins sur le chemins des bories.

Puis se mettre au frais dans une savonnerie, entendre le ronronnement mécanique et saccadé d’une machine . Entêtants parfums. Tentation dans l’objet du quotidien avec le plaisir de savoir que cela vient d’ici, juste à côté. Acheter local est parfois si facile. Plutôt Marius Fabre ou Rampal Latour , il faut choisir ! Ou pas… Se tartiner d’hile d’olive sous toutes ses formes 🙂

Le chic  Marius Fabre avenue Paul Bourret:leur site

Le plus traditionnel Rampal Latour:leur site

Lors de mon dernier passage sur Salon de Provence, je n’ai pu m’empêcher d’aller faire le plein. J’ai toujours du mal à résister face à des savons artisanaux et/ou locaux. Chez Rampal, que je préfère, sans trop savoir pourquoi. Peut être car ils proposent plus de produits bio, ou par nostalgie ayant découvert cette marque adolescente, par un shampoing déniché dans un petit magasin bio disparut depuis. Le shampoing Genevieve Patou et son odeur de chèvrefeuille, et son emballage rétro, que j’ai encore en mémoire. Même si leurs savons ne sont pas (pour certains) à 100% à l’huile d’olive. L’huile de palme qu’on peut retrouver dans leurs produits est issu d’exploitations éthiques et écologiques. Et même leurs emballages (même si on peut trouver certains savons en vrac) sont biodégradables.

Minolta DSC

Dormance Petit Chat Grain

Pour en savoir plus sur les vrais savons de Marseille:voici cet article.

 

Les adresses que j’aime à Salon :

  • l’épicerie autrement vrac :rue de l’horloge.
  • La petite cabane : rue du bourg neuf , un restau convivial qui propose des spécialités montagnarde. Vous pouvez demander une version végétarienne sans soucis.
  • La case à palabres:  rue Pontis. Un lieu protéiforme , restauration avec des produits locaux, bio et équitables, mais qui propose aussi  des conférences, des concerts, des soirées jeux etc…ainsi qu’un coin épicerie équitable.
  • La parenthèse inattendue : rue suffren. Miam les bonnes frites ! Surtout dans la cours, cela crée un petit cocon en pleine ville.