la main verte

Je ne sais pas si vous croyez aux malédictions. Mais moi, je vais finir par y croire. La vie étant pleine de paradoxes, il s’avère que j’adore la nature, mais que je suis incapable de garder en vie ne serait ce qu’une plante grasse…

Au départ, je pensais que c’était dû au manque de luminosité de mon appartement normand, doublé des attaques intempestives de mon chat. Croyant m’aider peut être en les déterrant…Actuellement dans un studio lumineux, profitant des rayons méridionaux , j’espérais être dans de meilleurs conditions pour enfin m’entourer d’une petite jungle ! Que nenni !

A peine installée je me lance à la recherche de plantes de compagnie. J’en trouve sur leboncoin, d’un jeune couple qui déménage. 5 plantes pour 10 € youhou ! La jeune femme y a l’air très attaché, mais ne peut les emporter. Elle me dit être contente de les laisser à quelqu’un qui va en prendre soin…si elle savait. Si par le plus pur des hasards, tu lis cet article un jour, je te prie de m’excuser (car j’ai failli à ma tâche) . Un an après il ne reste plus que 2 plantes sur 5, un potos prolifique qui grandit et résiste fièrement, ainsi qu’une sanseveria aussi appelée langue de belle mère ( c’est celle que j’aimais le moins dans le lot à vrai dire, mais qui perdure). Je ne sais pas comment je me débrouille, pas assez d’eau ou trop, cela se solde à chaque fois par un échec cuisant !  Je crains de ne pas être assez attentive à leur égard. Peut être devrais je leur donner un petit nom, et leur parler. Enfin si ; j’ai tenté de leur parler, je les ai supplié de ne pas mourir , mais elles ne m’écoutent pas !Le pire étant ce schlumbegera qui « m’a » fait une fleur et est morte juste après. Le bouche à bouche et la position latérale de sécurité n’y ont rien fait. Je me suis sentie si peu reconnaissante. On est loin de mère nature.

Ne me décourageant pas, pour mon anniversaire, qui coïncide presque avec l’arrivée du printemps, mon envie de verdure a explosé. J’ai donc demandé des plantes comme cadeau. Me voici avec mon gang (fougère, rosier,petit caféier,ficus bonsaï et une composition de joubarbes) :

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Je fais ma maline. Mais certaines plantes présentes sur cette photos ne sont déjà plus (quand je vous dis que je suis maudite !) .Le caféier a dépérit en 1 mois. Le rosier perdant dangereusement ses feuilles, je l’ai  sauvé in extremis, en le plantant dans le jardin de mes parents (mes recherches ont confirmé,que les rosiers d’appartement sont une hérésie). Les joubarbes sont en train de tourner de l’œil. Le ficus perd ses feuilles, mais en refait donc je reste optimiste. Le plant de menthe que j’avais récupéré chez mes parents, n’a pas supporté la chaleur de mon studio.

Je suis partie à la recherche de plantes  robustes. Je me suis acheté une crassula qui se plait bien (et une victoire, une !). Dans ma lancée j’ai acheté la plus mignonne des plantes grasses que j’ai vu, demandant conseil à la fleuriste, mais voila :

ô rage ô désespoir !
ô rage ô désespoir !

La lâcheuse ! Dernière tentative, je me suis rendue chez un autre fleuriste d’Aix en Provence. Une mine d’or (ou plutôt verte) de plantes grasses, et autres beautés. Je lui ai donné tous les détails, raconté mes déboires, précisant bien que je suis une calamité horticole. Voici mes nouvelles copines (ceux et celles qui me suivent  sur facebook, les ont déjà vu), croisons les doigts pour qu’elles durent:

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A côté de ça j’ai des plantes autonomes, qui me font la surprise de pousser . L’année dernière une racine de gingembre que j’avais mise dans ma jardinière et oubliée. Et cette année, des pépins de citrons que j’ai planté pour tester. Mais impatiente de ne voir rien sortir, j’avais rajouté dans le pot des noyaux d’avocats. Voici ce qui à pointer le bout de sa feuille il y a peu.

petit citron
petit citron
petits citrons
petits citrons
Mister ginger
Mister Ginger

Je suis preneuse pour tous types de conseils, grigris, incantations de jardiniers vodoo ! 😉

