L’Alpha et l’omega

Dormance Petit chat Grain

Tout commence autour d’un déjeuner entre copines. Je m’ouvre auprès de mon amie sur mon impression d’être à fleur de peau, d’avoir des sautes d’humeur, voire même de ressentir une baisse de moral (avec un pic avant les coquelicots). Elle me conseille de faire une cure d’onagre et bourrache. Juste après notre entrevue, je file à la pharmacie, pour m’acheter les fameuses gélules. Et après quelques semaines…la révélation. Mais pourquoi un titre quasi christique pour vous parler de de ça ?

Car l’apport d’oméga 3 (ce que l’on trouve -entre autre- dans l’onagre et la bourrache) est essentiel pour le bien être. Pour moi ce fut assez magique. Il permet un bon équilibre nerveux. Il lutte contre l’angoisse, l’insomnie et la dépression (bien sûr, cela ne remplacera pas une psychothérapie si le mal être a une cause profonde). Ses bienfaits pour la peau ne sont plus à prouver. Ca je peux l’attester. Mes recherches ont fait ressortir également, que cela ferait diminuer la sensation de faim.

Où trouver l’oméga 3 dans notre alimentation :

– l’huile de noix serait parfaite, ainsi que l’huile de soja et de colza. (Bref, encore une fois, la diversification fait la richesse des apports, comme pour les farines)

– les poissons gras: sardines, maquereaux, harengs, anchois, saumons, thons(en sachant que ces deux derniers, étant en bout de chaîne alimentaire, sont remplis de métaux lourds)

– les graines et noix en tout genres.

Vous pouvez donc en trouver sous forme de gélules, soit végétales comme l’onagre et bourrache; soir animales à l’huile de poisson. En cure de 3 mois.

Il s’avère que l’oméga 3 contribue à la création de sérotonine et de tryptophane , comprenez pour faire simple, le bien être dans notre cerveau. Quand je vous dis, que c’est fondamental ! Pour compléter cela, et alimenter ces substances; voici ce qui permet de faire la nique aux anti dépresseurs chimiques ( liste non exhaustive):

le magnésium

la vitamine B

une alimentation variée et équilibrée

le soleil extérieur, même par temps couvert

le sport

être entouré de nature

méditer

Une bonne base pour retrouver l’énergie et le sourire. Et partir du bon pied !

Italia !

a (47)

C’était l’été…Un séjour improvisé entre copines ,se met en place. Partons en Italie ! On file en vitesse chez Tata Reglisse, récupérer des cartes et des plans.Nous avons mangé les kilomètres, comme les focaccias. Planté notre tente dans un jardin d’immeuble pour la nuit, dormi dans la voiture ou dans la super auberge de jeunesse de Bergame. Nous avons pic niqué dans le parc du château de Milan, admirant la communauté de chats qui peuple ses douves asséchées.Monté à bord de son vieux tram. Nous avons bavé devant les vitrines des boulangeries du vieux Bergame, tout en haut du funiculaire. Déambulé dans Parme, remplie d’étudiants aux têtes couronnées de fleurs. Goûté le spritz. J’ai rêvé dans la bar Puccini non loin de l’opéra du même nom; avec sa déco début XXème, jusqu’à la porcelaine. Mon coup de coeur pour des années ! Arrivées à Recco, nous nous sommes faites dorlotées. La belle amitié, on parle français, italien, anglais ou avec les mains, mais la bonne humeur était toujours au rendez vous. Profité des plages des Cinq Terres. Découvert Gênes by night, et dégusté un vrai pesto à la « genovesa ». Si proche et si différent. Le dépaysement à portée de main. (Toutes ces photos sont la propriété de Dormance, merci de respecter les droits d’auteur)

A livre ouvert

Minolta DSC

« Ne m’amenez pas dans une librairie, ou j’achète tout! » Tel était mon adage fût un temps.

