Brunch & Troc

L’univers du prêt à porter peut représenter pour certain.e.s une tentation constante. De la mode pas chère, qui renouvelle sans cesse ses stocks pour donner toujours envie. On nous affole avec des soldes, des promos, des offres exceptionnelles,  créant le besoin. Mais derrière cela une face obscure se tapit ( je vous en vais parlé ici avec de magnifiques photos..hum). Pour contrer cette surconsommation, il existe bien des alternatives.

Récemment ma copine et blogueuse Marion à proposé d’organiser chez elle un brunch particulier. Un moment convivial entre copines ,et copines de copine, et ainsi de suite. Autour de bonnes choses à déguster, et surtout de quoi troquer. Le principe est simple vous apportez de quoi grignoter et aussi ce dont vous ne voulez plus, vêtements, bijoux, cosmétiques ou objets.

C’est à ce moment là qu’on comprend à quel point nous accumulons, gardons pour on ne sait quelle raison. Il existe maintenant plusieurs méthodes pour faire du tri chez vous, selon Marie Kondo , Béa Jonhson ou d’autres encore. Nous entendons parler de plus en plus de minimalisme, de garde robe capsule. Tout cela vise le même objectif. Réduire notre consommation et surtout comprendre que nous n’avons pas besoin de beaucoup pour être heureux. Et dans le cas des vêtements nous n’avons pas besoin de beaucoup de pièces, tout est une question d’associations multiples avec quelques éléments basiques. En achetant moins, nous pouvons donc nous permettre de nous offrir des vêtements de petits créateurs, de meilleure qualité, et/ou fait en France dans des matières respectueuses de l’environnement, des employés et de nous même par la même occasion.

 

La question de base est « Ai-je vraiment besoin de ça ? Qu’est ce que cela m’apporte de le posséder/ de l’acheter ? » . Le but n’est pas d’être dans une frustration, mais de comprendre que le plaisir que nous apporte le fait d’acheter un objet est éphémère. Et que nous pouvons trouver ce bien être ailleurs. Face à sa penderie, son placard , il est temps de s’interroger  » Depuis quand n’ai je pas porter ce vêtement ? Ou utiliser cet ustensile ?  » Pour un objet, si nous l’avons en double ou en triple, le tri est facile à faire. Nous pouvons aussi prêter, nos dvd, livres, ou notre machine à raclette dont on ne se sert jamais ou 1 fois l’an. C’est une manière de faire vivre ce que nous possédons, si nous ne sommes pas prêts à nous en séparer. Chaque objet a une histoire, il existe des liens sentimentaux ,c’est donc compliqué de s’en défaire parfois. Le tout est de le faire pas à pas. mais après…quel sentiment de légèreté !

 

Après plusieurs essayages, des rires, de bonnes discussions. Nous sommes reparties chacune avec de nouveaux éléments , nous délestant d’autres. Mais nous avons décidé, que ceux qui n’avait pas trouvé une nouvelle maison. Seraient donné à La fibre solidaire, un association sur le Pays d’Aix  récupérant de « vieux » vêtements qui finissent soit en boutique , soit dans un atelier de couture, le tout permettant la réinsertion et l’apprentissage. Une autre économie peut exister, c’est à nous de la créer !

Alors ? Prêt.e.s à faire le tri et troquer ? Prêt.e.s à organiser cela chez vous, au travail, ou dans votre village ou votre cours d’immeuble ?

 

Home sweet home

Il y a quelques jours Zelda nous présentait son appartement : ici. L’idée est de s’inviter virtuellement les uns les autres. De mettre en avant des intérieurs qui ne sont pas des copies de catalogue. Des lieux de vie, petits ou grands avec  moult détails et petits défauts, quelques grains de poussières par ci par là, mais surtout la chaleur humaine qui l’emplit, l’histoire des objets qui les peuplent. Selon l’adage « Pour vivre heureux, vivons cachés », j’ai hésité longtemps à participer, même si j’aimais l’idée de ce type d’article.  Puis j’y ai vu le moyen d’en profiter pour continuer à partager avec vous ma manière de consommer, mon rapport au matériel, mon mode de vie, etc. Et le tour sera vite fait, car j’habite dans un studio.

Donc, bienvenus chez moi !

Voici l’entrée.

