Colis surprises

Ce blog m’apporte énormément de positif, de belles rencontres que ce soit virtuelles ou « pour du vrai » 🙂 Je vous ai déjà parlé des échanges de colis ou swap, que j’avais effectué avec des copines blogueuses d’un peu partout en France , mais que je n’avais jamais rencontré. Cette fois ci j’ai réitéré l’expérience avec de nouvelles copines blogueuses  de ma région, et que j’ai rencontré à plusieurs reprises grâce aux apéros blog , qui sont plutôt des gouters blog pour être plus précise. Ils sont organisés afin de rencontrer et mettre des visages sur des blogueuses , et sortir du tout virtuel. Ca papote et échange  des bonnes adresses ou des astuces, autour de gourmandises. Voyez plutôt :

Cette fois encore j’ai demandé d’accer le contenu des colis sur le fait maison, le don d’objets personnels et les produits locaux et artisanaux si on ne se sentait pas à l’aise avec le fait mains. La prochaine fois, je donnerai peut être le défi de limiter les emballages plastiques ou  de faire avec un budget de zéro euro ! Pour aider à créer la surprise j’avais ,sous la forme d’un portrait chinois, demandé à chacune de présenter ses goûts. Voici donc les belles idées de chacune, qui j’espère vous inspireront.

  • De Nella à Jessica (une amie illustratrice et graphiste de talent): Du thé d’un salon de thés aixois, de l’eau et du confit à la rose, du papier à lettre d’un créateur italien et des nuages post it.
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  • De Jessica à moi même : Tout est fait mains ! Un beau carnet pour mettre des fleurs séchées, un tawashi, une loutre en crochet et un bon pour un moment ensemble inscrit derrière la personne célèbre que j’aimerais être, dessinée par ses soins.
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  • Mon colis pour Laura Sauvage : Un magazine de cuisine végétarienne que j’avais acheté cet été, des pierres semi-précieuses de ma collection, des boucles d’oreilles, un marque page renard, et des sacs à coulisses faits mains, et un livre sympa.swap-recu-par-laura
  • De Laura Sauvage à Lady Stardust : Une décoration murale et une pochette en cuir faites mains, un patron pour réaliser un masque chat papier en 3D , un savon artisanal et son porte savon locaux ,et un vieil appareil photo chiné en vide grenier.
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  • De Lady Stardust à Marion de Ne le dis à personne : Un colis créatif sur le thème du voyage , des bracelets brésiliens, un collier, un attrape rêves, une carte dessinée par ses soins et des feuilles d’hibiscus blanc.
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De Marion à Nella : un porte clés, un tonique pour le corps et autres cosmétiques  fait maison, une boite de tisane relaxante pour le soir, un livre qui a appartenu à Marion , un pochon et un sachet de lavande , qu’elle a cueillie et cousu !

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  •  De Cyrielle à Mylène La petite indic: Je n’ai pas eu la photo malheureusement :
  • De Mylène à Laura’s eden : un produit l’occitane fabriqué dans la ville d’origine de Mylène, un savon, un marque page coeur fait mains, et un livre sur les huiles essentielles.
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  • De Laura’s eden à Cyrielle des bons plans de Cyrielle: des cosmétiques, une bague moustache, des bâtons d’encens.

L’exception Marco Polo

Etre ou ne pas être locavore telle est la question. Décroissance, minimalisme, zéro déchet, autant d’exigences que l’on se fixe pour le bien être de notre corps , d’une économie plus juste et de notre planète. Mais savoir souffler et prendre du recul par rapport à cette pression de super héro de l’environnement semble parfois nécessaire…

A vrai dire j’écris cet article autant pour vous que pour moi, pour ne pas oublier que nous ne sommes pas parfaits (et qu’il n’y a pas d’intérêt à l’être) et qu’il est bon déjà de se féliciter pour ce que nous réalisons  dans notre quotidien. Bien sûr nous pouvons faire mieux, toujours mieux. Mais il serait bien de se rappeler que toute la responsabilité du respect de la nature et d’un mieux vivre, ne pèse pas seulement sur nos frêles épaules individuelles.Locavore = manger et consommer local:

 

Manger local, et de saison ;  et faire constamment attention à notre manière de consommer, peut être clairement une source de frustration. Surtout au commencement. Cette frustration avec le temps,  se change souvent  en acceptation : on se dit alors que les avocats du Pérou ne nous manquent pas tant que cela, qu’on peut bien vivre sans bananes. Que notre vie ne s’en porte pas plus mal.

