Comme vous avez pu le lire précédemment, je me suis rendue à Poitiers pour l’inauguration de l’effet bocal. Je souhaitais partager avec vous ces deux jours passés dans cette jolie ville.
Je suis arrivée sous la pluie battante accompagnée de grêle. Il m’en faut plus pour me décourager. Protégée de mon élégant poncho de pluie… je suis partie à l’assaut de la ville. J’avais bien sûr ,comme à mon habitude, des adresses en poches à tester, et des lieux à visiter. Mais parfois il faut être souple et s’adapter à ce qui se présente à nous. Ce déluge à bien sûr raccourci mes premières heures de visite dans la ville, j’ai souhaité me réfugier au plus vite. Le salon de thé que j’avais noté sur ma liste étant finalement fermé, j’ai découvert tout près un super lieu ! Je n’ai pas perdu au change.
La fée d’ébène (rue carnot) est un salon de thé bio, magasin de créateurs locaux et du Burkina Faso, où l’on peut également trouver des friandises du coin. Donc tout ce que j’aime ! J’y ai dégusté des biscuits sans gluten locaux, avec une tisane…de légumes ! oui vous avez bien lu, cela m’a intrigué, je voulais donc tester. Un gout nouveau, atypique, mais très agréable. Et pour ma plus grande chance, ce jour là, il y avait une formule proposée : massage + thé. Ayant du temps avant de me rendre sur mon lieu d’hébergement, j’en ai profité pour me faire chouchouter.
Après ce doux moment, il était temps de prendre le bus pour me rendre à l’Auberge de Jeunesse. Un bail que je n’avais pas dormi en auberge, mais j’avais vu qu’elle se trouvait dans la nature, et avait un beau parc, ce qui m’a donné envie. Et cela m’a permis de refaire ma carte d’adhésion, pour mes futurs voyages. Comme souvent elle se situe à l’extérieur du centre ville, un arrêt de bus vous dépose à deux pas. Pour ma part, j’ai eu la flemme de retourner en ville pour la soirée. J’ai profité du calme du beau parc, à bouquiner et papoter avec la personne qui partageait ma chambrée.
Comme je le dis souvent, il n’y a pas besoin de partir bien loin pour se couper du quotidien, s’émerveiller devant de nouveaux paysages et façades. Avec mon acolyte Lady Stardust, nous avons décidé d’aller visiter Avignon et ses environs. L’une et l’autre avec des idées de lieux à visiter et de restaurants à tester. Et bien sûr, au gré de nos pas, notre programme s’est modifié. Avec joie, car c’était pour faire de belles découvertes. ( étant partie sans mon appareil photo, je ne me suis servie que de mon téléphone, certaines photos sont donc de moyennes qualités, j’en suis désolée)
Arrivée avant ma copine,une fois descendue du bus, je me suis dirigée vers l’office du Tourisme non loin de là. Il nous fallait bien un plein de la ville, pour jouer aux vraies touristes. Puis je me suis offert – à quelques mètres de là- un jus de fruits frais chez Töst, afin de me donner du peps pour la journée !
Une fois rassemblées, nous voila parties direction Villeneuve-lez-Avignon. En profitant pour nous régaler des belles façades anciennes du centre ville. Nous perdant exprès dans les rues afin d’explorer et de nous repérer. C’est comme cela que Lady eut le nez fin, attirée par un petit panneau, nous somme tombées sur le tout petit restaurant-traiteur Subito rue Saint Etienne. Qui à mon grand plaisir propose quelques plats sans gluten. Des plats inspirés de la cuisine italienne. Ni une , ni deux nous voila dégustant de délicieux petits gâteaux à la crème de marrons (sans gluten).
Le ventre plein et la mine joyeuse, il était temps de prendre le bus pour Villeneuve -lez-Avignon. Point important que nous avons appris ce jour. Même si seulement le Rhône la sépare d’Avignon, cette ville ne fait pas partie du même département, ni de la même académie. Donc sur les horaires de bus pour les périodes scolaires, faites attention, regarder bien si c’est un transport en commun du Gard ou du Vaucluse. Une fois sorties au niveau de la Tour Philippe Le bel, en longeant de belles bastides aux pierres apparentes et couvertes de glycines, il est facile de rejoindre le parc de Mourges , qui doucement mais sûrement nous fait grimper sur la colline. En plus d’y avoir un belle vue, on y trouve, une chapelle, un théâtre de verdure et d’autres vestiges des temps passés.
Par la suite, nous nous sommes perdues encore dans les rues, en prenant plein les yeux à chaque coins et recoins. Pour ma part, j’ai eu un vrai coup de coeur pour Villeneuve. Pour les amoureux de vieilles pierres et d’histoire il y a de quoi faire ! Nous, nous voulions surtout voir l’abbaye et son jardin italien, perchés en haut de la colline faisant face au parc. Un lieu magnifique, d’autant plus en cette saison. Avec un panorama incroyable. J’ai été agréablement surprise concernant l’exposition photos (mais pas que) temporaire sur les écorces y prenant lieu. Je ne pensais pas que cela me plairait autant. Je vous recommande vivement ce lieu.
