Un rêve par an

Nous avons tous déjà fait des listes du genre « Ce que je rêve de faire dans ma vie », « Ce que je souhaite faire avant mes 25 ans, mes 30 ans etc… » . Qui peut aller de se remettre à la danse, faire le chemin de St Jaques de Compostelle, dormir dans une bulle à rencontrer Johnny.

La liste s’étoffe, change, évolue mais bien souvent elle reste  sagement sur le coin du bureau. Et puis, le travail, la santé, la famille font qu’il devient parfois compliqué de mettre en place ses envies profondes. Ou en tout cas, cela nous semble compliqué. Car « nous n’avons que les limites que nous nous fixons » comme le dit Mme Pouzieux 75 ans et des brouettes qui crée des galons pour Chanel depuis des décennies. Et qui avant les défilés, en plus de s’occuper de sa ferme,  passe tant d’heures sur son métier à tisser; que durant ces périodes elle ne dort que 2h par nuit et reste pourtant bon pied bon oeil. Bref je m’égare.

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Je vous ai parlé de se mettre des petits défis quotidiens ici. Là il est plutôt question de vivre ce qui nous tient à coeur. J’avais déjà un peu enclenché le mécanisme il y a quelques années, mais j’étais encore pleine de freins. Et après une petite traversée du désert, j’ai décidé d’oser. Faire ce qu’il y avait sur la liste depuis des années. Pour remettre le pied à l’étrier et arrêter de cogiter. J’ai repris les cours de théâtre. Puis j’ai enfin poussé la porte vitrée du cours de flamenco, devant laquelle je restait souvent avec admiration pendant plusieurs minutes.  Et 2 rêves accomplis !  L’engrenage était lancé. En 2014, j’ai réalisé un de mes souhaits les plus importants. , j’ai commencé les cours de couture. Mais ce fut un réel effort. Pourquoi est ce si compliqué parfois de se faire plaisir, de se lancer pour prendre des moments pour soi ? J’ai tourné autour de l’atelier rebroussant souvent chemin, puis tard dans l’année j’ai passé le pas. Et quelle joie ! C’était en fait une évidence. Cette même année, je suis retournée en Angleterre, et en plus j’y suis allée seule (je vous en reparlerai). J’ai visité le Centre National du Costume de Scène. Et on coche: 4 objectifs de plus enfin atteints ! Ce fut une année fructueuse. Tout ça contribue au fait que je me sente mieux dans mes baskets  doc martens actuellement.

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C’est grâce à ce genre d’événements qu’on prend conscience de l’importance de s’écouter, de se fixer des objectifs, de vivre ses rêves plus ou moins grands. Dépasser ses limites pas à pas. Toujours avancer pour pouvoir vieillir sans regrets. Eviter de passer à côté de l’essentiel.Car même ce qui peut paraître insignifiant, apporte sa pierre à l’édifice. Nous construit. Pour faire de nous ce que nous voulons vraiment. Comment passer une nuit sous une yourte pourrait nous aider à être nous même pleinement, me direz vous ? Car tout vient à point… c’est une étape dans le bien être personnel et apprendre à en profiter est déjà incroyable. Se laisser nourrir de tout ça pour se sentir complet.

Et vous, que retrouve t on sur votre liste de souhaits à réaliser ? En avez vous concrétisé certains ?

Be happy !

Bein alors ! un ptit coup de mou Roberte ! ?

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Voici quelques pensées positives, phrases en tous genres, et autres conseils que j’ai pu glaner ça et là (livres et internet) pour voir la vie plus rose.  Même si d’un point de vue stylistique , cette couleur est tout à fait discutable 😉 Ce qui est fou, c’est que quand on lit ce genre de choses, on se dit « eh oui, c’est tout simple en fait ».Ca paraît même un peu bateau. -En tout cas , c’est ce que je me dis-.  Mais visiblement ,même pour ces préceptes logiques, et basiques, les piqûres  de rappel sont utiles et bénéfiques. Ah non !!! pas les piqûres!! Pas d’inquiétude. Comme disait Jacques Prévert « Soyons heureux, au moins pour montrer l’exemple ».

