Des livres pour Noël

Bien que je vous ai conseillé de faire des cadeaux immatériels cet année, et que je compte moi même le faire. J’avoue que je ne peux m’empêcher de rêver dans les rayons de librairies, devant certaines couvertures ! J’adore les livres, je vous en ai déjà présenté sur le blog (ici , ici ,ici ou encore là )Je voulais vous montrer ma sélection de livres autour de l’écologie, que j’ai pu répérer . Une wishlist comme on dit dans le jargon 😉 A offrir ou à s’offrir pour se lancer dans l’aventure. Ou à prendre en bibliothèque.

Les gourmands :

Cat. Cuisine

 

  1. Un festin de nature d’Erin Gleeson : Des recettes végétariennes plus belles les unes que les autres. Ce livre est en lui même un très bel objet à feuilleter avec plaisir, et les recettes semblent faciles à réaliser, sans trop de produits compliqués.
  2. Fruits et légumes de Delphine Brunet : Des recettes anti gaspi pour récupérer de la peau au trognon. Bien que j’ai déjà celui de Marie Cochard sur ce thème, je serais curieuse de voir les recettes qui y sont proposées.
  3. Solutions végétariennes intestin de V. Liegois et L.Milosavlejvic:  De quoi chouchouter les ventres sensibles, tout en se faisant plaisir autour d’un bon plat.
  4. Vegan à gogo de Sarah Kramer :Je ne suis pas vegan, vous le savez je vous en ai déjà parlé sur le blog. Mais je suis quand même très intéressée par les alternatives proposées par ce courant de pensée. Et visiblement, ces recettes sont à l’usage des voyageurs ! Donc cela doit donner des recettes facilement réalisables.

 

Les pratiques :

cat pratique

  1. Tout faire soi même de Raphaelle Vidaling:  Le guide à avoir quand on veut se lancer dans la réduction de ses déchets, et être plus autonome. Il y a vraiment tout dans ce livre, faire ses cosmétiques, ses produits ménagers, sa bière etc..
  2. Notre aventure sans frigo de Marie Cochard: Le livre le plus intrigant du moment à mes yeux ! Comment vivre sans frigo, et encore plus en famille, c’est ce qu’a vécut Marie Cochard et qu’elle nous retransmet.
  3. Je fabrique mes produits ménagers de Laétitia Royant : De manière générale, je ne peux que vous conseiller, la maison d’édition Terre Vivante, tous leurs livres donnent envie. Ici on apprend à réduire ses déchets, utiliser moins de produits cracras et tout faire soi même !
  4. Comment moins dépendre du système Bernard  et Magali Farinelli : Un énorme pavé sur comment vivre en autarcie, un livre complet pour se lancer dans une aventure insolite , à la marge, mais tellement plus saine.

 

Les bienfaisants :

cat bien être

  1. Les Remèdes de santé D’Hildegarde de Bigen de Paul Ferris : Les soins naturels d’une femme incroyable du Moyen âge, dont les recettes ont traversées les âges jusqu’à nous.
  2. Hypersensibles et bien dans sa peau de Susanne Moerberg : Un livre positif, qui nous aide à appréhender notre hypersensibilité, et comprendre que ce n’est non une faiblesse, mais bien une force.

 

Les jeunesses :

cat. Jeunesse

 

  1. Les Zenfants (presque) zéro dechet  de Moret et Pichon: Pour donner envie aux enfants d’être acteurs du changement, des astuces, toujours avec humour et des bandes dessinées.
  2. Moi pirate des océans de Paul Watson :Pour faire découvrir aux plus jeunes, mais aussi aux grands,  une figure de proue de la protection des océans, un parcours de vie hors du commun.

J’ai vu récemment aussi, un livre sur la vie de Pierre Rabbhi dans la section jeunesse. Mais je n’ai pas réussi à trouver le visuel , ni des informations sur le net… Il existe également, différents bouquins autour de la biodiversité expliquée aux enfants. Je n’en ai pas un en particulier à vous conseiller, il en existe plusieurs, à vous de voir.

J’espère que cette petite sélection vous aura plu , je vous souhaite de bons moments autour du sapin !

S’offrir des expériences

Dernièrement, j’ai eu la chance d’assister à une conférence de Béa Johnson, la reine du zéro déchet. Lors des rencontres internationales du zéro déchet à Miramas. J’avais déjà lu son livre, sa conférence était donc comme une piqûre de rappel.  Noël approchant , j’avais envie de vous partager un des points qu’elle a abordé et qui m’a plu. S’il on ne veut pas créer de déchets, que ce soit chez soi, mais aussi chez les autres, s’offrir des cadeaux est un sujet délicat.

Qui dit cadeaux, dit parfois objets dont on n’a pas besoin, cosmétiques aux multiples emballages avec des produits cracras, encombrement de l’espace, etc. A t on vraiment besoin de s’offrir des cadeaux pour se dire que l’on s’aime ? Cette surconsommation des fêtes, en devient écœurante.  Personnellement j’adore faire des cadeaux, presque plus qu’en recevoir. Si l’on veut faire plaisir, en réduisant son impact écologique, la première solution pourrait être de faire soi même. Par exemple ma nièce l’année dernière avait offert à toutes les femmes de la famille , un coffret de produits de beauté qu’elle avait fabriqué elle même ! Pour ma part, j’essaye de coudre des choses, ou d’offrir des confitures, mendiants au chocolat fait maison…. Ce ne sont pas les idées qui manquent, même si vous pensez ne pas être manuel.le.s. Internet regorgent d’idées simples et sympathiques à réaliser. Ou alors un abonnement à un magazine par exemple (mais ce n’est pas hyper écolo).

