Veggie Town

S’il n’y a pas eu d’articles la semaine dernière c’est que je suis partie en vadrouille pendant 6 jours (Paris, Poitiers , Moulins ) . J’ai découvert et vécu plein de belles choses, que je vais maintenant vous partager. En premier lieu, je vais vous partager ce que j’ai pu tester à Paris 🙂

Il y avait Chinatown, et maintenant il y a Veggie town ! à Paris entre le 9ème et 10ème arrondissement, bien curieuse de déguster de nouvelles saveurs, je suis allée trainer mes savates , mon gros sac sur le dos du côté de ce nouveau quartier. Entre la rue Paradis , la rue Faubourg Poissonnière et le boulevard Bonne Nouvelle, vous allez pouvoir trouver de quoi vous mettre  sous la dent, sucré salé, vegan, végétalien, végé-friendly (comprenez que le restaurant/snack n’est pas 100% végéta*ien mais propose des plats qui peuvent leur convenir), ou faire vos courses bio, végétariennes, j’y ai même vu un magasin ne vendant que du sans gluten ! Bref, il y a de quoi faire.

Mais pourquoi de plus en plus de personnes deviennent végétaliennes,vegans, fléxitariens (végétarien à la maison et omnivore quand on est invité) ? Où en tout cas, font attention à leur alimentation et réduisent leur consommation de viande et de poisson. Je vous ai expliqué mon parcours longuement ici et . Voila ce qu’en dit l’Association  Végétarienne de France :

– « Être végétarien est le meilleur moyen pour combattre la souffrance des animaux d’élevage, et permet à chacun de sauver jusqu’à 100 vies par an (par rapport à la consommation moyenne d’un Français) ! » Plus d’1,1 milliard d’animaux abattus par an en France.

-« L’impact écologique de l’alimentation est important. Manger des aliments locaux, non transformés et biologiques, permet de réduire cet impact. Cependant, l’un des choix les plus efficaces est de manger végétarien : dans certains cas, il permet de diviser par 2 « l’empreinte écologique » alimentaire . » L’élevage contribue en partie à l’effet de serre, la déforestation et est gourmand en eau.

-« La recherche a montré que les végétariens sont moins susceptibles de souffrir d’obésité, de maladies cardio-vasculaires, d’hypertension artérielle, de diabète (type 2), d’hypercholestérolémie, de certains cancers (côlon, prostate), de maladies du côlon (diverticulites), de polyarthrite rhumatoïde, d’ostéoporose, de constipation et de calculs biliaires. À quoi l’on peut ajouter une présomption d’effet bénéfique pour le cancer du sein, la fibromyalgie et la dermatite atopique. » Bref c’est bon pour la santé et c’est bon pour le moral, bon bon !

-« Le modèle alimentaire occidental épuise les ressources planétaires au détriment des pays du Sud. Les choix que nous faisons ici restreignent drastiquement ceux des habitants de l’autre hémisphère. Manger végétarien est aussi un acte de solidarité. »

Et la viande étant un aliment chère, cela permet de faire des économies. Sauf si vous vous nourrissez de noix de cajou pour la remplacer 🙂 Revenons en  aux adresses que j’ai essayé.

Laélo rue du Faubourg Poissonnière :

Il faisait chaud,(encore plus dans le restaurant) j’avais beaucoup marché, mais j’ai mangé…chaud. Allez comprendre. J’ai pris un rouleau de printemps aux champignons shitaké (ça c’était froid). Une blanquette de tofu aux morilles, accompagnée de riz à la pistache. Et un veganlatte d’or au curcuma (depuis le temps que j’entends parler de cette boisson). Cela a du me coûter dans les 20 euros. Il y a énormément de choix,des bo bun; des grandes salades, des tartines originales,  leurs pâtisseries ont l’air plus bonnes les unes que les autres beaucoup sans sans gluten, on y trouve aussi de la glace. L’espace pour manger sur place est réduit, donc arrivez tôt. Un quart d’heure après mon arrivée c’était plein de monde, beaucoup prenait à emporter. Je me suis régalé, et j’ai surtout aimé le lait d’or au curcuma. C’est plus une boisson réconfortante d’hiver, mais c’est ultra bon.

