Léger comme une plume

Chacun sa manière d’extérioriser, de trouver des solutions. Faire du sport, chanter, méditer, ou écrire…

Mais le souci que l’on peut rencontrer avec l’écriture c’est que l’on se bloque, on ne sait pas trop par où commencer, de quoi parler, oser écrire à la première personne, etc. Des questions nous assaillent :récit personnel ou fictif ? Nous nous  créons des barrières . Mais finalement, l’écriture est comme un petit mécanisme, que l’on graisse pour que les engrenages tournent de mieux en mieux. Cela se travaille. Comme nous en parle Kreestal dans cette article très intéressant sur la créativité ici, où elle décrit par exemple un petit rituel matinal et quotidien pour se mettre en jambes (enfin plutôt en main). Laisser aller nos pensées sur le papier,quelles qu’elles soient,  laisser glisser l’encre sur quelques pages sans trop réfléchir. Mettre en place et stimuler ce fameux mécanisme. En partant de cet exemple qui me donnait envie, mais aussi avec l’idée de faire un cadeau de mes mains. Il y a quelque temps, j’ai crée et offert un carnet d’écriture « bien être » à une de mes amies. Elle me confiait souvent son besoin d’écrire , mais aussi les freins qui l’empêchaient de le concrétiser . Comme elle était en plus dans une période de questionnement, je me suis dit que j’allais faire d’une pierre deux coups. Je souhaitais créer un carnet qui stimulerait son écriture mais aussi sa réflexion. Un cadeau pour son anniversaire , qui  malgré ses contours de psychologie du dimanche (je ne prétendrai jamais à plus d’ailleurs), aller,je l’espérais, l’aider.

Minolta DSC

J’ai donc dans un premier temps, fabriqué le cahier: feuilles blanches et quadrillées récupérées ça et là, papier cartonné coloré pour la couverture, une belle illustration à coller pour le décorer et un élastique ou une ficelle, ruban ce qu’il vous plaira pour tenir le tout. (je n’ai  pas pris de photo, pour vous montrer le rendu). Mais bref, je pense que vous visualisez, ce n’est pas sorcier ! Puis j’ai farfouillé sur le net et ailleurs pour trouver des questions, qui pourraient susciter une réflexion, de manière légère. Du genre Maître Zen chez Marie claire. 🙂 J’ai choisi les plus pertinentes à mes yeux, la concernant. Et voici (en vrac) le résultat complet de ma pêche aux questions , pour vous donner des idées si vous souhaitez réaliser ce carnet (liste non exhaustive, bien sûr):

  • Selon toi, les gens peuvent ils évoluer ?
  • Le meilleur moment de cette journée ?
  • La journée a t elle été difficile ? Pourquoi ?
  • Une chose qui t’a marquée aujourd’hui ?
  • Quelle est ta mission dans la vie ? (THE question)
  • Dans quel domaine es tu chanceuse(x) ?
  • Où aimerais tu partir en voyage ?
  • As tu une rancoeur persistante ? A quel propos ?
  • Qu’attends tu avec impatience ?
  • Recherches tu plutôt la sérénité ou l’aventure ?
  • Qu’est ce qui t’épuise ?
  • Si tu devais créer ta propre entreprise , quel en serait l’objet ?
  • Qu’est ce qui fait que tu es toi ?
  • De quoi as tu le plus besoin ?
  • Que voudrais tu oublier ?
  • Qui voudrais tu être ?
  • Ta résolution pour demain ?
  • Aujourd’hui , qu’est ce qui t’empêche le plus d’avancer ?
  • Quel remède pour un coeur brisé ?
  • Si tu pouvais changer quelque chose dans cette journée, ce serait…
  • Rater est il pire que de ne pas essayer ?
  • Si l’espérance de vie était de 40 ans, vivrais tu de la même manière ? Et s’ils te restait 5 ans ? 5 mois ? 5 jours ?  (quelle angoisse… 😉 )
  • Quelle est la chose que tu souhaites vraiment faire et que tu n’as pas encore réalisé ? Qu’est ce qui t’en empêche ?
  • Si tu ne le fais pas maintenant, quand le feras tu ? (coup de pression !)
  • Est ce que tu t’accroches à quelque chose que tu devrais abandonner ?
  • Que ferais tu , si tu étais certain(e) que personne ne te jugerait ?
  • Dans 5 ans, te souviendras tu de ce que tu as fait hier ?
  • Qui prend les décisions qui te concernent ? Les prends tu toi même ou attends tu qu’on décide à ta place ?

Et voila ! Nous voila parés pour quelques heures d’écriture ! Tout en cogitant sur sa vie.

Qu’en dîtes vous ? Quelles questions pourriez vous y ajouter ? Aimez vous écrire ? Avez vous des petits rituels pour stimuler l’écriture ?

