Les épisto-liés

Dans ma boîte aux lettres. Super ! Encore une  publicité pour une nouvelle pizzeria, aux photos qui semblent quelque peu  mensongères ! Un bon d’achat pour de la lingerie. Pis c’est tout ! Et encore c’est un jour faste…Parce qu’à l’heure actuelle , on ne peut même plus se plaindre de ne recevoir que des factures, étant donné que tout est virtuel.

Partant de ce constat, étant une amoureuse de papeterie (dire qu’en Angleterre, il existe des magasins spécialisés dans les cartes postales !) et  ayant besoin d’illuminer mes journées d’hiver. En novembre dernier pour un temps, je n’ai plus voulu  essuyer de déceptions régulière en ouvrant ma boîte aux lettres et son vide intergalactique. J’ai donc décidé de lancer un concours de cartes postales auprès de mes amis, même si de base je n’aime pas l’esprit de compétition. Mais c’était le seul moyen (croyais-je) pour les inciter à le faire. J’ai donc lancé l’idée sur les réseaux sociaux. Loin de moi l’idée de relancer les systèmes de chaîne de courrier entre inconnus qui circulaient quand j’étais enfant. J’ignore pourquoi mais à l’époque je ne trouvais pas du tout l’idée amusante, ça m’angoissait même un peu. Bref.

Voici le texte de présentation : « Ready, steady, go ! Le concours « les Episto-liés » est lancé, il prendra fin le 30 novembre grand max. Oui les régles sont floues, mais nous sommes tous flous , ici ! (il faut laisser le temps aux lettres venant de l’étranger d’arriver) . De l’esthétisme, , du kitsh, de l’originalité, de l’humour, dans tout les cas amusez vous bien ! Et une petite bafouille au dos de la carte est un plus, si vous n’êtes pas inspirés, j’accepte vos citations préférées et autres blagues. N’oubliez pas de me laisser votre adresse, de quelque manière que ce soit ! Je ne dévoilerais les cartes que quand elles seront toutes arrivées.Merci déjà, pour jouer le jeu, ça fait bien plaisir té ! »

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Plusieurs personnes ont été enjouées à l’idée de participer, même si elles ne savaient pas ce qu’elles allaient gagner. A coté de ça. Il faut dire, que je suis la reine pour mettre à l’épreuve mon petit cœur tout mou…car bien sûr , la plus part n’avaient pas vu la date limite. Donc tous les jours pleine d’espoir , je pensais découvrir une , voire plusieurs, cartes derrière la porte. Nenni. Et puis finalement certains n’ont pas participé du tout. Mais je ne leur jette pas la pierre. J’avais juste placé trop d’attentes dans ce jeu, et l’attente c’est pas bon, pas bon. Ce petit temps de frustration personnelle  réglé , ce concours m’a apporté le contentement que j’espérais. De la surprise, des sourires. Je n’ai pas résisté au fait de publier aux yeux de tous les cartes reçues; comme je ne savais pas quand cela prendrait réellement fin. Et puis, je ne sais pas tenir les secrets ! J’ai eu droit a des cartes faites mains, a des joueurs coquins qui ont tenté de me soudoyer en m’envoyant 4 cartes ! Une carte de voyage, une carte « où est Charlie » (trop chouette, je ne savais même pas que ça existait). J’ai répondu à chaque personne avec une carte que j’avais crée, et un petit lot de remerciement. (j’avais trouvé des petits magnets pingouins tout mignons). Malheureusement deux très belles cartes sont arrivées quand j’avais décidé de clôturer le concours et que le 1er prix avait été décerné. En voici quelques unes :

les différentes cartes reçues !

Le premier prix reçut une belle coiffe d’indien ! N’est ce pas le meilleur de cadeau ?  🙂 Et voici la carte gagnante qui fait référence à plusieurs choses que j’aime, faite mains , créative et tout et tout  :

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Au final, même si le lancement de ce concours m’a donné quelques contrariétés (toute seule comme une grande) . Je suis contente d’avoir mis en place ce petit jeu. Je renouvellerais peut être l’expérience, cette fois avec sûrement un thème ou des règles plus strictes.

