L’affaire est dans le sac

Avec la nouvelle loi interdisant (enfin) les sacs en plastique, nous voila peut être un peu dépourvu (dès que la bise fut venue). Comment se dépatouiller au magasin ? Le 1er réflexe pour le kit de survie zéro sac plastique, est de toujours avoir de quoi mettre ses courses sur soi.  Pour un gain de place et de praticité voici quelques idées ! Évidemment cela ne va pas aider à transporter du poisson frais ou autre fromage dégoulinant . pour cela il vous faudra en plus des boites ou bocaux. Mais restons en aux éléments de base.

En tant que super héro du quotidien pour sauver la planète de l’asphyxie plastique munissez vous toujours dans votre sac :

  • d’un ou deux petits sacs à coulisse pour le vrac, on ne sait jamais…si vous étiez pris d’une envie soudaine de noix de cajou au curry en vrac.

Minolta DSC

  • Pour un gain de place , optez pour le filet à provision. Piquez celui de votre grand mère, achetez en un (cela se trouve en magasin bio, ou quincaillerie. Il existe une marque made in France : FILT) ou pour les plus manuels d’entre vous, crochetez le !

filet à provision fait mains

  • Ou munissez vous du très tendance Tote bag. Facile à coudre, mais il y en a de tellement beaux faits par de petits créateurs. autant se faire plaisir , c’est pour la bonne cause ! 🙂

Tote bag

  • Et si vous n’avez pas de sac, me diriez vous . Au moins avez vous une poche dans un de vos vêtements ? Alors ne vous séparez jamais d’un beau foulard. Pour en faire un sac , à la mode japonaise (furoshiki)

Fukoshimi

Et vous voila parés pour sauver le monde, fastoche non ? A vous de jouer, super héro du zéro déchet !

Vide ton grenier !

Quand je rentre dans les magasins de déco, de vêtements, j’ai toujours les même pensées: de 1 c’est majoritairement moche, de 2 ça ne sert souvent à rien (je parle là plutôt dans les magasins de déco) et de 3, ça finira d’ici un ou deux ans (si ce n’est moins) dans une vide grenier. Trop de magasins, trop de marchandises, trop, trop, trop. On frôle la crise de foie !

A quoi bon acheter neuf ? Je vous ai déjà parlé du fait d’acheter de manière alternative (article sur l’achat d’occasion par exemple). N’ayant pas une morphologie commune et ce qui ressort des bureaux de tendance m’intéressant peu. Je préfère bidouiller moi même, en mélangeant les styles tout en sabordant le système de consommation et de fabrication de masse. Je rêve que s’écroule ce fonctionnement de l’abondance, et de l’inutile, que les gens comprennent que l’intérêt n’est pas là. Surtout pour au final arborer la plus part du temps des tenues loin d’être élégantes et qui ne mettraient même pas en valeur une girafe naturellement majestueuse. On dirait parfois que certains stylistes s’amusent à enlaidir ou cacher le corps de la femme…

J’ai abordé le vide grenier en étant derrière le stand, quand j’étais au lycée. Cela m’a appris à me lever tôt le dimanche matin, faire des efforts de sociabilité, apprendre que tout peut se vendre, marchander et surtout ne pas lâcher une affaire. Cela a été une bonne école de responsabilisation et d’autonomisation. Les vides greniers sont des malles aux trésors, même si je ne suis pas encore du genre à jubiler face à des tas de vêtements à farfouiller, à l’idée de trouver une pépite. Je ne suis pas si fashionsita que ça. J’ai des restes de consommatrice moderne je l’avoue, il faut que les choses soient visibles assez clairement et facilement. Mon œil balaye rapidement les stands et s’accroche parfois en premier à un tissus, puis à une forme . Il est tout de même incroyable de se dire qu’une robe des années 50 ou 60 puissent arriver à nous sans bouger, lorsqu’on voit l’état de certaines actuellement ,qui ne durent qu’une voire deux saisons seulement…J’aime les vides greniers de campagne, je trouve qu’on y découvre plus de perles. Ceux de villes un peu bourgeoises comme Aix en Provence , nous permettent de trouver des vêtements plus chics et de « grandes marques ». Une des chances d’habiter dans le sud de la France, c’est que la saison des foires à tout (comme on dit en Normandie) dure presque toute l’année.