Oui j’aime les livres. Et oui, j’aime cette sensation d’être dans une bulle, voyager dans le temps, l’espace, l’instant d’une lecture. Assez bateau comme approche, soit. Le goût de la lecture m’est apparu assez tard au final. Même si j’ai toujours vu certains membres de ma famille ou des amis lire. Et que j’ai grandi entourée de livres, en recevant souvent à mes anniversaires. Mais je préférais nettement jouer à la barbie, me raconter des histoires et je l’avoue…regarder la télé ! Ah celle là ! Et puis il y a eut Alice, de la collection verte, qui attendait sur mon étagère. Alice la blonde, maline, américaine -si mon souvenir est bon- ,si courageuse , et qui sait démêler la moindre enquête. Je crois que ça part de là, vraiment. L’envie de la retrouver dans d’autres aventures, l’envie d’être un petit peu elle…

Et puis l’attrait est allé crescendo. Il y a eut les lectures  scolaires, laborieuses lectures, pas toujours terminées. Mais qui finalement m’ont laissés des souvenirs profonds, encore à l’heure actuelle. Des personnages, des paysages imaginés à partir de descriptions d’un Balzac ou d’un Zola. (Je me dis, d’ailleurs, qu’il serait intéressant de les relire, avec mon regard d’adulte, hors obligation scolaire). Vint ensuite, les périodes de latence, de chômage, de vacances, en attendant le train ou en voyageant à son bord. L’ami livre, le compagnon fidèle. Ses quatrième de couverture prometteuses, les points Relay tentateurs, les coups de coeur des libraires, les néo critiques littéraires de l’internet, les découvertes de dernières minutes et autres chroniques de Gérard Collard. Sans oublier, la passagère inscription aux achats mensuels (ou trimestriels) obligatoires d’une certaine filiale. Les librairies sont des boîtes de Pandore..

Oui mais voila, qui dit boîte de Pandore, dit source de meilleur comme du pire. Après une année de mauvaise pioche littéraire, suivie d’une petite baisse de revenus et surtout d’un déménagement. Mon point de vue sur ces pavés de papier, a quelque peu évolué. Même si les livres habillent, indéniablement une maison. Tous les cartons que cela représentait, et le fait d’imaginer que j’étais peut être au tiers de ma vie. Et qu’en continuant de la sorte, allait se rajouter encore des livres et encore des étagères, m’a quelque peu angoissé. Qu’est ce que cela m’apporte de posséder tout ceci?

J’ai commencé à me détacher de certains bouquins, que je savais ne jamais lire de nouveau, en les laissant dans des lieux publics. Avec un petit mot sur la première page, expliquant le système de livre voyageur. Je suis allée plus  souvent chez le bouquiniste. Puis je me suis remise à aller à la bibliothèque. Ce qui m’a permis au passage de prendre goût à la bande dessiné. Découvrant des auteurs, délaissant sans scrupule les lectures qui n’étaient finalement pas à mon goût. Et me disant que si j’avais un vrai coup de coeur, je pourrais toujours m’acheter ce dernier. Ce que je n’ai jamais fait jusqu’à présent à vrai dire.

Sacrée liberté au final ! J’en suis arrivée à ne plus acheter de livre, que pour en faire des cadeaux. Je m’en offre ou m’en fait offrir de temps en temps. Car mon amour pour l’objet, les librairies, et mon respect pour la profession, font que je ne veux pas voir tout cela mourir. Et les voir se laisser dévorer par de grosses franchises sans âmes, des taxes et de lois absurdes. Ma liste de lecture ne désemplit pas. Mais j’aborde mon loisir autrement, en essayant de trouver un équilibre entre mon amour livresque et mon besoin de légèreté matérielle.

Voici une initiative aixoise de livres voyageurs : <http://www.lagratuitenapasdeprix.org/

(Encore sur Aix en Provence) Vous pouvez déposer et récupérer des livres dans la bibliothèque libre d’accès au Bar associatif le 3c sur le boulevard Carnot.

Et enfin un nouveau concept, l’étape au dessus des cercles de troc de livres: la « free library » ou bibliothèque partagée. C’est à dire le prêt et l’échange de votre bibliothèque : <à lire ici

N’oubliez pas qu’un vendeur d’amazon prend le travail de 10 libraires.

Et vous, où en êtes vous ?