Mois: août 2015
T’as pas dit le mot magique !
Dans la vie, il est beau de savoir donner, mais il est tout aussi important de savoir recevoir. Dire merci, être reconnaissant. Pas si évident, parfois…
Dans un des cahiers de développement personnel des éditions jouvence (dont j’espère vous parler bientôt), il y avait un exercice qui consistait à écrire à une personne ou plusieurs qui vous a fait du bien ,pour le/les remercier. Histoire de se rendre compte que nous ne sommes pas entouré que de négatif.
Je pourrais remercier ma mère de m’avoir soigné, quand je croyais mourir, incarnant tout à la fois Sarah Bernhardt et les tragédiens grecs, alors que je n’avais qu’une grippe. Remercier mes amis pour ces moments de rire, de complicité et leur écoute. Tout ces artistes, et amis qui ont jalonné mon enfance par des chansons, des histoires fantastiques et des blagues. Mais je souhaiterais remercier une inconnue.
Il y a quelque temps j’ai quitté la Provence pour aller en Normandie. Bien que l’acclimatation prit quelque temps, j’ai eu l’impression en 3 ans de mûrir plus que les 10 années précédentes. J’y ai crée un réseau amical restreint mais fort. J’y avais fondé des habitudes, un rythme de vie et un mode de fonctionnement qui m’étaient propre . Et j’avais trouvé la ville qui remplissait la plupart de mes critères. Mais voila, séparations amoureuses, chômage, déménagement des amis, pour résumer rapidement, les choses de la vie. Ont affecté mon moral. J’ai donc décidé sur un coup de tête de rentrer dans le sud. C’était mon choix. Il le fallait. Mais ce fut un profond déchirement.
Le jour du départ fût un au revoir au goût amer. La route fut longue, stressante. Lors de notre premier arrêt, mes parents et moi, nous nous sommes arrêtés dans une zone suburbaine pour dormir dans un hôtel d’une célèbre chaîne. Et comme dans toutes ces zones non loin de l’hôtel, il y avait un restaurant d’une autre chaîne. Loin d’être seuls dans cette auberge factice, je repère entre autre, à 2 tables de nous, quatre personnes aux cheveux grisonnants parlant joyeusement. Je me dis que ça doit être une sortie entre vieux copains et je trouve ça chouette (oui j’utilise le mot chouette). Pendant le repas, sans réel déclencheur, mes nerfs craquent et les larmes coulent à flot. Me cachant tant bien que mal, et me calmant rapidement. Je me sens un peu gênée. Quelques grosses minutes après, cette fameuse tablée se lèvent pour quitter les lieux. Passant à côté de nous, ils s’arrêtent pour tailler le bout de gras et plaisanter avec mes parents. Je ne sais plus ce qu’il s’est dit, je ne sais plus comment la discussion s’est mise en marche. Tout ce que je sais, c’est que durant ce bref échange une petite dame s’est mise a mes côtés. Une mamie gâteau comme sur les paquets de café et de yaourt, le chignon en moins. Une petite femme replète et dynamique le sourire aux lèvres, avec un corps contre lequel on a envie de se blottir. Qui discrètement a posé son bras autour de moi et m’a serré contre elle à la fois doucement et fermement. Je n’aime pas toujours quand on me touche, surtout quand cela vient d’inconnu. Mais là, c’était tellement fort…j’ai senti sa chaleur, sa gentillesse. Elle ne me regardait même pas. Mon corps a été comme soulagé, soutenu. Mon esprit réchauffé. Puis ils sont partis comme si de rien.
C’est elle que je souhaiterais remercier, merci pour cette chaleur humaine, pour ce don, ce geste gratuit. Sans rien en retour, offre imperceptible. J’y repense toujours avec émotion. J’y repense surtout quand mon moral est en berne, quand la vie et les rapports humains me semblent compliqués. Cette femme me redonne foi en l’humanité et me pousse à croire en la bonté. Sans chercher plus loin, car autant elle maltraite des petits chats en cachette, mais je m’en fiche. Pour une fois, je me calque sur l’instant. Une parenthèse simple et belle , comme elle.
Festival Ho’oponopono etc.
Direction les Mines de Bruoux à Gargas (non loin de Apt) pour la première édition du Festival Ho’oponopono. Tout commence par un Aloha ! Le Lieu est magique. Cuisine et jus crus, world musique et électro au programme.
Un brin hippie, mais l’ambiance est bon enfant. Pour ceux qui connaissent le principe de la pensée positive ho’oponopono , le lien avec ce festival, à mes yeux, n’est que le nom. A part quelques pancartes avec les mots clés du mantra de base « désolé, pardon, merci, je t’aime ». Mais il n’y avait ni conférences, ni explications, ni stands où trouver les ouvrages en rapport, ce que j’ai trouvé un peu dommage. Voici un résumé explicatif que j’ai pu trouver sur internet: « Ho’oponopono est issu d’une très ancienne tradition Hawaïenne qui s’est transmise oralement de génération en génération. Cet « art » de vivre, cette philosophie se pratiquait pour aider à rétablir la paix en soi mais également pour rétablir la paix au sein d’une communauté, d’une famille quand survenaient des problèmes relationnels ou des enjeux importants. Il permettait d’apporter l’apaisement et la réconciliation en rétablissant l’équilibre par la médiation et le pardon mutuel. » A part cela, je me suis régalée de la cuisine cru, j’ai découvert des saveurs, et de bonnes idées de recettes. J’ai rêvé et dansé sur des airs qui évoquent les mythes et légendes, dans des langues inventées.
Quitte à être dans un beau coin de France,(après un petit plongeon rafraîchissant plus que nécessaire dans la piscine de la chambre d’hôtes: La Bastide du Jas http://www.labastidedujas.com/). Le lendemain s’est changé en visite de villages pittoresques. Saignon où j’ai passé la nuit, Bonnieux pour voir les oeuvres de J.R. Et arrêt à Silencio sur la route de Lourmarin, lieu éphémère de culture et de restauration sur la propriété d’Agnès Varda. Plateaux de fromages locaux et thé glacé, à l’ombre de beaux arbres, ayant comme seul bruit environnant le vent dans les branches. Une belle parenthèse…
(Merci à Maud de m’avoir embarquée dans cette aventure.)












































