Découvertes et petits bonheurs II

Ce mois d’août j’ai eu 2 semaines de vacances. Période idéale pour vivre des petits rêves ou des petits défis , se reposer aussi…mais en 15 jours j’ai plutôt fait le choix de partir me changer les idées.

Durant ces quelques jours j’ai vécu pleins de petits bonheurs ; entre autres :

  •  Dans les Pyrénées , atteignant un col pour profiter d’un beau panorama. Nous avons découvert tout un tas de vaches avec leurs veaux -ados en plein milieu de la route ! C’était une vision incroyable , j’ai adoré cette sensation d’être clairement sur leur territoire. Nous étions chez elles et pas le contraire ,obligés de zigzaguer avec les voitures pour passer , car elles ne bougeaient pas d’un iota. Elles n’étaient pas du tout sauvages, j’en ai profité avec prudence (sacrées cornes pointues !) pour caresser le museau de l’une d’entre elles. J’étais comme une gosse.
  • En Normandie. J’ai réalisé un rêve et un défi en même temps. Je suis partie randonner seule, ce que j’ai déjà fait, mais c’est toujours l’aventure. Pour atteindre un village de la Manche que j’aime beaucoup : Regnéville sur mer. C’est le lieu où j’allais lorsque j’avais un coup de grisou, la vue sur le havre m’apaisait. Et en plus il y a un super magasin de tissus là bas 😉 J’ai toujours lorgné sur le petit camping communal qui donne en plein sur le havre. Je me répétais, « un jour j’irais camper ici ! » Et c’est chose faite ! Et le défi fût de camper seule. Coup double ! Je n’ai pas très bien dormi, mauvais matelas et bruits de voiture. Mais quelle joie de voir le soleil se coucher sur la pointe d’Agon en face, et de me lever là , allant payer mon emplacement en pyjama , boire un thé en face des bateaux par marée basse tout en écrivant des cartes postales.
  • A Regnéville, il y a deux galeries d’art. J’y ai découvert le travail d’un jeune photographe normand , qui magnifie la région par ses clichés en noir et blanc Nicolas Evariste . J’ai pu donc ramener avec moi un peu de paysage manchois.
IMG_20160812_194528
  • J’ai été ravie de découvrir également partout sur mon parcours, un grand nombre d’initiatives sympathiques. Et en particulier, des livres voyageurs ou des bibliothèques en libre service basées sur la confiance des lecteurs.
IMG_20160811_155447
  • Et j’ai fini mes vacances en réalisant un dernier rêve , rentrer dans le salon de thé-restaurant Le train bleu dans la gare de Lyon. Un lieu crée en 1900 , remplis de dorures et de peintures. J’y ai pris un thé gourmand, un petit plaisir à 13 euros et quelque ,soit. Mais depuis le temps que je n’osais pas y rentrer, pensant que ce n’était « pas pour moi ». Ce prix ne valait plus rien face à l’émerveillement du temps passé enfin, dans cet endroit mythique.
IMG_20160813_161447

En revenant dans le Sud (reprise du travail oblige), d’autres petits bonheurs m’attendaient.

  • J’ai eu le grand plaisir de faire une séance photo avec May Lune une photographe / blogueuse que j’ai rencontré grâce aux apéro- blogs organisés sur Aix en Provence . ( Voici son blog et son nouveau projet autour des cosmétiques bio en collaboration avec sa maman) . Une belle expérience.
Crédit photo : May Lune Photography
  • Ma copine Lady Stardust m’a donné des grains de kéfir. Ces grains permettent de faire une boisson pétillante lacto-fermentée , qui par ses vertus probiotiques améliore la flore intestinale, aide la circulation sanguine,renforce le système immunitaire etc etc . Un produit magique visiblement. Qu’il faut nourrir avec des fruits secs, du sucre et du citron. Cela a un gout particulier avec une très légère amertume, c’est très rafraîchissant.
Minolta DSC
  • Durant cet été , j’ai joué la touriste dans ma propre ville et ma propre région. Ce qui est toujours formidable, car la beauté est partout. Nul besoin de partir à perpette les olivettes. J’ai aussi testé de nouveaux restaurants. Qui proposent tous des plats, végétariens et/ou sans gluten, bio , de saison et locaux.

