Mon coin de paradis

Mon coin de paradis aurait pu être tout simplement un coin de ma tête. Le plus sûr, le plus discret et finalement assez confortable. En tout cas facile à transporter. Il aurait pu être un coin de table dans mon salon de thé-librairie préféré. Ou encore n’importe où tant qu’il y ait de la verdure, et mes pas pour m’y porter. N’importe où derrière un bon bouquin, ou ma machine à coudre….

Mais mon coin de paradis, celui où je fût poser dès le berceau, le temps de décharger le matériel ou d’un spectacle. Mon coin de paradis est un bout de scène, un bout de coulisse. Ce lieu qui a fait ma vie, celui où je me suis construit. Cet endroit magique où le jeu opère, le jeu du je. Je fus hippie, courtisane, marchand shakespearien,surveillante, masquée, costumée ou en jean basket. Dans une salle des fêtes, sur le macadam, ou un théâtre à l’ancienne. Je tente tant bien que mal de transmettre des émotions et de l’énergie. Tragédie, comédie, théâtre classique, contemporain ou encore de boulevard. C’est une bulle où je m’explore. Un plaisir mi enfantin, mi sérieux. Ce tract juste avant d’entrée en scène, la peur que les répliques s’évadent lâchement le moment venu.  A la recherche du ton juste, du ressenti qui aidera à amener le rire et autres mécanismes tout humain. Ce frisson aux premières réactions du public. Et quelle joie quand la mayonnaise prend ! Échanges et partages, aveuglés par les projecteurs. Voir subrepticement la réaction des spectateurs,leurs visages, concentrés avec le sourire ou entendre des éclats de rire derrière les rideaux. Nous avons réussit, oui nous, la troupe . Toutes ces heures de travail, de répétitions, de tensions, ou de grand n’importe quoi. Réussir à faire ensemble, phénomènes hétérogènes. Contentement tout différent mais tout aussi porteur, que mes heures de conteuse au coin du feu, sans cheminée . Coins et recoins  d’une saltimbanque apprentie, qui ne quittera plus jamais au grand jamais, ce plancher qui me garde les pieds bien ancrés sur terre, et la tête dans les rêves.

Dans les coulisses (avril 2013)

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C’était ma première participation aux apéros cosmiques, avec ce thème de juillet « mon coin de paradis ». Merci à Irene Zlato de m’avoir fait connaître ce concept ! Si vous voulez en savoir plus c’est par ici.