L’image contient peut-être : bougies

La deuxième solution est d’offrir des cadeaux immatériels, ce que Béa Johnson appelle « offrir des expériences ». Lire la suite

Petites graines

Depuis quelques temps Natasha des Echos verts, donne des thématiques ou des défis en lien avec l’écologie sur lesquels plancher. Le défi de ce trimestre est de semer des graines vertes autour de nous. Comment agir pour sensibiliser notre entourage, que mettre en place pour créer des déclics, amener à la prise de conscience.

arbre.jpg

Comme je ne suis pas dans la moralisation ou le prosélytisme , et que je prône plutôt la sensibilisation par l’exemple. Ma première réponse à ce challenge a été : mon mode de vie et mon blog. C’est ma manière de faire passer des messages, de ce qui me tient à coeur. Oui mais voila, à force  de  lire les autres participant.e.s, je me suis dit que je restais trop campé sur mes acquis, bien au chaud dans ma zone de confort. L’autre petite graine que j’ai mise en avant dans le forum et que je voulais vous partager ici au départ. Tournait autour de mon expérience de ramassage de déchets dans la nature, quand je vais marcher.

Extrait du forum :« Petite graine et grand bonheur. Je ne ramasse pas un déchet par jour. Mais quand je vais randonner, j’essaye de prendre toujours un sac plastique pour collecter les déchets que je trouve sur mon chemin. Il est marrant de voir les réactions que cela suscite. Certains regardent, mais ne disent rien. Un papa une fois s’est arrêté pour me dire, « c’est super ce que vous faites, tout le monde devrait faire pareil » .Mais il ne m’a pas aidé. Et aujourd’hui sur le chemin du retour, le sac bien chargé après 3h de marche, j’entends un petit « hey !  » .Je me retourne et vois un jeune garçon qui nous courent après , les bras tendus et dans les mains, un couvercle et une bouteille en plastique. Emue et heureuse je bredouille un « merci, c’est super »; Il avait tout compris et moi au bord des larmes, je me suis sentie utile.et pleine de gratitude. » Photo à l’appui :

récolte gardanne

récolte gardanne

photo par Lady Stardust ce jour là

Mais, re-voila , une couche supplémentaire à mon questionnement sur mon implication dans le changement et ces graines à semer, s’est vite rajouté à tout ça ! Et c’est plutôt ce cheminement mental (qui est encore en cours) que je souhaite vous partager.

Je me suis inscrite il y a presque un an à une association mettant en place plusieurs événements me tenant à coeur : Pays d’Aix en Transition . Je voulais être dans des actions plus concrètes, mettre les mains dans la terre, aider à la mise en place de jardins partagés par exemple. Ce réseau me permet d’avoir accès à pleins d’informations, des projections de films, des ateliers , des initiations à la permaculture, etc. Mais,jusque là je n’ai réussi qu’à intégrer le projet d’un journal de bonnes nouvelles, donc rester dans ce que je sais un peu près faire « écrire », chose que je peux faire en plus seule, dans mon coin, à mon rythme… J’ai vu passer une annonce de recherche de bénévoles pour le festival de films écolos de Salon de Provence. Je n’y ai pas répondu, et je n’y suis même pas allé, alors que ça m’intéresse. Je me trouve des excuses pour ne pas participer aux séances de jardinage. Ou d’après midi ramassage de déchets organisés par d’autres asso. Bref , vous voyez peut être où je veux en venir —–> procrastination et timidité.

A la dernière réunion du journal des bonnes nouvelles, plusieurs phrases ont fait résonance en moi. « Le temps n’est plus aux actions individuelles, c’est bien mais insuffisant. Il est temps de passer à la vitesse supérieure. Au collectif. Agir à plusieurs, en masse, pour vraiment créer le changement. » « Savoir pourquoi et comment on s’engage, que ce soit pour ce projet ou un autre, ce que l’on projette là dedans.  » BIM Grosse claque. J’agis dans ma bulle au quotidien. Je me positionne plus facilement comme médiatrice, informer, faire connaître aux amis, aux gens que je rencontre, telle initiative, tel événement. Sans plus réfléchir. C’est peut être moins impliquant (?). Défi de parler de ce qui nous touche sans être expert en la matière. Trouver sa légitimité. Trouver le bon équilibre entre notre envie d’implication et nos réels capacités.Tout en allant de l’avant parfois.  D’un point de vue général : Comment mettre en place des actions pour réveiller la fibre verte chez des inconnus , lorsqu’on a du mal à s’intégrer dans des groupes, se mettre en avant et que notre confiance en nous vacille selon les jours ? Par quel biais faire basculer le point de vue ?

... : Des graffitis en mousse végétale, le street art version écolo

Voici où j’en suis, que faire de plus et comment ? Organiser des ramassages de déchets-concerts ? en dansant c’est plus marrant.  Faire du théâtre forum en suivant les gens dans la rue un sac de déchets à la main « C’est à vous ?  il faudrait le récupérer maintenant , hein ! » 😀 Me servir de mon expérience d’animatrice pour mettre en place des ateliers ? En tout cas, ne pas me reposer sur mes lauriers….Oser se frotter peut être à un public qui semble se ficher de l’environnement . Oser interpeller. M’intégrer dans la « communauté » pour de vrai. Dépasser la ligne jaune et cesser de croire que ce que je fais est assez. Voir plus loin, plus grand. Vaste programme. ( la trouille…)

Qu’en pensez vous ? Et vous, quels sont les graines que vous semez ? Que me conseilleriez vous de mettre en place ? Comment imaginez vous des actions sur la transition qui pourrait vous séduire ?