Sur la porte j’ai mes petits grigris. Un triangle de protection abracadabra que j’ai écrit à la plume et qui me suit depuis ma chambre d’ado. Mon chat « magique » (c’est moi qui lui ai prêté ce pouvoir)  trouvé sur un marché de Noël, fabriqué par un créateur italien. Et une tête de Ganesh, offerte ou plutôt troquée contre des sacs que j’avais cousu, avec un collègue de travail. Sur l’étagère, il y a trois petits détails que j’aime et qui me suivent aussi depuis longtemps. Une bougie de l’église des Baux de Provence. Une illustration que j’avais trouvé à Vannes (Bretagne) qui représente une funambule dont le fil surplombe une galaxie, avec dans ses cheveux une sorte de couronne d’épines. Elle semble forte et pleine d’assurance. Enfin, un élément cher à mon coeur (mais comme tous les objets présents chez moi vous verrez) un panneau qu’avait fait mon grand père maternel où il est écrit: Lou cabanoun d’A. . A l’époque, je ne vivais pas encore dans le Sud, mais en Champagne. Je venais chez mes grands parents pour les vacances. Un été, j’ai eu l’immense joie de trouvé une cabane fabriqué par mon papi, en tissus et en bois. Avec cet écriteau dessus, c’était bien ma petite maison, sans aucun doute !

Un petit tour ; vers la droite.

La salle de bain.

L’affiche « Costumer le pouvoir » je l’ai ramenée de ma visite du Centre National du Costume de Scène à Moulin (Allier). Même si lorsque je m’y suis rendue, l’expo était autour de Shakespeare, c’est cette affiche qui m’a tapé dans l’oeil. Cette image me donne beaucoup de force (elle me fait rêver aussi), et surtout me permet de ne pas oublier ce qui me tient à coeur, le théâtre, la couture, l’histoire et que les femmes sont des êtres puissants. Un peu comme la carte postale présente actuellement sur mon meuble sous le miroir. J’aime m’entourer de petites touches inspirantes, je change régulièrement les cartes postales qui décorent mon studio. Ma boîte à bijoux a aussi un lien sentimentale, elle a été personnalisé par ma mère, lorsque j’étais enfant, avec mes initiales, un décor végétal et des colonnes grecques (car a l’époque j’étais fan de mythologie grecque). Je suis très heureuse d’avoir ce type d’objet maintenant. Au bout, on aperçoit un coquelicot en tissus et une boîte de récup peinte de mes mains. Et a moitié caché, il y a un tube de rouge à lèvres vintage Yves Saint Laurent.

Ma bibliothèque

Vous l’avez souvent vu apparaître sur le blog. Et je vous ai déjà parlé de mon rapport aux livres .C’est le coin le plus chargé de mon petit chez moi…J’ai trouvé ce meuble sur Leboncoin. Tous mes meubles sont d’occasion, sauf l’electro ménager. Mes livres sont rangés selon des catégories qui me sont propres..Je suis de cette génération qui a acheté des cds, donc pour l’instant je les garde, j’ai du mal à m’en défaire. Mes objets slaves, glanés sur les vides greniers et leboncoin. Les Matriochkas à droite sont très anciennes, mon père les a ramené d’un voyage en Russie, du temps où cela s’appelait encore URSS. L’ illustration de Dita Von Tease est d’  Anthony Jean (c’était un beau cadeau surprise) elle détonne un peu avec le reste de ma décoration, mais cela fait référence aussi à une partie de ce qui me plait : le vintage et le burlesque. Deux autres illustrations accompagnent Dita, mais sont plus dénudées et je les verrai mieux dans une chambre. Pour l’instant n’ayant qu’une pièce elles attendent sagement…bientôt j’espère,pouvoir les afficher. A droite,ma colocatrice, Madame de Perleminouze, enfin c’est son nom pour le moment. J’avais demandé à mes amis sur un certain réseau social, des idées de noms…j’en ai tout un tas sous le coude,je verrai à l’usage. Pour l’instant, elle porte le nom d’un personnage de la  pièce « Un mot pour un autre » de Jean Tardieu dans laquelle j’ai joué.

