Du vert dans les bulles

Pendant mes vadrouilles, j’aime bien prendre connaissance des bibliothèques des hôtes qui m’accueillent. Cela permet parfois de faire de belles découvertes littéraires, de lire quelques bandes dessinées ou repartir avec de la lecture.

Durant mon étape, à Bagnères de Bigorre. J’ai profité de la belle collection de BD de mes amis. Dans le lot, j’ai lu Autobio de Cyril Pedrosa. Dessinateur chez Charlie Hebdo, entre autre. Cet auteur nous partage son expérience d’écolo au quotidien, avec beaucoup d’humour , d’autodérision et de réalisme. Une lecture que j’ai beaucoup appréciée, et que je vous recommande. Mais ce dont je souhaite vous parler aujourd’hui, et un élément que j’ai découvert grâce à cet album. Le Prix tournesol.

« Le prix Tournesol est décerné au festival international de la bande dessinée d’Angoulême depuis 1997, en marge du palmarès officiel. Il a été créé à l’initiative des Verts […].
Il récompense un album considéré comme le plus sensible aux problématiques écologiques ou le plus porteur de valeurs comme la justice sociale, la défense des minorités et la citoyenneté. »

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Le changement

Dans cette période tumultueuse où tout nous mène à penser au pire.Je vous prie de garder espoir. Le changement est là même si discret, la révolution est passive, individuelle parfois mais bien présente.

L’autre matin , je me suis réveillée avec la radio, en entendant parler d’un ricain à la houppe manquant de respect à l’OTAN et l’Europe . En découlèrent tout de suite les mots « possible guerre » . En entendant cela, j’avais plutôt envie de rester sous la couette bien évidemment. D’autant qu’en sortant de chez moi , je tombe nez à nez avec des photos et des unes sur les dictateurs de ce monde. Je ne veux pas me voiler la face , bien sûr une part de moi à peur et c’est ce qu’il cherchent. Nous maintenir dans une tension et un mal être constant, afin qu’on ne voit plus  les fleurs pousser en bord du chemin. « Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir » disait H. Matisse.

Pays Coutançais

Crédit photo :Dormance Petit Chat Grain

Lorsqu’on s’informe autrement, lorsque nos yeux regardent ailleurs, alors il est possible de croire à un monde nouveau. Je le sens, je l’observe tous les jours. Nous sommes à un tournant .Plusieurs personnes agissent concrètement au quotidien, par leur emploi, par la transmission d’informations différentes/ positives. Notre génération est celle qui nous succède ne sont pas si paumées, elles sont pleines d’ingéniosité et de talents. Il fallait juste un temps d’incubation , pour digérer ces années de la fin du XXème siècle implicitement sombres. Où la joie commune se résuma à gagner une coupe de foot ball, je l’ai vécu aussi, j’étais enfant. J’étais joyeuse , sans trop savoir pourquoi, emportée par l’effet euphorisant de la masse. Cette joie venait d’une fierté, nous sommes en quête de fierté ( pas de celle nationaliste extrémiste) pour notre société, pour nous même , pour l’humanité, car de plus en plus l’humain déçoit. Mais je vous jure il y a de quoi être fière de belles initiatives respectueuses de l’environnement, qui oeuvrent pour le bien être de tous, pour un nouveau style de vie. Des milliers de petites fourmis qui créent leur chemin de vie, leur entreprise, leur association.

Le monde du travail lui même est en pleine mutation, on nous focalise lourdement sur le chômage. Mais en discutant, en se rendant dans des ateliers, en faisant de nouvelles rencontres on voient bien qu’un nouveau paysage se dessine. Une partie de ces courageux chevaliers des temps modernes a compris que nous ne sommes pas fait que d’une facette, mais de plusieurs. Qu’il est possible de mélanger, d’être flexible, d’inventer, de passer de l’une à l’autre. De plus en plus de personnes veulent être à leur compte, créer leur micro entreprise, ose vendre ce qu’ils font de leurs mains, jonglent entre leurs spécialités. Il est temps de réadapter notre mode de fonctionnement , que les hautes entités acceptent qu’un changement est en place. Que les gens n’attendent plus après les politiciens pour agir , même si c’est difficile, que les subventions baissent. Et oui, il ne faudrait pas qu’on deviennent réellement libres et indépendants. Que la mutation puisse opérer que ce soit dans l’éducation, l’emploi, la manière de consommer, ou  de réfléchir du peuple. Nous sommes forts, ils le savent. Et de belles choses se créent chaque jours, je peux en attester.

Ne perdons pas espoir, cela bouge même si cela se fait doucement. Ne  laissons pas la noirceur prendre le dessus. Car nous avons la possibilité, si vraiment nous le décidons de changer les choses et de basculer l’ordre établit.

Haro sur le plastique !

Que ce soit dans les mouvements minimalistes, zéro déchet ou écolo, une des bêtes noires est le plastique. Énergivore dans sa fabrication, issu de la pétrochimie, polluant, mauvais pour la santé,  mettant des centaines d’années pour se dégrader, j’en passe et des meilleurs. Après son avènement suite à la deuxième guerre, vu comme une matière innovante et fun , le plastique de nos jours ferait mieux de disparaître de nos vies.

Concrètement il est facile de diminuer ce dernier par notre consommation. Acheter moins de produits emballés, favoriser le vrac ou les aliments vendus dans des bocaux en verre , le frais et le fait maison. Mais que faire de ses anciens ustensiles, objets, boîtes etc que nous avons chez nous depuis longtemps ?

verre vs plastique

En ce qui me concerne c’est un vrai dilemme. Beaucoup de personnes dans une démarche plus respectueuse de l’environnement et de leur santé, font le choix de se défaire complétement de ces objets démoniaques, pour  racheter des équivalents en verre, en bois ou en métal, avec très souvent en plus le tampon « Made in France ». Mais à mes yeux, ce n’est juste que déplacer le problème. Car même si nous ne les avons plus à portée de mains, ils continuent à exister chez quelqu’un d’autre , si on les a vendu ou donné. Ou pire, si on les a jeter à la poubelle, ils finiront incinérés ou enfouis, une vraie catastrophe écologique ce truc ! Alors que faire ?

Moi je ne peux me résoudre à mettre ces boites en plastique (qui sont les principaux résidus en cette matière restant dans ma cuisine) dans mes ordures. Et je n’ose pas refiler ça à un(e) autre en me disant que sa santé m’importe peu. Je les ai donc conservées, je m’en sers encore un peu, en alternant avec des bocaux en verre. Parce qu’il faut être honnête, les bocaux en verre , c’est quand même bien plus lourd dans le sac pour mettre son repas ! J’ai conscience, que je prends un risque pour ma santé en les utilisant, mais j’estime que je fais déjà pas mal d’efforts à côté pour en prendre soin. Et je suis vigilante au maximum sur mes achats au quotidien.  Certaines anciennes boites de glace me servent pour mettre de la peinture, ou faire mon henné. Je peux m’en servir pour mes achats à la coupe, ou pour les olives en vrac. Je tente tant que je peux de leur trouver une utilité. Et je casse les pieds de mon entourage pour qu’il n’en achète plus 🙂

Si vous avez des idées à ce sujet, je suis preneuse ! A votre avis, faut il changer tout son attirail culinaire de A à Z ? Ou conserver ce que l’on a déjà ?