De la bonté

Il y a des jours comme ça, où peut être la confiance en l’autre devient un effort, où garder espoir est une lutte, où le sentiment de lassitude et d’injustice prédominent. On se sent seul, et on ne comprend pas pourquoi tout s’obstine à ne pas tourner rond. Se dresse un bilan humain pas très reluisant, le boulot nous pèse et même ce qui d’habitude nous aide à aller mieux est épuisant. Et puis avec ce gros baluchon sur les épaules et sur le coeur, après une journée de travail sans joie, nos pas nous  mènent vers notre demeure. Et dans la boîte aux lettres se trouve une surprise, l’inattendue qui remplit de joie. Un ami a laissé un petit cadeau , une lettre de votre maman, et des cartes postales d’inconnus qui viennent de l’autre bout du monde. Cela aurait pu être aussi des copains que vous croisez et qui vous communiquent leur bonne humeur en quelques phrases. Un regard bienveillant, un sourire, un compliment d’une personne dans un magasin. La bonté est là, croyez le bien.

Elle est parfois cachée, souvent discrète. Le vrai don de soi ne fanfaronne pas. Ce n’est pas forcément un cadeau qui vaut des millions, parfois juste le paquet de vos bonbons préférés dont vous aviez oublié même y avoir fait référence; qui vous attend chez vous. Un repas préparé avec coeur. Un baiser sur le front d’un collègue, pour vous donner le courage de tenir à votre poste jusqu’à tard dans la nuit. Ces attentions qui font toute la différence. Qu’il est bon d’apprendre à capter et savourer

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crédit photo : Dormance Petit Chat Grain

S’il y a bien deux choses auxquelles je crois et je m’accroche pour avancer , ce sont l’espoir en la bonté humaine et l’effet boomerang. J’y ai déjà fait référence. Mais sans vraiment approfondir mon propos. Comme beaucoup, j’ai traversé des périodes difficiles, des obstacles, qui auraient pu me faire perdre foi en l’humanité. J’ai eu des phases de colères, de rancune, d’aigreur. Mélancolique de naissance , mais optimiste sur les bords. J’ai décidé à un moment d’être optimiste tout entière. Gros travail ! Mais en retrouvant petit à petit ce que je suis, une fois les épreuves passées et régurgitées. Je tente de m’ installer dans un cercle vertueux. Ayant déjà conscience que chaque acte a ses conséquences, bons ou mauvais. Comme dit l’adage « on récolte ce que l’on sème », ce que j’appelle l’effet boomerang. Je me suis positionné dans un autre rapport au don, plus celui où l’on donne avec en  toile de fond l’espérance d’être aimer , de donner une bonne image, donner trop à s’y perdre, donner sans réfléchir à tous comme pour s’assurer une place au paradis. Non, donner en sachant qui l’on est, donner lorsqu’on le souhaite vraiment, avec une vraie bonne énergie, sans se disperser. C’est en se respectant soi même que l’on offre le mieux. Et la récolte est tellement belle, elle arrive parfois comme tombée de nulle part, d’êtres dont on n’attendait rien. Avant j’étais gentille ,j’ai l’impression,  dans un égo mal géré, parce que ça donne bonne conscience quoi qu’il en soit, gentille dans l’oubli de soi, sans protection ni filet. Maintenant je suis gentille lorsque je le veux, que je me sens disponible, envers des personnes choisies. Je fais attention à mes mots, je suis moins dans le jugement, ou la critique facile, en tout cas j’essaye. Car à quoi bon donner à un et cracher dans le dos d’un autre. A mes yeux cela casse la dynamique. La bienveillance est une cohérence, une globalité.

En étant dans cette démarche, la vie me surprend tous les jours.C’est incroyable, malgré les doutes et les coups de mou, ce que je peux recevoir de positif ces derniers temps. Pour moi, je n’y vois qu’une réponse à tout ce cheminement, cette effet boomerang, qui me remercie peut être de cette fois où enfant j’ai pris dans mes bras cette camarade d’école que je ne connaissais pas, car elle pleurait dans un coin.Juste pour la rassurer.  Cela m’aide également à être moins déçue des autres car je donne à bonne escient, en y mettant la valeur et la symbolique que je veux, en sachant que cela vient de moi, de ma propre initiative. Sans trop attendre en retour. Comprendre que votre cadeau, ce n’est pas vous. Que s’il n’est pas apprécié,ca ne veut pas dire, que c’est vous qui ne l’êtes pas (point de vue très difficile à atteindre, je trouve). Ce qui permet de ne pas être dans le reproche, quand mon présent n’est pas reçu comme je l’aurais voulu. Quand au final, on s’aperçoit que proposer à une amie d’aller au restaurant lui donne plus de joie, qu’un cadeau matériel, on tend plus à abonder dans des initiatives de ce genre. Pour cela il nous faut l’écoute, celle qui nous guidera dans le bon chemin.