La cuisine:

Mon appartement est un meublé, peu de choses m’appartiennent. Et au final, cela me convient bien. La cuisine est minuscule,  (point qui fait que je compte déménager). La gazinière m’a accompagnée depuis la Normandie. Le frigo, et les meubles de rangement ne m’appartiennent pas.  Le frigo que j’avais dans mon ancien appartement est actuellement prêté à mon oncle. Mais concrètement , je ne vois pas l’intérêt d’en avoir un. A part peut être pour le congélateur. Je mange principalement des fruits et légumes frais que je cuisine rapidement, et que je réapprovisionne très régulièrement, et qui n’ont donc pas besoin d’être conservés au réfrigérateur. Cela m’était vraiment flagrant en Normandie. En Provence, en période estivale, cela est tout de même un peu utile…Je souhaiterais tout de même, trouver une alternative… On voit mon vinaigrier, où je fais mon vinaigre de cidre. Et tous mes bocaux pour le vrac.

Encore un peu vers la droite.

Cette table qui me sert à tout: manger, écrire et coudre….

« Le coin salon » comporte beaucoup d’objets d’occasion. Les valises qui me servent de rangement sont un héritage familial. Ma lampe cône de sécurité vient d’un magasin que j’adorais lorsque j’habitais en Normandie : Tri tout Solidaire. Un équivalent à emmaus. Le reste vient du site leboncoin (oui a un moment j’y passais des heures…) et Troc de l’ile. J’ai recouvert les deux coussins allant avec le canapé de la propriétaire avec un tissus venant d’une de mes anciennes jupes. Et plaid qui n’en est pas un , est en fait une nappe blanc cassé et doré, à laquelle j’ai rajouté des élastiques pour la faire tenir au dossier.

Le coin dodo

Comme le but de cet article est de montrer les choses telles qu’elles sont. J’ai donc laissé quelques affaires à vu. Les sacs qui traînent,sont respectivement des livres et des vêtements que je souhaite donner, troquer… Ici on peut voir deux éléments que j’aime particulièrement et qui ont fait le voyage avec moi à travers la France. Le coffre en bois et le tapis Kandinsky. Encore des trouvailles du boncoin. Je me revois nettoyer le coffre avec du st marc, dans ma petite salle de bain de Coutances, avec mon compagnon de l’époque. Pour retirer la couche de peinture argentée qui le recouvrait. Je suis allée le chercher dans un joli pavillon de la cité administrative de Saint Lô, je ne sais plus si c’était chez le sous préfet, le préfet. En tout cas, c’était un personnage haut gradé ! Je suis contente d’avoir une histoire pour chacun de mes meubles. Malheureusement manquant de place et de rangement. Ma « penderie » est un système dt’attache sur une barre du lit mezzanine.

Quelques détails

Actuellement, je souhaite changer de logement, j’aime ce petit cocon très lumineux ;mais je me sens de plus en plus à l’étroit. Le charme du retour à un mode vie à l’étudiante et le plaisir d’être en plein centre ville s’estompe quelque peu. Mais cela m’a permis de comprendre ce que je voulais, ce dont j’avais besoin ou non. Au départ, je vivais mal le fait de ne pas avoir les quelques meubles que j’avais ramenés de Normandie. Je passais mon temps à regretter le super canapé que j’avais dû y laisser. Cela m’embêtait de devoir faire attention de ne pas abîmer ceux de ma propriétaire, je le voyais plutôt comme une contrainte. Maintenant, je vois les choses différemment. J’apprécie le fait de me sentir légère matériellement. De pouvoir m’envoler facilement pour un autre nid. En gardant l’essentiel, que ce soit d’un point de vue pratique ou sentimental. Je suis même prête à revendre cette bibliothèque pour en racheter une dans mon prochain appartement. Finalement, est ce si important ? Je retrouverai toujours ce type d’ameublement basique d’occasion ailleurs. Il m’arrive encore de rêver devant des grosses pièces en vide grenier, en me disant « aah si j’avais une maison ». Ce qui compte au final, est plutôt que j’ai un lieu où je me sente bien, où j’ai la place de créer, de cuisiner, et pas d’investir dans le dernier meuble IKEA que tout le monde a. D’être entouré de quelques objets qui ont une réelle histoire, le reste est superflu.  Pour moi posséder peut être synonyme d’inquiétude et d’anxiété.Ce qui m’amuse également, est que la valeur de ce qui m’entoure ne se place pas dans ce qui coûte cher. Même mes appareils de  » nouvelles technologies » sont des vieilleries. Les cambrioleurs, n’auraient rien a se mettre sous la dent chez moi. Ce qui me fait un bien fou !