à Aix en Provence : Le bonnie day rue Emeric David .Qui propose plutôt de la restauration rapide, mais saine ; des salades et des woks à composer soi même, avec des desserts sans gluten  leur site

Le caméléon rue Maréchal Joffre .Un lieu atypique qui propose de la restauration délicieuse, mais aussi des vins bio, et des activités dans leur local modulable Yoga, tricot, débats….  leur site

à Salon de Provence : Marion’s cup cake rue Moulin d’Isnard; Qui comme son nom l’indique propose des cup cake aussi beaux que bons, mais aussi des repas du midi avec toujours une alternative sans gluten.  leur site

Clapham cours Victor Hugo . Une cuisine moderne et goûteuse, hamburger, falafel, jus frais à l’extracteur, salades et desserts parfois vegan et sans gluten. Un vrai régal. leur site  (vous verrez cette belle fontaine au fond de leur restaurant)

IMG_20160819_133137
  • Et pour finir avec ces petits bonheurs, une belle surprise de la part de Marion du blog Ne le dis à personne . Qui pour me remercier de l’avoir motivé à se mettre à  la couture, m’a offert un petit pochon à coulisse et un sachet de lavande. Cela m’a beaucoup touché, comme je le dis toujours les cadeaux faits avec le coeur et de ses mains, les petites attentions sont toujours les plus belles. Peu m’importe les rolex en or….
Minolta DSC
par Marion Ne le dis à personne

Je suis tellement à l’affût de ces petites joies du quotidien, que j’aurais pu encore vous en citer quelques une. J’espère que vous aussi, votre esprit se focalise sur les points positifs de chaque jour. Et que vos journées sont illuminées de dizaine de petits bonheurs et de découvertes.

Quels sont vos derniers petits bonheurs ? Avez vous réalisé des rêves ou des défis ? Avez vous des belles découvertes à me partager ?

L’exception Marco Polo

Etre ou ne pas être locavore telle est la question. Décroissance, minimalisme, zéro déchet, autant d’exigences que l’on se fixe pour le bien être de notre corps , d’une économie plus juste et de notre planète. Mais savoir souffler et prendre du recul par rapport à cette pression de super héro de l’environnement semble parfois nécessaire…

A vrai dire j’écris cet article autant pour vous que pour moi, pour ne pas oublier que nous ne sommes pas parfaits (et qu’il n’y a pas d’intérêt à l’être) et qu’il est bon déjà de se féliciter pour ce que nous réalisons  dans notre quotidien. Bien sûr nous pouvons faire mieux, toujours mieux. Mais il serait bien de se rappeler que toute la responsabilité du respect de la nature et d’un mieux vivre, ne pèse pas seulement sur nos frêles épaules individuelles.Locavore = manger et consommer local:

 

Manger local, et de saison ;  et faire constamment attention à notre manière de consommer, peut être clairement une source de frustration. Surtout au commencement. Cette frustration avec le temps,  se change souvent  en acceptation : on se dit alors que les avocats du Pérou ne nous manquent pas tant que cela, qu’on peut bien vivre sans bananes. Que notre vie ne s’en porte pas plus mal.

