T’as pas dit le mot magique !

Dans la vie, il est beau de savoir donner, mais il est tout aussi important de savoir recevoir. Dire merci, être reconnaissant. Pas si évident, parfois…

Dans un des cahiers de développement personnel des éditions jouvence (dont j’espère vous parler bientôt), il y avait un exercice qui consistait à écrire à une personne ou plusieurs qui vous a fait du bien ,pour le/les remercier. Histoire de se rendre compte que nous ne sommes pas entouré que de négatif.

Je pourrais remercier ma mère de m’avoir soigné, quand je croyais mourir, incarnant tout à la fois Sarah Bernhardt et les tragédiens grecs, alors que je n’avais qu’une grippe. Remercier mes amis pour ces moments de rire, de complicité et leur écoute. Tout ces artistes, et amis qui ont jalonné mon enfance par des chansons, des histoires fantastiques et des blagues. Mais je souhaiterais remercier une inconnue.

Il y a quelque temps j’ai quitté la Provence pour aller en Normandie. Bien que l’acclimatation prit quelque temps, j’ai eu l’impression en 3 ans de mûrir plus que les 10 années précédentes. J’y ai crée un réseau amical restreint mais fort. J’y avais fondé des habitudes, un rythme de vie et un mode de fonctionnement qui m’étaient propre . Et j’avais trouvé la ville qui remplissait la plupart de mes critères. Mais voila, séparations amoureuses, chômage, déménagement des amis, pour résumer rapidement, les choses de la vie. Ont affecté mon moral. J’ai donc décidé sur un coup de tête de rentrer dans le sud. C’était mon choix. Il le fallait. Mais ce fut un profond déchirement.

Le jour du départ fût un au revoir au goût amer. La route fut longue, stressante. Lors de notre premier arrêt, mes parents et moi, nous nous sommes arrêtés dans une zone suburbaine pour dormir dans un hôtel d’une célèbre chaîne. Et comme dans toutes ces zones non loin de l’hôtel, il y avait un restaurant d’une autre chaîne. Loin d’être seuls dans cette auberge factice, je repère entre autre, à 2 tables de nous, quatre personnes aux cheveux grisonnants parlant joyeusement. Je me dis que ça doit être une sortie entre vieux copains et je trouve ça chouette (oui j’utilise le mot chouette). Pendant le repas, sans réel déclencheur, mes nerfs craquent et les larmes coulent à flot. Me cachant tant bien que mal, et me calmant rapidement. Je me sens un peu gênée. Quelques grosses minutes après, cette fameuse tablée se lèvent pour quitter les lieux. Passant à côté de nous, ils s’arrêtent pour tailler le bout de gras et plaisanter avec mes parents. Je ne sais plus ce qu’il s’est dit, je ne sais plus comment la discussion s’est mise en marche. Tout ce que je sais, c’est que durant ce bref échange une petite dame s’est mise a mes côtés. Une mamie gâteau comme sur les paquets de café et de yaourt, le chignon en moins. Une petite femme replète et dynamique le sourire aux lèvres, avec un corps contre lequel on a envie de se blottir. Qui discrètement a posé son bras autour de moi et m’a serré contre elle à la fois doucement et fermement. Je n’aime pas toujours quand on me touche, surtout quand cela vient d’inconnu. Mais là, c’était tellement fort…j’ai senti sa chaleur, sa gentillesse. Elle ne me regardait même pas. Mon corps a été comme soulagé, soutenu. Mon esprit réchauffé. Puis ils sont partis comme si de rien.

C’est elle que je souhaiterais remercier, merci pour cette chaleur humaine, pour ce don, ce geste gratuit. Sans rien en retour, offre imperceptible. J’y repense toujours avec émotion. J’y repense surtout quand mon moral est en berne, quand la vie et les rapports humains me semblent compliqués. Cette femme me redonne foi en l’humanité et me pousse à croire en la bonté. Sans chercher plus loin, car autant elle maltraite des petits chats en cachette, mais je m’en fiche. Pour une fois, je me calque sur l’instant. Une parenthèse simple et belle , comme elle.

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Les quatre accords Toltèques

J’ai lu il y a quelques temps, un livre qui m’a appris énormément. Une réflexion pour un mieux vivre , ensemble et pour soi. Une technique pour améliorer la communication. Régulièrement j’en relis les préceptes, car même si la base semble simple; l’ intégrer et la mettre en place est loin d’être évident (en tout cas pour moi). Je ne peux que vous conseiller, de lire les quatre accords toltèques, en attendant voici en résumé  4 voies du bien être.

Le texte qui suit n’est pas de moi, il est le regroupement du texte initial et de lectures faites sur le sujet ; trouvées sur internet.