Et vous ? Quel rapport entretenez vous avec les objets et meubles qui habillent votre logement ? 

 

Vide ton grenier !

Quand je rentre dans les magasins de déco, de vêtements, j’ai toujours les même pensées: de 1 c’est majoritairement moche, de 2 ça ne sert souvent à rien (je parle là plutôt dans les magasins de déco) et de 3, ça finira d’ici un ou deux ans (si ce n’est moins) dans une vide grenier. Trop de magasins, trop de marchandises, trop, trop, trop. On frôle la crise de foie !

A quoi bon acheter neuf ? Je vous ai déjà parlé du fait d’acheter de manière alternative (article sur l’achat d’occasion par exemple). N’ayant pas une morphologie commune et ce qui ressort des bureaux de tendance m’intéressant peu. Je préfère bidouiller moi même, en mélangeant les styles tout en sabordant le système de consommation et de fabrication de masse. Je rêve que s’écroule ce fonctionnement de l’abondance, et de l’inutile, que les gens comprennent que l’intérêt n’est pas là. Surtout pour au final arborer la plus part du temps des tenues loin d’être élégantes et qui ne mettraient même pas en valeur une girafe naturellement majestueuse. On dirait parfois que certains stylistes s’amusent à enlaidir ou cacher le corps de la femme…

J’ai abordé le vide grenier en étant derrière le stand, quand j’étais au lycée. Cela m’a appris à me lever tôt le dimanche matin, faire des efforts de sociabilité, apprendre que tout peut se vendre, marchander et surtout ne pas lâcher une affaire. Cela a été une bonne école de responsabilisation et d’autonomisation. Les vides greniers sont des malles aux trésors, même si je ne suis pas encore du genre à jubiler face à des tas de vêtements à farfouiller, à l’idée de trouver une pépite. Je ne suis pas si fashionsita que ça. J’ai des restes de consommatrice moderne je l’avoue, il faut que les choses soient visibles assez clairement et facilement. Mon œil balaye rapidement les stands et s’accroche parfois en premier à un tissus, puis à une forme . Il est tout de même incroyable de se dire qu’une robe des années 50 ou 60 puissent arriver à nous sans bouger, lorsqu’on voit l’état de certaines actuellement ,qui ne durent qu’une voire deux saisons seulement…J’aime les vides greniers de campagne, je trouve qu’on y découvre plus de perles. Ceux de villes un peu bourgeoises comme Aix en Provence , nous permettent de trouver des vêtements plus chics et de « grandes marques ». Une des chances d’habiter dans le sud de la France, c’est que la saison des foires à tout (comme on dit en Normandie) dure presque toute l’année.

Ce qui m’amuse c’est qu’on me fait souvent la réflexion ,que je dois avoir une garde robe gigantesque, ou que je porte tout le temps des nouveautés. Certains me demandent même où ils pourraient trouver tel ou tel accessoire de mode. Ce à quoi je réponds que même si je m’intéresse à l’histoire de la mode et aux créations de certains couturiers. Je ne m’y connais pas très bien en magasins, marques, etc. Car à vrai dire certains de mes vêtements ont au moins 5 ans. Et pour le reste, que j’ai acheté récemment  vient de friperies ou de vides greniers. Car j’ai quand même envie de nouveautés parfois. Je m’accorde de temps en temps des achats neufs en magasins, qui sur une année ils doivent s’élever à 3 maximum. Donc le mot d’ordre serait d’avoir peu, mais de multiplier les assemblages, pour renouveler comme si de rien sa garde robe.

Voici quelques trouvailles ( très petites sélections sur ma collection de trouvailles de vides greniers):

Je ne parle ici que de fringues, mais bien sûr cela vaut aussi pour les meubles, objets et ustensiles en tous genres ! Finissons cet article en musique, même si ce n’est pas le style de musique que j’écoute tous les jours, ce clip se déroulant dans un marché aux puces m’a toujours amusée :

Et vous, aimez vous faire les vides greniers ?