May i help you ?

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Une des choses que j’ai pu apprécier lors de mes voyages. En particulier en Angleterre. C’est lorsque les autochtones, voyant mon air hésitant le nez collé à mon guide du routard. Me proposaient naturellement s’ils pouvaient m’aider. Certains m’expliquaient, d’autres me montraient sur la carte, d’autres encore m’accompagnaient carrément sur un bout de chemin ou sa totalité.J’étais touché qu’ils prennent de leur temps pour cela. De retour en France, je me suis promis de faire perdurer cette bonne action toute simple. D’autant plus que les français se trimbalent une réputation plutôt négative, d’un point de vue humain et relationnel. Je me dis que par ce genre de petits actes nous pouvons casser une chaîne, pour en créer une autre. Sortir de sa bulle et créer du lien, même si ce n’est pas tous les jours facile. Il vaut mieux suivre son ressenti, bien sûr. Si un gars à tête de requin et à l’allure louche , en bord de route brandit et secoue ostensiblement sa carte routière, en vous faisant signe de s’arrêter…je peux comprendre -même si ça pourrait être perçu comme du délit de sale gueule, et qu’il est bon de laisser sa chance à tous- qu’on n’ait pas envie de s’arrêter l’aider. Donc, toujours faire selon son intuition et son énergie.

Etre le changement, au lieu de nous lamenter sur notre sort et celui de cette société. A nous de jouer !

Yourte et compagnie

5,4, 3, 2, 1…..avant explosion. Vite, vite fuyons ! Deux jours au vert pour s’oxygéner les neurones et reprendre pied. Sans partir trop loin, à une heure de route ,de quoi se changer les idées. Enfin se poser vraiment, souffler, couper avec les écrans et la ville. Changer d’air et de paysage à deux pas.Direction Mane dans les Alpes de Haute Provence. Convoitée depuis longtemps pour son jardin médiéval.

 

Grosse chaleur, mais verdure à perte de vue. Pour commencer,une marche autour de Mane à la recherche des cabanes pointues. (les parcours ) Pic nic au milieu des chênes. De ses ailes majestueuses un aigle caresse l’air au dessus de nos têtes. Chlorophylle et vieilles pierres. Petit tour au vide grenier du jour. Les façades anciennes sont belles, des matous balafrés surveillent le village. 

A pieds nous voila au Musée et prieuré du Salagon. Malgré des plates bandes encore vierges et des plantes timides à fleurir. Ce lieu où la flore est reine m’émerveille.

Petit détour chez la boutique et distillerie Florame pour humer des huiles essentielles de la région. Gorgée de chaleur et de soleil, je trouve refuge sous les pans de bois colorés de la yourte des Truffiers. Pour seuls voisins des chevaux, des ânes, la faune invisible mais sonore. Le ciel est empli d’étoiles, que la nuit fut sereine !

Minolta DSCMinolta DSCMinolta DSCMinolta DSCLe lendemain.Une partie de la matinée fut faite de moments enfantins, à observer la nature et à grimper aux arbres.Puis,direction le marché de Forcalquier qui a fait honneur à sa réputation de plus grand de la région ! Tout en haut, nous avons vu au loin les dômes de St Michel de l’observatoire. C’est déjà l’heure du retour…mais en un jour et demi, c’est comme si une semaine c’était écoulée. En rentrant les rues me semblèrent pleine de fureur toute touristique. Je suis vite allée dans mon chez moi, Tentant de préserver encore quelques heures les bienfaits de cette escapade.

J’ai ramené : Une carte postale représentant une planche botanique de plantes médicinales et deux sachets de graines pour mon papa du Salagon. Une huile de massage décontractante de chez Florame. (accueil adorable !) 2 bougies à la cire d’abeilles faites main achetées sur le marché de Forcalquier.

En plus : Le Salagon et ses jardins : le site du musée

La nuit dans la yourte: Les Truffiers un lieu magique, à l’esprit familiale et chaleureux, merci encore à nos hôtes de leur gentillesse.

Un restau super au hasard de la route : L’aromavin, place Marcel Pagnol à Manosque.

La transmission

L’autre jour…Premiers jours de grosse chaleur quasi estivale, le centre ville grouille de piétons, jour de carnaval, jour du festival de BD. Je n’aime pas la foule, mais les gens semblent joyeux. J’ai rendez vous. Afin d’éviter le flot de personnes, et de donner un point de repère précis pour se retrouver, je décide de me poster devant un kiosque de fleuriste. Au moins entourée de fleurs je me sentirais mieux. Me voila observatrice. Les démarches de certains, les bribes de conversation d’autres m’amusent. Des badauds photographient les roses. Un père et sa fille rentrent dans le kiosque. Je les vois arpenter devant les différents présentoirs. Et je comprends que la petite fille a droit de choisir les fleurs qu’elle veut et de composer son bouquet. Mais en sachant qu’elle ne dispose que de 5€ dans sa petite menotte. J’étais fascinée de voir l’élaboration de ce bouquet, la difficulté du choix et d’intégrer la valeur de chaque fleur. J’ai trouvé le procédé beau et intéressant. Une autonomie en douceur. Même si cette enfant était trop jeune pour avoir appris l’addition. Je pense que cela ne m’aurait pas autant touché ,si cela avait concerné un objet de pure consommation. C’est cela le plaisir d’une vie simple, des fleurs qui donnent le sourire, le cadeau de la découverte à l’enfant.

C’était comme être dans une bulle. La petite fille est repartie à la fois fière , mais quelque peu frustrée de ne pas avoir pu choisir toutes les fleurs qu’elle voulait. Serrant dans sa main une composition toute rose.

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« junior, sénior » crédit photo : Dormance tous droits réservés