Que votre parole soit impeccable :

« Parlez avec intégrité, ne dîtes que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous, ni médire autrui. »

Cultiver la modération dans ses propos; ne  pas en dire trop, ni trop vite. « La clé, c’est l’attention à notre discours intérieur. »Les critiques et les jugements que nous cultivons sur autrui, mais aussi les sempiternels « Je suis nul », « je suis incapable » ou « je ne suis pas beau/belle » que nous entretenons à notre sujet; sont des paroles négatives qui polluent notre mental. Or elles sont des projections, images faussées en réponse à ce que nous croyons que l’autre ou le monde attend de nous.

Conclusion: parlons peu, mais parlons vrai, en valorisant aussi nos atouts et ceux des autres.

N’en faites jamais une affaire personnelle:

« Ce que les autres disent ou font n’est qu’une projection de leur propre réalité. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles. »

Les paroles et les actes de l’autre ne vous concerne pas en propre. Cela lui appartient, car c’est l’expression de ses propres croyances. Vous êtes critiqués ou encensé ? C’est l’image que l’autre se fait de vous. Mais ce n’est pas vous. De même, les événements qui surviennent ne sont pas toujours des réponses à notre comportement. Nous devons sortir de cet égocentrisme qui nous fait croire que tout ce qui arrive autour de nous est une conséquence de notre attitude. Le « moi-je » nous maintient dans l’illusion. Et donc dans la souffrance.

L’objectif: Laisser à l’autre la responsabilité de sa parole et de ses actes, et ne pas s’en mêler. Cela suffit souvent à calmer le jeu.

-Ne faîtes pas de suppositions:

« Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. »

Nous supposons, élaborons des hypothèses et nous finissons par y croire. Poison émotionnel, pour s’en libérer il faut apprendre à mettre les choses à plat, par exemple en exprimant ses doutes. Ce qui implique d’apprendre à écouter et être capable d’entendre.

Comment s’y prendre ? : Il s’agit de prendre conscience que nos suppositions sont des créations de notre esprit. Dès lors que nous élaborons un comportement de pression; source d’angoisse et de stress.

-Faites toujours de votre mieux:

« Votre mieux change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous jugez. »

Cet accord découle des 3 autres . Lorsque vous en faites trop, vous vous videz de votre énergie et vous finissez par agir contre vous. Mais si vous en faites moins, vous vous exposez à la frustration, à la culpabilité et au regret. Le but est de trouver le juste équilibre.

Comment s’y prendre: Ce  qui est juste pour soi ne dépend en aucun cas d’une norme. Le pire piège est la course à la perfection. L’un des meilleurs moyens d’éviter ce travers est de remplacer nos « Je dois faire ceci » par des « Je peux faire ceci ». Cela permet de s’approprier pleinement l’objectif à atteindre; sans se soucier du jugement et des attentes des autres.

Pour une lecture plus approfondie :

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Belle journée à vous !

Entre parenthèses

Il y a parfois des moments houleux, des sensations de perdre le nord, d’affronter des embruns jusqu’à boire la tasse. Dans ces moments là pour garder le cap, et rester  maître de son navire. Pour ne pas faillir en se laissant happer par le chant de certaines sirènes négatives. Voila ce qu’il est recommandé de faire: « Capitaine on est en train de couler !  »  « Ouvrez les cuves de rhum, que l’on chante , danse , tout en écopant ! » Oui cet exemple est totalement absurde. Mais voila le message : Il est bon de s’offrir le meilleur, des petits plaisirs de la vie quand le vent tourne mal. Comme j’en ai déjà parlé  ici . C’est un peu le besoin que j’ai ressenti ces derniers temps. J’ai tout d’abord entendu cette chanson d’un groupe que j’aime beaucoup Kitty, Daisy and Lewis qui m’a donné le sourire :

Pour me donner du peps, j’ai regardé des vidéos de danseurs de swing ! ( je m’y mettrais un de ces jours). J’ai marché dans un parc bien vert où coule un petit cours d’eau, à une heure encore calme et surtout pas trop chaude. Je suis allée fureter à la médiathèque, voici mes trouvailles : Minolta DSC J’ai racheté quelques plantes grasses. J’ai cousu et me suis préparé de bons petits plats. Je me suis laissé tenté par des gourmandises au magasin bio , des biscuits fourrés à la pâte de noisette et chocolat sans gluten, des boissons anglaises au gingembre et au sureau, et une boisson qui m’a intriguée , à la spiruline (ça a un gout de médicament, mais ça devrait me faire du bien):

Miam miam

Miam miam

Enfin j’ai fait le ménage dans ma tête et dans mon chez moi tout en me laissant porter par la fougue d’Izia:

Hissez haut ! Toujours droit devant.