Lettre à l’enfant que j’étais

Petite Dormance

La vie n’est pas toujours facile, mais elle est pleine de surprises et de beautés  cachées. Parfois il y a des obstacles, des épreuves, ce ne sont que des étapes pour avancer, ne t’inquiète pas. On a l’impression que le sort s’acharne, que l’énergie et le positif ne reviendront plus. Mais comme on dit, après la pluie , le beau temps, et c’est bien vrai. Il est vrai également,qu’ il existe des gens méchants, des gens idiots, chacun étant là pour faire son chemin. Mais il existe aussi des personnes dotées de bonté. Même s’il t’arrive de  te sentir seule, tu ne l’es pas. Tu ne le seras jamais vraiment. Il y aura toujours des gens pour t’apprécier, même si tu crois ne pas mériter être aimé. Des liens se coupent , d’autres se créent, il est bien d’apprendre à l’accepter, même si ça fait mal. Il y a autant de personnalités que d’individus, chacun s’expriment à sa manière. Certains ne s’expriment pas avec des mots, mais n’en pensent pas moins. C’est comme pour l’amour, chacun l’exprime à sa façon. Quelque fois très maladroitement. Quelques fois ils crient ou s’énervent, car ils ne savent pas faire autrement.Mais cela ne veut pas dire qu’il t’en veulent personnellement . Chaque être porte son passé, ses secrets, ses difficultés. Même tes parents pleurent ou sont tristes , tu sais. Et c’est bien naturel, tout le monde à des failles, personne n’est parfait et c’est bien mieux comme ça. Eux aussi ont été des enfants, des adolescents, et ont connu des épreuves, même s’ils ne t’en parlent pas. Qui pourraient expliquer leurs comportements actuels. Ce n’est pas toujours de ta faute s’ils se disputent. Cela arrive dans beaucoup de famille. Les histoires des grandes personnes ne concernent qu’eux, même si de l’extérieur cela peut impressionner. C’est parce qu’ils ne savent pas se parler. C’est un exercice souvent compliqué tu verras, mais ça s’apprend, communiquer, savoir écouter…S’il arrive que ta maman soit triste, tu n’y es en grande partie pour rien. Quoi qu’elle dise, c’est elle l’adulte. Elle est assez grande pour choisir sa vie et faire des choix sans aucun reproche ou lien avec toi. Ne prends pas trop sur tes épaules. C’est difficile d’être maman, surtout quand tu es loin de ta famille et souvent seule. Elle ne sait pas toujours comment faire, car tout ça n’est pas forcément inné. Ton papa t’aime , même s’il n’est pas souvent là. C’est quelqu’un d’indépendant et parfois dur et exigeant, mais il a bon coeur. Etre en conflit avec eux sur quelques points , fait parti de l’apprentissage de la vie aussi, même si ça blesse. Il y a une chose importante, que tu dois intégrer. Savoir faire des efforts quand certaines choses nous déplaisent. Rien n’est acquis. Le solfège, par exemple, c’était dur. C’était le début, c’est normal. Et puis avec le temps tu aurais été plus à l’aise. Maintenant avoir abandonné est devenu un regret, et c’est bien dommage. (Mais qui sait, un de ces jours cela reviendra, rien n’est figé). Savoir persévérer, voila le mot d’ordre. Et surtout croire en toi, en tes idées, personne ne le fera pour toi ou en tout cas jamais comme tu l’attends. Même si les adultes, trouvent ça bête ou inutile. Ta parole à de l’importance, et tu as le droit de ne pas être d’accord ou d’exprimer ton avis (ce n’est pas pour cela que tu recevras de la colère ou du mécontentement en retour). Ils ne voient plus le monde de la même manière que toi. N’attends pas que les autres fassent les choses pour toi, ou décident à ta place. Vis ta vie, sans te sentir coupable ou redevable, car on peut donner et apporter à l’autre sans s’en rendre compte. Et cela est plus fort et plus sincère que vouloir faire le bien coute que coute, et surtout vouloir rendre les autres heureux avant d’être heureux soi même.Il y aura toujours quelqu’un pour juger, donner son avis, quoi que tu dises ou fasses. Donc autant suivre ton coeur. Même si tout semble compliqué pour l’instant. Tu as beaucoup de chance, en fait. Ne l’oublie jamais

(archive personnelle extraite du carnet d’écriture 2013)

Château Borely

Avant de pouvoir être  en vacances, petite visite sans partir trop loin et se changer les idées. L’idée du pic nic a été supplantée par un tour au frais au Château Borely à Marseille. Rien de tel qu’une incursion dans les dorures (et des miroirs..tout ce que j’aime!)  et l’architecture du XVIII ème pour se rafraîchir les idées. Le château abrite les collections du musée des arts décoratifs, de la faience et de la mode. Avec en ce moment les oeuvres du designer Hubert Le Gall, et pour la section mode (jamais assez étoffée  à mes yeux) le thème Pop fashion. Vous y trouverez aussi du mobilier, ainsi que des objets art nouveau et art déco . Ma pièce préférée !

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Pour clôturer la visite, un petit tour à la boutique du musée bien sûr ! J’ai réussi à retenir ma fièvre acheteuse…J’ai repéré quelques chouettes livres : « L’art de jeter ses déchets à Marseille  » de Corentin Houzé qui m’a fait bien rire en le feuilletant, parfait pour un cadeau sympa. Les romans policiers historiques marseillais de Jean Contrucci, et « La mort s’habille en crinoline » de J-C  Duchon Doris , roman policier historique avec une pointe de mode: rajoutés à ma liste de lecture. Promenade dans le parc du château. Et énoorme composition de glaces chez « Les gourmandines du Prado » à quelques minutes à pieds du château.

IMAG0962Photos non libres de droits, merci de respecter les droits d’auteur.