Voyager autrement : les auberges de jeunesse

Hello ! Si vous suivez mon blog et mes aventures depuis quelques temps vous savez que mon mode de vie est loin des hôtels de luxe et des longs voyages en avion. J’aime voyager simplement, même si confortablement, en privilégiant les rapports humains et les petits bonheurs accessibles. Je vous ai déjà parlé de comment je me déplaçais le plus souvent en covoiturage , en train ou en bus. Je vous ai également partagé ma première expérience de séjour en air bnb . Et je vous ai souvent cité rapidement les auberges de jeunesse où je me rendais. Aujourd’hui; je souhaiterais plus particulièrement vous présenter ce type d’hébergement…Et je ferai d’autres articles dans cette thématique pour vous en présenter d’autres 🙂

Youth Hostel Metal Tin Sign Man Cave Staging Prop Kitchen Decor Kids Room

 

Actuellement les auberges de jeunesse n’ont plus le vent en poupe, beaucoup ferment. Avec l’arrivée de air bnb ou de sites proposant de réserver des hôtels ou chambres d’hôtes à prix cassés. Mais ce type de logement de vacances existent depuis très longtemps, lorsque l’on se rend là bas , c’est aussi pour son histoire et ses valeurs.

Un peu d’histoire :  Les auberges de jeunesse ont été crées au début du 20ème siècle en Allemagne par Richard Schirrmann dans l’idée de rallier les peuples, amener la jeunesse à se déplacer, se rencontrer. « Notre oeuvre des auberges de la Jeunesse ne veut pas seulement servir la Nation, mais elle veut, dans une collaboration internationale frayer la route à la compréhension mutuelle et à la réconciliation des peuples ». C’est principalement Léo Lagrange et Marc Sagnié qui ont importé le principe en France, et tout cela a pris de l’ampleur avec les congés payés en 1936 . « L’auberge de jeunesse n’est pas un hôtel bon marché à l’usage de jeunes gens pauvres. C’est davantage et c’est mieux. C’est le lieu de rencontre  d’une jeunesse de toutes origines et de toutes conditions, rassemblée sous le signe de l’amitié et qui, sans autre contrainte que celle qu’elle s’est librement donnée, prépare sous la diversité des apparences l’unité réelle d’un monde nouveau » L.Lagrange Puis très rapidement , l’idée s’est propagée dans plusieurs pays du monde , véhiculant toujours le même état d’esprit : le gout du voyage et des rencontres; l’enrichissement des individus par le partage culturel, la découverte de la nature, le désir de construire un monde meilleur… « Conjurer les nationalismes, consolider les forces de la Paix et apprendre aux jeunes à mieux se connaître et à s’aimer » M.Saigner .Et maintenant, les auberges s’ouvrent à d’autres luttes comme l’écologie, en mettant en avant des gestes verts simples. Tri, compost, économie d’énergie, etc

Le grand saut

Les auberges n’ont de jeunesse que le nom, il n’y a pas de limites d’âges pour venir y dormir, vous pouvez y venir entre ami.e.s, en famille, seul …Je rencontre souvent d’ailleurs des personnes seules comme moi, des femmes qui apprécient ce type de logement car elles s’y sentent en sécurité. Les chambres ne sont jamais mixtes, sauf demande de votre part pour des petits dortoirs. D’une auberge à l’autre le confort diffère bien sûr, certains bâtiments sont parfois un peu vieillots . Pour ma part je me suis rendue à celles de Brighton, Cracovie, Poitiers, Brest, Morlaix, Cancale,Redon, Concarneau, Rennes, Paris, Granville… C’est un mode de fonctionnement qui me convient, j’ai toujours la flemme de réserver, comparer les prix, chercher sur le net. Là je sors mes adresses et je me présente sur place. Certaines sont prises d’assaut l’été pour leur emplacement ou leur prix…Donc il vaut mieux prévoir quand même. Les prix varient aussi, de 10 à 25 €, on paye parfois plus cher pour avoir une chambre solo, mais à savoir que cela existe. Et il vous faut la carte d’adhésion , valable toute l’année dans les auberge de jeunesse de France et d’ailleurs. Parfois on peut avoir la chance de payer le prix dortoir et s’y retrouver seul…comme j’ai pu le vivre. Pour les petits déj’ se sont toujours des self services, avec des buffets plus ou moins garnis. Pas de la grande cuisine bien sûr (quoi que je garde un très bon souvenir du petit déjeuner de Cracovie, mais je n’avais pas encore mes intolérances alimentaires à l’époque) mais de quoi avoir assez d’énergie pour aller se promener après.

Minolta DSC

 

Je peux comprendre que le côté collectif puisse rebuter ,ce n’est pas toujours rose, on se retrouve avec des gens qui ronflent, qui rentrent tard, qui sentent mauvais ( glamour toujours) mais une nuit dans notre vie est ce que cela est bien grave. Cela m’est arrivée, j’ai pu râler, c’est devenu une anecdote, puis c’est parfois même passé aux oubliettes. Reste le positif ,les rencontres, les discussions, les hasards (qui n’existent peut être pas vraiment) de points communs. J’ai partagé des moules frites en bord de mer avec une camarade de chambrée allemande,j’ai échangé des chocolats et des confidences avec une jeune fille belge, j’ai papoté sur la vie et l’amour avec une pétillante voyageuse de 70ans, j’ai appris à jouer au palet breton …Personnellement j’ai du mal quand les sanitaires et surtout les douches sont dans des blocs communs. Mais ce que je fais si je dors plusieurs jours en auberge, si j’en ai marre et que j’ai envie de me retrouver seule, c’est que je m’offre une chambre d’hôte ou un hôtel pas cher. Vu que les auberges sont plutôt économiques, je peux me permettre des écarts dans mon budget voyage. Cela me permet de me recentrer; me chouchouter pour repartir du bon pied. Je trouve passionnant d’échanger avec des personnes de tous âges et horizons, les personnes venant dans ce type de lieu sont souvent des gens voyageurs, voire baroudeurs à l’esprit ouvert. Beaucoup de sportif qui font de grandes randonnées à pieds ou à vélo (selon les auberges bien sûr) . On a quelque fois de belles surprises quand au point de vue ou à l’environnement de l’auberge. Comme celle de Cancale qui a les pieds dans l’eau. On m’a parlé de celles qui sont sur l’île de Batz et l’île de Groix, que j’ai très envie de découvrir. Attention ce type d’auberges ne sont souvent ouvertes que l’été ! Il y en a quand même quelques une ouvertes l’hiver.

cancale (8)

Autant de possibilités de découverte que d’auberges ! « Aux jeunes, il ne faut pas montrer un seul chemin, il faut leur ouvrir toutes les routes » L.Lagrange

 

 

 

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