J’ai pris mon dessert chez Le Tricycle rue du Paradis:

le Tricycle restaurant vegan

J’avais pris une photo de mon dessert mais je l’ai effacé (bravo !) Mais voici ce que donne la déco de la salle à l’étage, c’est lumineux avec deux grandes tables communes  et 3 petites tables plus intimistes. Avec une expo aux murs qui changent régulièrement. Vous pouvez également prendre à emporter. Vous y trouverez, des jus frais, des hot dog végétaliens, et pleins d’autres bonnes choses. Pour ma part j’ai voulu tester la crème d’avocat au chocolat (l’avocat ne se sent pas du tout). C’était surprenant et très bon.

En bref, de bonnes adresses que je vous recommande. J’aimerais bien retourner dans ce quartier pour découvrir d’autres nouveaux mets. Même si le végétarisme peut passer pour un effet de mode pour certains, c’est une mode à laquelle on ne peut rien reprocher à mes yeux. Les dérivés viendraient plutôt du côté mercantile de la force.  Ceux qui profitent de la vague pour vendre tout et n’importe quoi estampillé soi disant bio, vegan etc, à nous d’être vigilants.

Paris se végétalise et cela fait bien plaisir. Pour ma part, j’ai du mal avec les grandes villes. Mais j’ai été ravie de voir les différentes initiatives mises en place, tout en me baladant dans les rues.

Pour terminer, je souhaite vous glisser une adresse que j’ai adoré. Qui n’est pas dans la veggie town, mais quartier des Batignoles. Un lieu qui mêle snack et épicerie , le tout : produit localement ! Souvent bio, et ce qu’on peut y manger y est majoritairement végétarien, et même sans gluten. Je suis fan du principe évidement, j’avais envie de tout gouter. Pour les parisiens qui pensaient qu’il serait difficile d’être locavore, rendez vous au Garde manger des Dames, rue des Dames :

Du « Fait maison » à chaque saison

En revenant des fêtes de Noël , sur notre long périple de retour. Arrêts obligatoires aux stations services . Le coin livre me fait toujours de l’oeil.  Et j’ai craqué pour un petit cahier de recettes de cosmétiques (et pas que) faites mains bio.

Minolta DSC

J’aurais préféré un titre du genre « Je prends soin de moi 100 % bio » , mais c’était peut être un peu long. Parce que « je suis belle », je trouve ça un peu réducteur, et en plus les hommes n’auraient ils pas le droit de se faire leur propre eau de cologne ou leur baume à lèvres ? Je cherche la petite bête…Car en fait, là est bien le seul défaut de ce petit carnet.

Alors, que trouve t on dans ce cahier plein de couleurs ? 

=> De quoi se chouchouter tout au long de l’année et offrir des cadeaux faits maisons.  Il y a comme je vous l’ai dit plus haut, des recettes pour faire ses cosmétiques, mais aussi des recettes culinaires, des astuces santé …

Le cahier est découpé par mois, et vous avez un tuto par semaine. Tout à fait en lien avec les besoins du moment. Une page introductive résume les produits à posséder pour réaliser vos recettes pour le mois à venir. En essayant de piocher au maximum dans ce que l’on a dans son placard. -J’apprécie le fait que les ingrédients de base soient plutôt faciles à trouver-. Et le budget total de ce que cela représentera.

A chaque semaine son petit atelier avec une  horloge qui vous indiquera sa durée, bien sûr la liste des ingrédients et la marche à suivre. Plus parfois, des encarts offrant des données complémentaires. C’est concis, facile et visuel.

Et cerise sur le gâteau, pour ne pas oublier quand mettre en place tout ça, quand filtrer votre macération pour finaliser votre produit etc, vous avez une calendrier où tout est rassemblé. A mettre à vue, sur votre frigo ou autre, afin de se motiver ou de ne pas perdre le fil.

 

Vous l’avez compris ce petit cahier me plait beaucoup, il sera un de mes défis 2017 pour faire encore plus moi même.

Pour l’instant je n’ai pas pris le temps de tester , mais certaines recettes de Février me tentent bien : spray aux huiles essentielles pour la maison ou les bonbons pour les maux de gorge par exemple.