Ce qui m’amuse c’est qu’on me fait souvent la réflexion ,que je dois avoir une garde robe gigantesque, ou que je porte tout le temps des nouveautés. Certains me demandent même où ils pourraient trouver tel ou tel accessoire de mode. Ce à quoi je réponds que même si je m’intéresse à l’histoire de la mode et aux créations de certains couturiers. Je ne m’y connais pas très bien en magasins, marques, etc. Car à vrai dire certains de mes vêtements ont au moins 5 ans. Et pour le reste, que j’ai acheté récemment  vient de friperies ou de vides greniers. Car j’ai quand même envie de nouveautés parfois. Je m’accorde de temps en temps des achats neufs en magasins, qui sur une année ils doivent s’élever à 3 maximum. Donc le mot d’ordre serait d’avoir peu, mais de multiplier les assemblages, pour renouveler comme si de rien sa garde robe.

Voici quelques trouvailles ( très petites sélections sur ma collection de trouvailles de vides greniers):

Je ne parle ici que de fringues, mais bien sûr cela vaut aussi pour les meubles, objets et ustensiles en tous genres ! Finissons cet article en musique, même si ce n’est pas le style de musique que j’écoute tous les jours, ce clip se déroulant dans un marché aux puces m’a toujours amusée :

Et vous, aimez vous faire les vides greniers ?

Un petit geste pour l’homme…

En cette période décisive (on l’espère) de COP 21, même s’il serait temps que le gouvernement se positionne concrètement et que les industriels se remettent en question. Nous pouvons tous apporter notre pierre à l’édifice, un acte aussi minime soit il aux yeux de certains, reste un acte.  Voici donc mes petits riens pour le planète. Je n’écris pas cela pour me faire mousser, mais j’espère que cela vous donnera peut être des idées.

Dans la salle de bain :

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Ce que l’on se tartine sur le corps est aussi important que ce que l’on ingère. Faisant la chasse aux emballages, j’utilise des pains de savons et non des gels douche, un shampoing solide que j’achète chez Lush mais il en existe aussi en magasin bio. Et du dentifrice en pastille de chez Lush dans une petite boîte en carton.Et j’ai trouvé une crème pour le visage et un baume à lèvres dans des pots en verre. Faits mains (sur le photo):

Mon huile pour le corps que j’achète neutre et à laquelle j’ajoute des huiles essentielles. En général celle de  rose et de citron car elles ont des bienfaits pour la peau, régénératrice, drainante…

Mon shampoing sec pour les jours de flemme et pour espacer les lavages: 2 cuillères à soupe de maïzena , 2 cuillères à soupe de bicarbonate de soude, huile essentielle de citron et menthe quelques gouttes et du chocolat en poudre (pour les cheveux bruns).

Des disques démaquillants lavables que j’ai découpé dans une vieille polaire.

Des serviettes hygiéniques lavables que j’ai cousues également (en plus de la coupe). Je ne ferais pas ici un cours sur la dangerosité des tampons et des serviettes jetables,  par rapport aux produits utilisés pour les fabriquer,d’autres l’on fait beaucoup mieux. Mais les filles, je vous conseille vivement de vous pencher sur la question, c’est assez effrayant.

Une brosse à dent à tête changeable.

Dans ma cuisine:

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Inutile de faire un laïus sur le fait de manger local, de saison et sans pesticides. Je pense qu’on le répète assez.

Privilégier les emballages en verre plutôt qu’en plastique, outre l’aspect polluant dans sa fabrication, ses origines pétrolifères. Il a été prouvé que les contenants en plastique rejettent des produits toxiques dans les aliments, encore plus dans l’huile qui est très absorbante.

Acheter en vrac, en utilisant des sacs en tissus réutilisables (je vous ai déjà fait un petit article sur le sujet). Prendre sa boite à oeufs pour la remplir à nouveau. Prendre des boîtes pour mettre le fromage acheté à l’unité au lieu de le mettre dans un film plastique.