« La carte postale, le numéro 1 du sourire en boîte! »

May i help you ?

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Une des choses que j’ai pu apprécier lors de mes voyages. En particulier en Angleterre. C’est lorsque les autochtones, voyant mon air hésitant le nez collé à mon guide du routard. Me proposaient naturellement s’ils pouvaient m’aider. Certains m’expliquaient, d’autres me montraient sur la carte, d’autres encore m’accompagnaient carrément sur un bout de chemin ou sa totalité.J’étais touché qu’ils prennent de leur temps pour cela. De retour en France, je me suis promis de faire perdurer cette bonne action toute simple. D’autant plus que les français se trimbalent une réputation plutôt négative, d’un point de vue humain et relationnel. Je me dis que par ce genre de petits actes nous pouvons casser une chaîne, pour en créer une autre. Sortir de sa bulle et créer du lien, même si ce n’est pas tous les jours facile. Il vaut mieux suivre son ressenti, bien sûr. Si un gars à tête de requin et à l’allure louche , en bord de route brandit et secoue ostensiblement sa carte routière, en vous faisant signe de s’arrêter…je peux comprendre -même si ça pourrait être perçu comme du délit de sale gueule, et qu’il est bon de laisser sa chance à tous- qu’on n’ait pas envie de s’arrêter l’aider. Donc, toujours faire selon son intuition et son énergie.

Etre le changement, au lieu de nous lamenter sur notre sort et celui de cette société. A nous de jouer !

Seconde main

Ce n’est que depuis peu (environ 5 ans) que j’achète principalement des vêtements et des objets d’occasion.J’avais une impression étrange quant à utiliser un objet ayant déjà servi. Comme s’il portait son passé, voire même des souvenirs. Puis j’ai d’abord eu une réflexion liée à mes idéaux :acheter d’occasion joue un rôle écologique. Ensuite d’un point de vue économique, cela peut s’avérer plus intéressant. Sauf si bien sûr, on achète du vintage côté. Enfin cela crée du lien, si l’on passe par exemple par des vides greniers, des sites entre particuliers (voire même des trocs ). Me restait à oser faire le pas, d’investir dans des vêtements de seconde main. Le déclic s’est crée grâce à certaines de mes amies, fan de ce genre d’achat. Je n’avais jamais osé rentrer dans un secours populaire ou une boutique de la croix rouge.Pensant bêtement que cela s’adressait seulement aux personnes déshéritées. Cela encore me mettait mal à l’aise. Mais  j’ai appris que cela était ouvert a tous, et qu’en plus les ventes permettaient de verser des salaires à des personnes en réinsertion. Ces barrières tombant l’une après l’autre, et mon amour du style rétro augmentant petit à petit. Je me suis mise à fureter et chercher les perles dans ces lieux nouveaux pour moi. L’idée n’étant pas -même si c’est difficile- d’acheter sans soif, même si ce n’est pas cher. Sinon ma logique de ralentir ma consommation perdrait de son sens. Actuellement mes achats neufs deviennent vraiment rares, à part bien sûr pour les sous vêtements et les chaussures. J’essaye de n’acheter que quand j’ai un vrai vrai coup de coeur ( ce qui inclut parfois un temps de réflexion) et/ou  alors quand c’est une matière ou une forme trop compliquée à travailler pour la couturière débutante que je suis.

Robe d'occasion Les choses simples

robe d’occasion

Voici quelques adresses aixoises :

Avec l’augmentation des importations de produits textiles, fabriqués en Asie pour pas cher. La consommation de vêtements est montée en flèche,  ainsi que la production de déchets qui va avec. Ce sont près de 700 000 tonnes de textiles: habillement, linge de maison et chaussures, qui sont mises au rebut chaque année en France. Sans parler de l’impact écologique de leur fabrication, les quantités d’eau utilisées (et polluées), la toxicité de certaines teintures, leur transport et les conditions de travail des petites mains. Choisir sa manière de s’habiller peut être un acte vraiment militant.