Le fait d’être locavore me laisse imaginer avec amusement que je porte un gros tutu de 150 km de rayon. Tout se qui se situe dans ce tutu , je peux l’acheter. Ce qui me rend enthousiaste dès que je visite une nouvelle région. C’est comme une chasse aux trésors.  De nouvelles découvertes s’offrent à moi.  Je ne suis pas de ces extrémistes du local, qui réprouvent même les conserves préférant le frais. Si cela leur chante de manger des pommes tout l’hiver (et encore ! …cela est selon la région) grand bien leur fasse.  Mais il faut être réaliste, selon votre lieu d’habitation, les choix et la diversités des fruits et légumes peuvent vite se réduire comme peau de chagrin. Même si de plus en plus d’initiatives se créent en plus des AMAP, de marchés de producteurs, la ruche qui dit oui. Vous pouvez maintenant vous faire livrer directement chez vous ou sur votre lieu de travail des paniers bio et/ou locaux ( Cababio, Harlem Bio, localizzz…), ou même aller à un drive paysan !  (on n’arrête pas le « progrès » )   J’ai lu l’expérience de Marie qui à changé du tout à tout son mode de consommation pendant 66 jours, sur…Paris !  Elle a découvert au fur à mesure tout un nouveau réseau insoupçonné, mais s’est aussi rendue compte que durant l’hiver à part des pommes et des coings, rien d’autres ne poussait en Ile de France.

Manger local, bio et vegan en PACA : réalité ou utopie ? | Vegan Freestyle:

Dans le locavorisme il existe un joker, que l’on appelle « l’exception Marco Polo » qui concerne principalement le thé, le chocolat, les épices ou le café. Que nous ne pouvons pas trouver dans notre Pays. Personnellement, je me mets tellement la pression sur mon mode de vie, que je suis en train de lâcher un peu de leste. En plus, à force de lire des témoignages de végétaliens ou de crudivores qui vous expliquent que manger uniquement des fruits et légumes même venant de loin comme des ananas, des patates douces, avocats etc etc . Serait toujours moins polluant que d’être carnivore à vélo. On en perdrait ses chatons latinistes ! En tout cas moi, ça me perturbe.

Quand j’habitais en Normandie, je faisais plus attention encore à mes achats que maintenant. Heureusement, il y avait des fraises locales ! Mais finis les fruits à chairs jaunes, les abricots gorgés de soleil, les pêches sucrées et autres délices d’été dont je me régalais en Provence. Le prix de ces fruits m’aidait à ne pas trop regretter… En revanche, impossible de me passer d’huile d’olives ! ah ça non !

Etre #locavore, c'est aussi encourager la vie économique locale et favoriser les circuits courts #200km:

source: Pinterest

Peut être est ce l’âge, l’ organisation de mon quotidien, ou le fait que l’exigence que je me suis moi même imposée me lourde en ce moment, bref …actuellement j’ai parfois du mal à ne pas suivre mes envies culinaires et restreindre mes achats à un périmètre départemental voire régional. Donc je suis locavore à ma sauce, dur dur de ne pas culpabiliser, mais un petit plaisir face à une grande frustration passagère me permet de trouver doucement un équilibre. Souvent pour mes jus du matin, j’ai acheté des bananes . Mais face à ça j’ai diminué ma consommation de thé , je bois plus des tisanes de plantes du jardin de mes parents. Je crée mes propres règles , mes propres exceptions Marco Polo. En agrandissant mes achats locaux aux artisans et créateurs. Ce qui pour moi va de paire avec cette alimentation et permet de voir d’une manière globale notre consommation. Et je me dis que si je change de région, je continuerai à faire de mon mieux, tout  en m’offrant des petits écarts. J’ai la chance pour le moment de vivre dans le Sud de la France, avec une palette agricole très large ; et j’en profite au maximum. Félicitons nous déjà de ce que nous réalisons pas après pas. Une petite pierre à l’édifice qui à tout de même le don d’exister, tout en tentant de semer des graines dans l’esprit de personnes que nous croisons ou que nous côtoyons.

Et vous, achetez vous local ? Vous octroyez vous des écarts Marco Polo ?

Petit bonus : si vous ne connaissez pas bien les fruits et légumes de saison , allez découvrir le chouette travail de Claire-Sophie Au Pissenlit et son très chouette calendrier perpétuel de saison.

Et si vous voulez revoir ou découvrir  les épisodes de l’émission » 200km à la ronde » où cinq familles se sont prêtées au jeu de manger 100% local c’est par là .(malheureusement le lien n’existe plus)

 

Le cri de la carotte (acte 1)

Je suis devenu végétarienne à l’âge de 13 ans. Pourquoi ? Je ne le sais plus vraiment…l’ai je su un jour ? Cela s’est fait du jour au lendemain comme une évidence. un choix de vie. Peut être était ce un tour joué par l’adolescence par provocation ou contradiction envers mes parents. En tout cas, une des plus grosses prises de position de ma vie. Cela s’est décidé de manière tellement naturelle, que j’ai encore du mal à répondre , à l’heure actuelle, à ce fameux « Et pourquoi es tu végétarienne? ». Comme je ne fais pas de prosélytisme, que je n’aime pas les débats, et tout simplement que je n’aime pas trop me justifier. Je réponds souvent « par goût et parce que je n’en ressens pas le besoin ». Quand je suis en forme, je rajoute parfois « parce que je n’approuve pas les méthodes d’élevages et d’abattage actuelles. »