Conserves, confitures et autarcie

Avec ces beaux jours qui arrivent, apportant leur lot de fruits et légumes aux multiples couleurs, je n’ai qu’une seule envie…les enfermer pour les garder  avec moi en prévision des heures grises ! Ca fait un peu machiavélique dit comme ça. Gniark gniark gniark mes préciiiieux !bocaux

Mais j’ai eu la chance d’avoir été élevé dans un esprit du faire soi même. Avant qu’il ait son propre grand potager; mon père nous emmenait déjà crapahuter dans les bois pour ramasser des fraises des bois,des mûres, des champignons et autres délices de la nature. Certains étaient consommés tout de suite. Les autres transformés afin d’être conservés. Il est de cette génération où il faut avoir à l’avance et en réserve.  Plus je vieillis, plus je me rapproche de ce mode de fonctionnement. La 1ère chose que j’ai faite une fois indépendante et installée fut de faire des confitures (même si je n’en suis pas grande consommatrice) et de tenter de faire des pickles, et même de la crème de marron ! Mon envie de manger sainement, et en respectant la planète et son rythme, me font d’autant plus connecter avec cette manière de vivre. Il faut le temps ! me diriez vous. Et là je ne peux le renier. Faire ses petits plats, ses gâteaux, sa pâte à tarte soi même est tout à fait jouable avec une vie de travailleur, le tout est d’avoir le goût de la cuisine. Pour ma part, c’est une activité qui (pour la plupart du temps) me détend. Mais pour ce qui est des conserves, il est vrai que cela peut prendre quelques heures. On lance la radio, ou un bon disque et hop ! on épluche, on coupe, on cuit, on stérilise ! Quel plaisir de les ressortir l’hiver venu, pour changer des pommes et des choux. (d’ailleurs, ça me fait penser, qu’ il faudrait que j’essaye de stériliser de la compote de pommes) . On sait ce qu’on mange, pas de risque de tomber sur des légumes dits natures, avec de la viande cachée dedans !

Comment faire quand on a pas de potager ? = Adopter un agriculteur ! Non, plus sérieusement. Certains magasins proposent des fruits et légumes à prix cassés lorsqu’ils commencent à faire une drôle de tête ou quand ils ont une forme bizarroïde. L’astuce est déjà connue, mais rappelons la ,faire la fin des marchés soit pour profiter des ristournes de dernières minutes, soit pour glaner les invendus abandonnés. Certaines personnes qui n’ont plus la force ou pas le temps de ramasser les fruits de leurs jardins cherchent parfois des « partenariats » . Un échange de service entre ramassage et partage de la récolte. Malheureusement en France , je n’ai pas eu vent de réseau mis en place pour cela. A nous de créer du lien. (modif 15/08/2015) Dans le magazine Kaizen n°21 un encart nous donne des sites pour troquer sa récolte ou donner son surplus : http://www.les-ptits-fruits-solidaires.com; http://www.lesfruitsduvoisin.org; nos-jardins.fr; troc-legumes.fr. Enfin, j’ai même déjà vu sur leboncoin, des personnes qui proposaient le surplus de leur récolte. (cette liste n’est pas exhaustive)

A t on besoin d’un stérilisateur ? = Non. L’été dernier j’ai mis de la ratatouille en bocaux. Cela se fait comme pour une confiture. Les bocaux doivent être propres et stérilisés, soit en étant mis dans de l’eau bouillante, soit passés au four. L’action même de mettre la confiture ou la ratatouille par exemple en fin de cuisson dans le bocal chaud, permet déjà la conservation. J’avais vu le grand Jamie Oliver faire de la sorte. Mais l’an passé, j’ai voulu être sûre, j’ai posé mes bocaux pleins et fermés après cette opération, dans une grande marmite d’eau bouillante. Quelques mois plus tard, certains pots avaient tournés…je ne sais pas où est le couac.

Comme vous pouvez le voir, le processus est simple. Bien sûr, si vous avez un grand congélateur (contrairement à moi), vous pouvez y mettre vos plats estivaux. Faisant au plus simple.Même si je trouve une certaine esthétique à voir ces bocaux colorés. Et oui les bocaux   (Et donc mon article ne vous sert à rien, youpi, merci , bonne année ! 😉  ) Le tout garanti sans conservateur, E quelque chose et autres produits étranges. Allez zou ! Aux fourneaux !

les bocaux de mon papa

les bocaux de mon papa

Mes bocaux !

Mes bocaux !