L’écoute de soi, puis des autres. La bienveillance envers soi même et les autres . La bonté. Font partie des clefs , à mes yeux, pour une vie plus douce. C’est un exercice au quotidien, difficile. Traitez les autres, comme vous aimeriez qu’on vous traite. Vous le recevrez un jour ou l’autre, soyez en sûrs. Et, surtout ne l’oubliez jamais, les gens gentils existent. Il y a des tarés, des manipulateurs,des agressifs etc certes. Dans toute cette masse d’humains, il y a des gens biens, tout aussi complexes que vous, avec leurs contradictions, mais des gens biens quand même. Gardons espoir et le sourire,  propageons la bonne humeur.

T’as pas dit le mot magique !

Dans la vie, il est beau de savoir donner, mais il est tout aussi important de savoir recevoir. Dire merci, être reconnaissant. Pas si évident, parfois…

Dans un des cahiers de développement personnel des éditions jouvence (dont j’espère vous parler bientôt), il y avait un exercice qui consistait à écrire à une personne ou plusieurs qui vous a fait du bien ,pour le/les remercier. Histoire de se rendre compte que nous ne sommes pas entouré que de négatif.

Je pourrais remercier ma mère de m’avoir soigné, quand je croyais mourir, incarnant tout à la fois Sarah Bernhardt et les tragédiens grecs, alors que je n’avais qu’une grippe. Remercier mes amis pour ces moments de rire, de complicité et leur écoute. Tout ces artistes, et amis qui ont jalonné mon enfance par des chansons, des histoires fantastiques et des blagues. Mais je souhaiterais remercier une inconnue.

Il y a quelque temps j’ai quitté la Provence pour aller en Normandie. Bien que l’acclimatation prit quelque temps, j’ai eu l’impression en 3 ans de mûrir plus que les 10 années précédentes. J’y ai crée un réseau amical restreint mais fort. J’y avais fondé des habitudes, un rythme de vie et un mode de fonctionnement qui m’étaient propre . Et j’avais trouvé la ville qui remplissait la plupart de mes critères. Mais voila, séparations amoureuses, chômage, déménagement des amis, pour résumer rapidement, les choses de la vie. Ont affecté mon moral. J’ai donc décidé sur un coup de tête de rentrer dans le sud. C’était mon choix. Il le fallait. Mais ce fut un profond déchirement.

Le jour du départ fût un au revoir au goût amer. La route fut longue, stressante. Lors de notre premier arrêt, mes parents et moi, nous nous sommes arrêtés dans une zone suburbaine pour dormir dans un hôtel d’une célèbre chaîne. Et comme dans toutes ces zones non loin de l’hôtel, il y avait un restaurant d’une autre chaîne. Loin d’être seuls dans cette auberge factice, je repère entre autre, à 2 tables de nous, quatre personnes aux cheveux grisonnants parlant joyeusement. Je me dis que ça doit être une sortie entre vieux copains et je trouve ça chouette (oui j’utilise le mot chouette). Pendant le repas, sans réel déclencheur, mes nerfs craquent et les larmes coulent à flot. Me cachant tant bien que mal, et me calmant rapidement. Je me sens un peu gênée. Quelques grosses minutes après, cette fameuse tablée se lèvent pour quitter les lieux. Passant à côté de nous, ils s’arrêtent pour tailler le bout de gras et plaisanter avec mes parents. Je ne sais plus ce qu’il s’est dit, je ne sais plus comment la discussion s’est mise en marche. Tout ce que je sais, c’est que durant ce bref échange une petite dame s’est mise a mes côtés. Une mamie gâteau comme sur les paquets de café et de yaourt, le chignon en moins. Une petite femme replète et dynamique le sourire aux lèvres, avec un corps contre lequel on a envie de se blottir. Qui discrètement a posé son bras autour de moi et m’a serré contre elle à la fois doucement et fermement. Je n’aime pas toujours quand on me touche, surtout quand cela vient d’inconnu. Mais là, c’était tellement fort…j’ai senti sa chaleur, sa gentillesse. Elle ne me regardait même pas. Mon corps a été comme soulagé, soutenu. Mon esprit réchauffé. Puis ils sont partis comme si de rien.