Boire l’eau du robinet et la conserver dans une bouteille en verre si on veut la mettre au frigo. (Je sais que cela va dépendre des régions, car parfois l’eau du robinet est vraiment mauvaise. Il existe des carafe filtrante pour amoindrir cet aspect.)

Quand on a le temps et la place faire un maximum soi même, ses gâteaux, ses biscuits, ses petits plats…et ce n’est pas plus cher que d’acheter du tout fait, au contraire. Et c’est bien meilleur. Je fais également mon propre vinaigre de cidre.

Pour la maison :

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Exit la javel et autres produits cracras. Je tourne avec seulement quelques produits de base qui servent à tout. Le vinaigre blanc, l’atout magique ! (qui n’apparait pas sur la photo, car je dois en racheter 🙂 ) Le bicarbonate de soude. Et le savon noir. Et parfois de la soude en cristaux.

J’ai enfin fabriqué ma lessive ! Si facile, que je me suis demandé pourquoi j’avais tant attendu pour me lancer : 3L d’eau chaude, 150 gr de paillettes de savon de Marseille, 1 poignée de bicarbonate de soude, 4 cuillères à soupe de vinaigre blanc et quelques gouttes d’huile essentielle de votre choix.

Je n’ai pas encore fabriqué mon liquide vaisselle, mais je fonctionne avec un gros bidon de produit bio que j’ai déjà depuis un an, et avec lequel je rempote régulièrement le flacon qui reste sur le plan de travail.

Je ne vous parlerai pas de tri sélectif…cela aussi on le rabâche assez. Le mieux étant encore de limiter ses déchets.

La petite astuce :

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Avoir un filet (ou un petit tote bag) toujours dans son sac à main ou son sac à dos ! Utile en toutes occasions, pas seulement pour faire les courses vous verrez ! Celui là est une antiquité, il appartenait à mon arrière grand mère, mais on peut en trouver de toutes les couleurs dans les magasins bio, mais pas seulement car une marque normande (FILT je crois) tente de relancer la mode de cet objet super pratique qui ne prend pas de place.

De quoi s’inspirer:

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No impact man un roman autobiographique d’un américain qui a décidé pendant 1 an de vivre en réduisant au maximum son empreinte environnementale. Un défi fou mais motivant !

La terre en héritage et de manière générale les livres de Jean Marie Pelt sont toujours très bien écrits, faciles d’accès, même si vous n’êtes pas des scientifiques . Jean Marie Pelt fait parti de ceux qui se battent déjà depuis des années pour le respect de la faune et de la flore. Il montre à quel point nous ne pouvons vivre sans eux, voire même nous devrions en suivre l’exemple.

L’écologie des paresseuses  je crois malheureusement qu’il n’est plus édité. Même si certains conseils sont un peu passés (pour l’épilation par exemple elle ne parle que de la machine pour s’épiler, pas de techniques orientales assez simples à faire soi même avec du miel et du sucre), car je l’ai acheté en 2007. D’autres me servent encore à l’heure actuelle, comme le répertoire des produits nocifs dans les cosmétiques, ou les recettes pour faire ses produits ménagers et autres.

En revanche, je suis complétement nulle pour éviter de gaspiller de l’eau par exemple. J’ai du mal à me lever le matin pour aller au marché . Personne n’est parfait…mais c’est déjà ça. Quoi qu’en pense certains écolos extrémistes et/ou aigris  qui cherchent la petite bête, et sont dans la comparaison voire la compétition de qui sera le plus vert possible. Au lieu de se soutenir et d’encourager. (J’ai découvert avec beaucoup d’effroi, que ces gens là sont loin d’être des bisounours, contrairement au cliché qui peut exister ).Chacun fait en fonction, de son porte monnaie, de son envie et surtout de son temps, car il ne faut pas se leurrer cela demande une certaine organisation.

 

Et vous, où en êtes vous ? Quelles sont vos gouttes dans l’océan ?