Sur le chemin en allant à l’abbaye, nous avions repéré le restaurant parfait (enfin pour moi) vegan, bio, local, sans gluten et tout le toutim. Appelé Naturabsolu .Donc nous avons déjeuné là , et quel régal !!! Encore une belle adresse, découverte au hasard.
Il était temps de repartir vers Avignon pour voir bien sûr son fameux pont (qu’il vaut mieux voir d’en haut, plutôt que de payer pour danser dessus), et le Palais des Papes.
Et avant de partir, encore par une auguste fortune nous avons découvert la maison Jean Villar , fondateur du festival de théâtre d’Avignon . En tant qu’amatrice de théâtre et de costume j’étais ravie 🙂 Même si les costumes étaient placés en hauteur, et donc difficilement visibles.
Une journée bien remplie, retour par la belle Rue de teinturiers pour retrouver notre covoiturage. Je retournerai sûrement sur Avignon pour faire ce que je n’ai finalement pas visité cette fois là comme le musée Voulan. Retourner chez Naturabsolu, et tester d’autre lieux végétariens, ou déguster les célèbres freakshakes par exemple (des milkshakes géants et gourmands).
Il existe des lieux qui très rapidement peuvent vous couper du quotidien. Où en quelques instants, vous oubliez votre matinée voire votre semaine de travail . Où l’on se sent en vacances même si ce n’est pas le cas, pour peu que le soleil soit au rendez vous. C’est ce que j’ai ressenti en visitant le village de Fontaine de Vaucluse.
Depuis le temps que je souhaitais visiter ce petit coin du Vaucluse, à quelques minutes d’Avignon, me voilà comblée. C’est grâce à ma copine blogueuse et photographe Laura Sauvage, qui a grandit non loin de là, que j’ai pris le temps d’enfin me rendre dans ce joli village. Elle a voulu me faire découvrir ce lieu touristique fait de pierre et d’eau.
Bien sûr par son nom, on peut se douter que l’eau est omniprésente, à un point tel qu’un moulin hydraulique y a été construit. Un moulin pour fabriquer du papier !! Et c’est bien cela qui m’ a toujours donné envie d’y aller.
Nous avons eu la chance de pouvoir profiter de ce bel endroit, sans trop de touristes. Sinon c’est foule monstre. Les terrasses colorées et tentantes en bord de rivière encore fermées nous font de l’oeil, paisibles rêveries d’un vide serein. L’ italien, l’allemand, et les mots de Pétrarque le poète humaniste courent dans les rues et sur les murs. Tout se mélange sous le bruit de l’eau forte et fraîche des neiges fondues. Nos pas se dirigent premièrement vers le moulin de Vallis Clausa. Pour nous y rendre, une galerie abritant des artisans et des gourmandises un peu triste hors saison. Cette roue tournant sans fin, au rythme des remous m’a fasciné. Toute l’intelligence et le savoir en cet objet ayant traversé les âges, on frôle l’infini et ça donne le tournis.
Puis nous voila face aux marteaux, aux bassins, aux grilles et tout cet univers suspendu dans le temps. Juste à observer, c’est déjà impressionnant. J’aurais aimé en savoir plus.
Le moulin mène au magasin, ou bien est ce l’inverse. La tentation est forte, les papiers se parent de fleurs, de feuilles en tous genres, de robes aux couleurs changeantes . Ils se changeront en cahier, en cartes postales, ou feuille libre comme l’air.
Puis il fallut prendre un peu de hauteur. il était temps de découvrir LE Trou.. L’œil bleu où tout se passe, d’où tout vient. Qui a ses caprices, parfois vides, parfois plein. Nous avons été chanceuses. Il était repu de glacier . Mais par où passe le précieux liquide ? c’est là que réside le mystère. Il y a forcément un truc ! C’est la magie de la nature. A bien regarder, on peut observer des vestiges des passages d’autres rêveurs marcheurs comme nous.
La tête en prend plein les sens, pour qui aime randonner il y a des grottes à découvrir, un château perché, pour ceux aussi amateurs d’histoire peuvent se rendre au musée traitant de la deuxième guerre mondiale et faire un saut dans les époques en se rendant dans l’église médiévale de la ville et pour les amoureux des lettres vous pourrez vous réfugier au musée et à la librairie consacrés à Pétrarques. Puis finir en mangeant une glace artisanale à la figue et à la lavande.
Pour celles et ceux qui seraient tentés par la découverte de ce village provençal. Je ne peux que vous conseiller d’y aller en période creuse sous le soleil, pour profiter pleinement du lieu.