C’est elle que je souhaiterais remercier, merci pour cette chaleur humaine, pour ce don, ce geste gratuit. Sans rien en retour, offre imperceptible. J’y repense toujours avec émotion. J’y repense surtout quand mon moral est en berne, quand la vie et les rapports humains me semblent compliqués. Cette femme me redonne foi en l’humanité et me pousse à croire en la bonté. Sans chercher plus loin, car autant elle maltraite des petits chats en cachette, mais je m’en fiche. Pour une fois, je me calque sur l’instant. Une parenthèse simple et belle , comme elle.

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Les quatre accords Toltèques

J’ai lu il y a quelques temps, un livre qui m’a appris énormément. Une réflexion pour un mieux vivre , ensemble et pour soi. Une technique pour améliorer la communication. Régulièrement j’en relis les préceptes, car même si la base semble simple; l’ intégrer et la mettre en place est loin d’être évident (en tout cas pour moi). Je ne peux que vous conseiller, de lire les quatre accords toltèques, en attendant voici en résumé  4 voies du bien être.

Le texte qui suit n’est pas de moi, il est le regroupement du texte initial et de lectures faites sur le sujet ; trouvées sur internet.

Que votre parole soit impeccable :

« Parlez avec intégrité, ne dîtes que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous, ni médire autrui. »

Cultiver la modération dans ses propos; ne  pas en dire trop, ni trop vite. « La clé, c’est l’attention à notre discours intérieur. »Les critiques et les jugements que nous cultivons sur autrui, mais aussi les sempiternels « Je suis nul », « je suis incapable » ou « je ne suis pas beau/belle » que nous entretenons à notre sujet; sont des paroles négatives qui polluent notre mental. Or elles sont des projections, images faussées en réponse à ce que nous croyons que l’autre ou le monde attend de nous.

Conclusion: parlons peu, mais parlons vrai, en valorisant aussi nos atouts et ceux des autres.

N’en faites jamais une affaire personnelle:

« Ce que les autres disent ou font n’est qu’une projection de leur propre réalité. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles. »

Les paroles et les actes de l’autre ne vous concerne pas en propre. Cela lui appartient, car c’est l’expression de ses propres croyances. Vous êtes critiqués ou encensé ? C’est l’image que l’autre se fait de vous. Mais ce n’est pas vous. De même, les événements qui surviennent ne sont pas toujours des réponses à notre comportement. Nous devons sortir de cet égocentrisme qui nous fait croire que tout ce qui arrive autour de nous est une conséquence de notre attitude. Le « moi-je » nous maintient dans l’illusion. Et donc dans la souffrance.

L’objectif: Laisser à l’autre la responsabilité de sa parole et de ses actes, et ne pas s’en mêler. Cela suffit souvent à calmer le jeu.

-Ne faîtes pas de suppositions:

« Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. »

Nous supposons, élaborons des hypothèses et nous finissons par y croire. Poison émotionnel, pour s’en libérer il faut apprendre à mettre les choses à plat, par exemple en exprimant ses doutes. Ce qui implique d’apprendre à écouter et être capable d’entendre.

Comment s’y prendre ? : Il s’agit de prendre conscience que nos suppositions sont des créations de notre esprit. Dès lors que nous élaborons un comportement de pression; source d’angoisse et de stress.

-Faites toujours de votre mieux:

« Votre mieux change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous jugez. »

Cet accord découle des 3 autres . Lorsque vous en faites trop, vous vous videz de votre énergie et vous finissez par agir contre vous. Mais si vous en faites moins, vous vous exposez à la frustration, à la culpabilité et au regret. Le but est de trouver le juste équilibre.

Comment s’y prendre: Ce  qui est juste pour soi ne dépend en aucun cas d’une norme. Le pire piège est la course à la perfection. L’un des meilleurs moyens d’éviter ce travers est de remplacer nos « Je dois faire ceci » par des « Je peux faire ceci ». Cela permet de s’approprier pleinement l’objectif à atteindre; sans se soucier du jugement et des attentes des autres.

Pour une lecture plus approfondie :

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Belle journée à vous !