 

 

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A vrai dire, à l’époque je n’avais aucune connaissance de l’impact écologique et des conditions d’élevage. Une chose était claire dans mon esprit d’ado, même si je peinais à mettre des mots dessus. C’est que je ne supporte pas la suprématie humaine sur le monde animal. Qui sommes nous, pour nous croire supérieur à eux ? Eux si forts, si intuitifs. J’ai du mal avec l’anthropocentrisme, cette société qui tourne autour de son nombril humanoïde et oublie de voir les choses globalement. Pourquoi leurs vies vaudraient elles moins que la nôtre ? Alors que nous ne serions rien sans eux, sans cette nature, cette écosystème…

Mon changement alimentaire s’est quand même fait crescendo. Tout d’abord, il a fallu du temps à mon palais pour se déshabituer. Un petit temps pour lâcher le cervelas (ce nom me dégoûte maintenant) qui fut la charcuterie préférée de mon enfance, et qui avait une profonde attache affective. Liée à ce rituel du stand boucherie charcuterie sur le  marché où j’allais avec ma mère , et où le gentil vendeur m’en offrait toujours une tranche. Le foie gras aussi fut difficile à arrêter car j’en aimais vraiment le goût. Et puis il a suffit d’une visite dans une ferme de Dordogne lors d’un voyage scolaire , pour calmer mon ardeur. Puis quand j’ai appris , qu’en plus de la maltraitance , ce foie gras résultait d’une maladie liée au gavage intensif. J’ai eu encore moins de regret.  Le 2ème point qui a fait que cela s’est fait pas à pas, est mon entourage. Principalement mes parents, et aussi par rapport à mes amis et leurs invitations à des repas. J’ai donc continué à manger du poulet jusqu’à ce que j’habite seule.Pour rassurer les miens. J’avais déjà arrêté le poisson par dégoût, puis la viande. Venant d’une famille de « chasseurs cueilleurs » faisant tout eux même, ils m’ont élevé avec de bons produits, des truites de la rivières à l’assiette, des terrines faites maison (bien que je ne me revois pas en manger). Ca été un choc pour eux. Presque 20 ans après , mon père espère toujours que je revienne à un régime carné. Ayant réussi à remanger un peu de poisson en vivant en Normandie, il pense que tout est possible… Mais ce n’est pas d’actualité.

On reste avec la nourriture pour découvrir cette fois-ci les délicieuses illustrations de mode composées uniquement de fruits et de légumes signées Gretchen Röehrs.  Couleurs nature C'est dans la belle ville de San-Francisco aux Etats-Unis que cette illustratrice de mode met en images ses:

illustration : Gretchen Röehrs

Ils étaient inquiets pour ma santé. Malheureusement la suite leur a donné raison. A l’âge de 16 ans environ, au moment de me faire retirer les dents de sagesse, l’opération a été annulée. A cause d’une forte anémie qu’on venait de déceler. Ce qui rendait mon sang très fluide et aurait pu me mettre en danger , si l’opération avait été faite. Les causes: mon végétarisme et des règles abondantes. Première cure de tardiféron. Et pas la dernière. A vrai dire, lorsque j’ai arrêté de manger de la viande, j’étais une enfant et je n’avais pas conscience des différents apports des aliments. Je n’avais pas vraiment compris en quoi cela crée des carences, ni qu’être une femme compliquait la tâche. Le végétarisme était encore peu répandu, mal connu , et pas très bien vu…Et internet n’existait pas. Je n’étais donc pas dans une démarche de recherche sur le sujet pour comprendre et contre balancer l’absence de protéine animale. Il m’a fallut du temps pour connaître les astuces. Associer les agrumes aux légumineuses pour fixer le fer. Comprendre que certaines choses empêcher en revanche de l’assimiler, comme trop de théine, etc. Du temps pour découvrir la spiruline, la salade d’algues, les graines germées et autres curiosités,ou réussir à cuisiner le tofu (et ce n’est pas encore gagné) . L’alimentation étant un vaste champs de contradictions, de débat et de polémiques., il est difficile d’y retrouver ses chatons. Par exemple, je me suis longtemps basé sur l’association céréales + légumineuses pour créer des protéines végétales. Puis j’ai appris que c’était une fausse croyances. J’ai rajouté le soja à mon alimentation. Puis j’ai appris que cela avait un impact sur mes hormones et que la culture de soja toujours grandissante était un désastre écologique. J’ai eu des avis divers et variés sur le thé, oui-non , vert-noir, tralala.. Bref ! Actuellement je reste à l’affut pour apprendre de nouvelles choses dans ce domaine, mais je fais les choses à ma sauce, suivant mon instinct et mes envies.

Il y a un an et quelque, je l’avoue, j’ai…. (suite au prochain épisode).