Le fait d’être locavore me laisse imaginer avec amusement que je porte un gros tutu de 150 km de rayon. Tout se qui se situe dans ce tutu , je peux l’acheter. Ce qui me rend enthousiaste dès que je visite une nouvelle région. C’est comme une chasse aux trésors.  De nouvelles découvertes s’offrent à moi.  Je ne suis pas de ces extrémistes du local, qui réprouvent même les conserves préférant le frais. Si cela leur chante de manger des pommes tout l’hiver (et encore ! …cela est selon la région) grand bien leur fasse.  Mais il faut être réaliste, selon votre lieu d’habitation, les choix et la diversités des fruits et légumes peuvent vite se réduire comme peau de chagrin. Même si de plus en plus d’initiatives se créent en plus des AMAP, de marchés de producteurs, la ruche qui dit oui. Vous pouvez maintenant vous faire livrer directement chez vous ou sur votre lieu de travail des paniers bio et/ou locaux ( Cababio, Harlem Bio, localizzz…), ou même aller à un drive paysan !  (on n’arrête pas le « progrès » )   J’ai lu l’expérience de Marie qui à changé du tout à tout son mode de consommation pendant 66 jours, sur…Paris !  Elle a découvert au fur à mesure tout un nouveau réseau insoupçonné, mais s’est aussi rendue compte que durant l’hiver à part des pommes et des coings, rien d’autres ne poussait en Ile de France.

Manger local, bio et vegan en PACA : réalité ou utopie ? | Vegan Freestyle:

Dans le locavorisme il existe un joker, que l’on appelle « l’exception Marco Polo » qui concerne principalement le thé, le chocolat, les épices ou le café. Que nous ne pouvons pas trouver dans notre Pays. Personnellement, je me mets tellement la pression sur mon mode de vie, que je suis en train de lâcher un peu de leste. En plus, à force de lire des témoignages de végétaliens ou de crudivores qui vous expliquent que manger uniquement des fruits et légumes même venant de loin comme des ananas, des patates douces, avocats etc etc . Serait toujours moins polluant que d’être carnivore à vélo. On en perdrait ses chatons latinistes ! En tout cas moi, ça me perturbe.

Quand j’habitais en Normandie, je faisais plus attention encore à mes achats que maintenant. Heureusement, il y avait des fraises locales ! Mais finis les fruits à chairs jaunes, les abricots gorgés de soleil, les pêches sucrées et autres délices d’été dont je me régalais en Provence. Le prix de ces fruits m’aidait à ne pas trop regretter… En revanche, impossible de me passer d’huile d’olives ! ah ça non !

Etre #locavore, c'est aussi encourager la vie économique locale et favoriser les circuits courts #200km:

source: Pinterest

Peut être est ce l’âge, l’ organisation de mon quotidien, ou le fait que l’exigence que je me suis moi même imposée me lourde en ce moment, bref …actuellement j’ai parfois du mal à ne pas suivre mes envies culinaires et restreindre mes achats à un périmètre départemental voire régional. Donc je suis locavore à ma sauce, dur dur de ne pas culpabiliser, mais un petit plaisir face à une grande frustration passagère me permet de trouver doucement un équilibre. Souvent pour mes jus du matin, j’ai acheté des bananes . Mais face à ça j’ai diminué ma consommation de thé , je bois plus des tisanes de plantes du jardin de mes parents. Je crée mes propres règles , mes propres exceptions Marco Polo. En agrandissant mes achats locaux aux artisans et créateurs. Ce qui pour moi va de paire avec cette alimentation et permet de voir d’une manière globale notre consommation. Et je me dis que si je change de région, je continuerai à faire de mon mieux, tout  en m’offrant des petits écarts. J’ai la chance pour le moment de vivre dans le Sud de la France, avec une palette agricole très large ; et j’en profite au maximum. Félicitons nous déjà de ce que nous réalisons pas après pas. Une petite pierre à l’édifice qui à tout de même le don d’exister, tout en tentant de semer des graines dans l’esprit de personnes que nous croisons ou que nous côtoyons.

Et vous, achetez vous local ? Vous octroyez vous des écarts Marco Polo ?

Petit bonus : si vous ne connaissez pas bien les fruits et légumes de saison , allez découvrir le chouette travail de Claire-Sophie Au Pissenlit et son très chouette calendrier perpétuel de saison.

Et si vous voulez revoir ou découvrir  les épisodes de l’émission » 200km à la ronde » où cinq familles se sont prêtées au jeu de manger 100% local c’est par là .(malheureusement le lien n’existe plus)