Alors tenté.e.s ? Connaissez vous d’autres cahiers ou livres de ce même genre, que vous voudriez me faire connaître ?  Je suis preneuse.

Je suis belle 100%Bio aux éditions Solar 7€90

A la marge

Etre écolo ce n’est pas une sinécure .

Comme l’explique très bien Bridget Kyoto

Même en 2016 tenter de vivre en respectant l’environnement n’a pas vraiment bonne presse. On est forcément des hippies casses pieds, complétement à côté de la plaque. Oui bien sûr, je ne m’habille qu’en sarouel , je prends soin de mes dread locks tout en écoutant des discours de José Bové . Je passe ma vie à manifester, et à essayer de convaincre tout les gens que je connais de devenir végétarien et de passer aux toilettes sèches….

Non sérieusement. J’ai souvent l’impression quand je vais quelque part du fait de mes idéaux et surtout de mon régime alimentaire végétarien et sans gluten de vivre ça :

Vegetarians:

« Oh super…qui a invité l’herbivore ? » « hello j’ai amené du houmous »(source pinterest)

Le pire n’est pas encore le regard des autres. Mais bien notre propre regard, notre propre exigence. Savent ils ce que nous ressentons quand nous avons fait la grasse mat’ et que de ce fait nous avons raté le petit marché de producteurs ? Savent ils ce que c’est que de devoir faire ses courses dans un super marché, alors qu’on les boycottent. Devoir s’y orienter et ne pas se laisser happer par les tentacules vénéneuses de la surconsommation . Vivre une réelle torture interne, devant les rayons, en passant des heures devant chaque produit, comparant , cherchant les emballages en verre, vérifiant la provenance, et favorisant les aliments de saisons…. De devoir choisir entre un ananas « bio »qui vient du bout du monde et manger des pommes tout l’hiver. Un vrai casse tête. Comprennent ils les sacrifices que nous faisons pour la planète, pour les autres , ces ingrats .Nous priver d’une soirée entre amis car nous n’avons pas de voiture. Ressentent ils cette douleurs quand nous voyons un déchet au sol, ou une personne qui ne fait pas le tri sélectif et qui EN PLUS n’achète que des produits sur-emballés. Nous vivons un enfer sur terre ! Oui vous lisez bien ! On voit le monde s’effondrer et personne ne bouge et en plus on se moque de nous parce qu’on mange du quinoa. On se sent responsable de chaque tsunami, chaque tornade, on a des scrupules dès qu’on tourne un interrupteur parce qu’on sait qu’il est alimenté par une centrale nucléaire, et les centrales nucléaires c’est mal. Bien obligés de se flageller avec des poireaux quand on s’est laissé tenter et qu’on a acheté ces gâteaux trop bons mais emballés individuellement, qu’on aurait pu faire nous même, mais qu’on a pas fait parce que la procrastination nous a envahit et qu’on se laisse aller à vivre comme tout le monde , parce qu’on n’en peut plus ! Oui notre fardeau est terrible, TE-RI-BLE, tout ce malheur sur nos épaules…toutes ces responsabilités. La vie est une lutte. Toutes les guerres du monde à côté de notre existence, c’est peanuts. Et en plus, les autres écolos nous jettent des cailloux car selon eux , on est pas aussi écolo qu’eux.

Je ne suis qu’une pauvre petite qui tente d’agir pour le mieux, dont la vie n’est que calcul pour avoir le moins d’impact possible. C’est épuisant.

 

Vous ai je au moins tiré une larmichette ?

Allez, trêve de plaisanteries. Un peu en avance. Je vous souhaite mes meilleurs voeux pour cette année à venir. Qu’elle vous soit douce malgré la noirceur ambiante. Prenez soin de vous, vivez chaque moment intensément , apportez votre pierre à l’édifice comme vous le pouvez, c’est déjà formidable ! Et ne soyez pas trop dur envers vous , même si nous aimerions tous être parfaits et permettre le changement vers un monde un peu meilleur (je devrais m’écrire cette phrase en grand sur mon frigo 🙂 ) Et surtout n’oubliez pas que vous êtes quelqu’un de bien et que la vie peut être belle quand on la regarde du bon côté !

A happy New Year.  Snowy village scene with clock striking midnight.: