En vrac

Vous connaissez la blague du belge et du cornet de frites ?

Quand quelqu’un lui demande l’heure, et qu’il renverse ses frites pour regarder sa montre. Eh bien, c’est un peu moi, lorsque je vais acheter mes aliments en vrac au magasin bio ces derniers temps. (Je pense que les vendeurs de ce magasin me maudissent). Comme je réutilise jusqu’à plus soif les sacs en papier, il arrive parfois qu’ils craquent sans prévenir. Le pire c’est la fois, où une fois servie j’ai vu des corn-flakes tomber au sol…m’étonnant « mais d’où cela peut il venir? » , je commence a retourner le sachet pour situer ce trou inattendu…et une autre grosse partie des céréales s’est échappée par la bouche du sachet….Oups ! Il fallait donc que je trouve une autre alternative. Concernant les sacs bien sûr, parce que pour mon cerveau c’est trop tard. 🙂

Grâce à la lecture des écrits de Friendly beauty , qui parlait de l’achat de sacs réutilisables en tissus achetés sur etsy et aux conseils de récupération de chutes de tissus de Physalis. J’ai décidé de coudre des sacs à coulisses pour remplacer mes sachets papier. Voici les 1ers protoypes :

sac a vrac Dormance Petit chat GrainVoici le tutoriel sur lequel je me suis basé : ici

Me voila paré !

En plus les liens vers ces deux blogs sympathiques Friendly Beauty                                                                                 /Physalis couture

La transmission

L’autre jour…Premiers jours de grosse chaleur quasi estivale, le centre ville grouille de piétons, jour de carnaval, jour du festival de BD. Je n’aime pas la foule, mais les gens semblent joyeux. J’ai rendez vous. Afin d’éviter le flot de personnes, et de donner un point de repère précis pour se retrouver, je décide de me poster devant un kiosque de fleuriste. Au moins entourée de fleurs je me sentirais mieux. Me voila observatrice. Les démarches de certains, les bribes de conversation d’autres m’amusent. Des badauds photographient les roses. Un père et sa fille rentrent dans le kiosque. Je les vois arpenter devant les différents présentoirs. Et je comprends que la petite fille a droit de choisir les fleurs qu’elle veut et de composer son bouquet. Mais en sachant qu’elle ne dispose que de 5€ dans sa petite menotte. J’étais fascinée de voir l’élaboration de ce bouquet, la difficulté du choix et d’intégrer la valeur de chaque fleur. J’ai trouvé le procédé beau et intéressant. Une autonomie en douceur. Même si cette enfant était trop jeune pour avoir appris l’addition. Je pense que cela ne m’aurait pas autant touché ,si cela avait concerné un objet de pure consommation. C’est cela le plaisir d’une vie simple, des fleurs qui donnent le sourire, le cadeau de la découverte à l’enfant.

C’était comme être dans une bulle. La petite fille est repartie à la fois fière , mais quelque peu frustrée de ne pas avoir pu choisir toutes les fleurs qu’elle voulait. Serrant dans sa main une composition toute rose.

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« junior, sénior » crédit photo : Dormance tous droits réservés

La reine des lectrices

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Un roman « so british » avec l’humour qui va avec. La reine d’Angleterre délaisse ses fonctions pour une passion subite pour la lecture. La rigidité de l’éducation britannique s’efface, le nez collé à un bouquin. La reine se laisse emporter par ce plaisir d’ouverture au monde littéraire et en oublie toutes ses obligations et surtout le protocole. Son entourage n’y comprend rien et n’accepte pas son changement. Va commencer alors une bataille discrète pour la faire revenir sur le droit chemin. Même si grâce aux livres, elle devient plus humaine et plus accessible. Entant que français, la royauté est un monde à part. Ce livre nous permet déjà d’aborder l’univers et les conventions liés à la couronne. Mais aussi, le monde vu par sa Majesté (quelque peu hors du temps), son rapport aux autres et ce que va lui apporter la lecture, c’est là tout le comique de la situation. Le décalage entre la reine et ses sujets, nous fait penser que derrière ces situations rocambolesques, l’auteur critique gentillement cette royauté parfois considérée comme poussiéreuse. Plongés outre manche dans une société anachronique et pourtant si réelle, on se sent posté telle une petite souris curieuse, buvant une tasse de thé, of course ! Un très bon moment.