L’optimisme

  •  Eviter de penser que les malheurs durent longtemps.
  • Prendre une défaite pour un revers provisoire qui ne dépasse pas la situation.
  • Ne pas attribuer la responsabilité d’un problème à soi même, aux autres ou à la malchance, mais en faire un défi à relever.
  • Prendre conscience que l’on peut intervenir sur les choses.
  • Considérer que chaque expérience est source d’apprentissage.
  • Observer vos erreurs, non comme des échecs mais comme un moyen de progresser.
  • Ne prenez pas forcément les critiques des autres comme argent comptant.
  • Apprenez à vous traiter avec bienveillance.
  • Réjouissez vous quotidiennement de chaque petite réussite. C’est un carburant formidable qui donne le courage de passer à l’action.

Conseils pour développer sa confiance en soi (Ne plus craquer au boulot Doc Dominique Servant)

  • Donnez vous chaque jour des petits défis à réaliser: c’est en accumulant des expériences positives que vous gagnerez de la confiance, ainsi vous pourrez vous baser sur votre expérience pour appréhender de nouvelles situations.
  • Evaluez la réussite de ces défis: Si le résultat est positif, fixez vous de nouvelles épreuves qui vous aideront à vaincre vos peurs. La multiplicité des expériences augmente notre capacité d’adaptation à de nouvelles situations. Si le résultat est négatif, analysez ce qui vous a fait échouer. C’est en comprenant ses erreurs qu’on peut les corriger
  • Soyez indulgent avec vous même : Lorsque vous commettez des erreurs; éliminez  les autocritiques improductives ou trop négatives.
  • Développez vous atouts: si on fait appel à des qualités que vous mettez peu en avant habituellement, trouvez en vous les parties jusqu’alors cachées ou inhibées. Revalorisez les pour mieux les affirmer.
  • Variez vous expériences: cependant ne vous lancez pas directement dans des situations trop difficiles qui vous mettraient véritablement en situation d’échec.
  • Evitez de vous mettre en danger: choisissez des expériences pour lesquelles le risque d’échouer est tolérable pour ne pas affecter votre estime.
  • Progressez dans votre estime: graduez la difficulté de vos expériences et concentrez vous sur vos points forts et vos réussites pour aborder de nouvelles situations.
ah ba voila !  ça va mieux.

ah ba voila ! ça va mieux.

Et en clin d’oeil au titre de cet article,car je dois vous avouer que j’aime beaucoup le cinéma britannique. Je vous conseille donc de voir le film Be Happy de Mick Leigh, une bonne bouffée de légèreté.

Merci à Maeva pour les photos.

Lève toi et marche

Il est intéressant d’observer le rapport que la plupart des gens ont avec le fait de marcher. Quand nos aieux, il n’y a pas si longtemps en arrière pouvaient parcourir plusieurs kilomètres à pieds pour aller chercher de l’eau, faire les courses, aller au lavoir, à l’école ou sur leur lieu de travail. Actuellement les distances semblent faussées. Et la marche est plutôt réservée au loisir, à part bientôt pour quelques irréductibles.  Faire ses courses à pieds, ou n’importe quel parcours d’un point A à un point B. C’est une autre manière d’aborder la ville et les paysages. Pour ma part, je considère que c’est un moyen de transport assez fiable. Quelques retards à un rendez vous peuvent bien arriver, mais on ne peut s’en prendre qu’au propriétaire de la bécane ! Deux expériences m’ont marquées sur le fait de marcher dans notre quotidien.

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L’été dernier, je suis allée seule à Moulins pour un weekend découverte (article à retrouver dans la rubrique escapade) et surtout pour le centre national du costume de scène. Ce séjour m’avait été offert pour mes 30 ans, en arrivant je n’avais qu’à me rendre dans la chambre d’hôtes. Sortant de la gare, je lui passe un coup de fil pour savoir comment me rendre à pieds, jusqu’à chez eux.  -« Oulala , mais c’est loin à pieds! Prenez un taxi ! ». Elle m’explique tout de même le trajet. Qui s’avère assez simple, il m’aura fallu un quart d’heure pour l’effectuer. Si loin ! Pas tant que ça, cela avait titillé ma réflexion. Une fois chez elle, je lui explique mon programme. Et elle m’alerte en me faisant remarquer encore une fois, que de la chambre jusqu’au CNCS , c’est trèèèès loin. A l’autre bout de la ville…Je préfère en juger par moi même. J’avais le temps, c’était les vacances. J’aime me perdre dans les rues, et découvrir une ville hors des sentiers battus touristiques. J’ai bien fait de suivre mon intuition. Car le musée se trouvait tout au plus à 25 minutes de marche et encore, je flânais. Nos jambes ne sont elles plus faites pour leur fonctionnement originel ? J’y vois une sorte de flemmardise (quand on a la santé , bien sûr) , teintée d’un manque de curiosité. Etre casanier gagne du terrain…

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Autre souvenir, autre lieu.

Par une belle journée douce et ensoleillée. J’ai décidé de me rendre à pieds d’un village où je devais passer à la médiathèque, à un autre village où ma mère devait me retrouver. J’avais du temps devant moi. Et une terrible envie de marcher, de me défouler physiquement en douceur, tout en profitant de ce clément climat. Mais une jeune femme qui marche en bord de route…ça étonne. Je voulais marcher, juste marcher. Même pas faire du stop. Je sentais la chance avec moi (comme souvent quand je m’embarque dans ce genre de choses) je n’avais pas peur. Il y a environ 20 kilomètres entre les deux villages. Deux voitures ce sont arrêtées. La première un monsieur et son fils -« Vous voulez qu’on vous amène quelque part ? » « non merci, je veux juste marcher ». Ils partent. Deuxième voiture. -« On vous a vu partir du premier village, vous ne devriez pas marcher seule comme ça. Vous voulez qu’on vous amène quelque part . -Non merci, je veux juste marcher. – Non mais, vous êtes sûre ? C’est loin où vous allez. -J’ai envie de marcher, j’ai besoin de marcher. Je vous assure.Merci. »  Ils ont été insistants, mais j’ai tenu bon, de toute manière j’étais proche du but. Les gens et leurs angoisses….

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Qu’y a t il de si étrange ? Pourquoi ont ils si peur ? Les faits divers sordides mangent l’esprit des gens. Cela les coupe de la réalité. Il est bien d’être prudent. Mais comme on dit « la peur n’empêche pas le danger », alors autant faire ce dont on a envie. Moi j’étais heureuse, sereine, j’ai vu ce paysage toujours pris en bus ou en voiture avec un autre oeil. J’ai découvert beaucoup de choses. Tout ça, a de la valeur. Tout prend une autre dimension à pieds, même à vélo. Ce n’est pas juste prendre et repartir. C’est prendre conscience de ce qui nous entoure. Des distances, que veut dire « loin ». J’irais même jusqu’à dire que cela fait réfléchir à l’évolution de l’homme, du progrès technique. Toujours plus vite. Plus vite. Et après ? Ce ne sera plus assez vite. Il  faudra toujours grignoter du terrain pour rapprocher Paris de Brest, Nice, ou Bordeaux. Cette vitesse nous donne t elle réellement le temps pour l’essentiel ?

Marcher vers son travail, c’est prendre le temps de se mettre en condition. Marcher pour se mettre en jambe ou au contraire, se délester. Le genre de ressentis que l’on a pendant une randonnée, l’importance des appuis, de changer de rythme,  de s’écouter. Marcher tout simplement, pour ne pas oublier que l’on a des pieds.