Quand je serai grande

Il paraîtrait que lorsqu’on avait demandé à John Lennon  enfant, ce qu’il comptait faire plus tard, il aurait répondu « Etre heureux ». « Tu n’as pas compris la question John » lui a t’on rétorqué  – « non, c’est vous qui n’avez pas compris la vie. » Sacré John !

« Qu’est ce que tu veux faire plus tard ?  » Vaste question qui pourrait prendre toute une vie à trouver une réponse. ( Ce qui est un peu mon cas ). Étrange question à l’enfant en construction, qui le projette dans un concret avenir d’adulte. A mille lieux de tout ça, quand il est encore temps de jouer des heures durant, rêver, s’émerveiller et découvrir. Mais l’enfant, souple d’esprit et débonnaire se prête à ce nouveau jeu : quand je serai grand je serai…Tout est possible, lorsque l’on ignore ce que cela engage de devenir astronaute, les différentes étapes, les études et les épreuves que cela représente. (et c’est ça qui est beau).

1c323c219d5ad74ad0beff83c608884d

Adulte dans les moments de doutes, la question se pose en sens inverse. Que voulais je faire enfant/adolescent ? Quels étaient mes rêves ? Un bon moyen de se reconnecter à soi, ses envies profondes. Bien qu’avec le temps, les envies changent, évoluent. Il est amusant de constater les connexions entre toutes ces envies et ces rêves passés, un axe transversal qui serait la colonne vertébrale  de ce que nous sommes. On pense souvent que le vie et l’épanouissement personnel passent principalement par le métier que nous exerçons, c’est ancré dans l’esprit commun depuis des lustres. Comme si seulement notre profession nous définissait. Une amie m’a dit , très justement, pendant une période de remise en question; qu’après avoir été dans la frustration de ne pas mettre à profit toutes ces années d’études coûteuses à tout point de vue. Elle avait compris que l’important n’était pas d’avoir un projet professionnel, mais un projet de vie. Une vision plus globale, qui place l’épanouissement et le bien être dans tout ce qui fait notre vie. J’ai vu et entendu mes parents et leurs amis me parler de tous les métiers qu’ils ont pu exercer. Autres temps, autre conjoncture me répètent ils. Mais je veux continuer à penser le contraire, moi aussi je veux mille vies, milles métiers.

8db91aaf9b0ae7a84259f85052352fcf

Un soir, attendant mes amis quelque peu en retard dans un café, une jeune femme et son ami me voyant seule, sont venus me proposer de me joindre à eux. Ayant un bon ressenti, j’ai accepté. Et quelle rencontre ! Je n’ai plus jamais recroisé cette personne, tel un conte initiatique, elle m’a délivré son message puis s’en est allé. Cette jeune femme, élevant sa fille seule, m’a expliqué quand je lui ai demandé s ville d’origine. Qu’elle avait énormément bougé et qu’elle avait continué de la sorte étant adulte, même avec sa fille. Je ne sais plus quelles études  elle avait fait , mais en même temps peu importe. Lorsqu’elle en avait assez de son travail ou de son lieu de vie, CDI ou pas, elle plaquait tout pour recommencer ailleurs. Quitte à prendre un petit boulot alimentaire en attendant de trouver mieux. Je suis persuadée que ce sont justement ces capacités d’adaptabilité, à écouter ses envies , garder confiance dans ce qu’elle croit et veut, qui font sa force et donc lui ont ouvert des portes. Cette pétillante maman m’a montré que c’était possible, quoi qu’on dise. Je ne pense pas avoir sa force de caractère, à trop intellectualiser et ne pas oser . Mais dans les moments de doutes, je repense à son expérience et je reprends courage.

3ceed1267bd53de7d8eab139ec996c95

Lorsque j’étais enfant, j’ai voulu être archéologue, puis le temps de quelques semaines j’ai voulu ouvrir une boutique de coccinelles pour jardinier (écolo avant l’heure), puis instit pendant plusieurs années ex æquo avec comédienne. Au lycée, en plus de ces deux idées, je rêvais d’ouvrir une épicerie où l’on trouverait de tout, jusqu’aux livres, accolées à un café concert, dans un village paumé. Je bavais devant les commerces ambulants (alors que je déteste conduire) qui parcourent les villages , créant du lien, et perpétuant un semblant de vie. J’ai retrouvé récemment des notes de projets fous que j’aurais aimé réaliser lorsque que j’étais une jeune adulte ou adulescente (la maturité et moi…) en voici un extrait :

  • Racheter un magasin de bouquiniste où j’aurais crée un partenariat avec des écoles pour donner le goût des livres, j’aurais organisé des ateliers d’écriture et des après midi lectures et contes.
  • Créer un camion bouquiniste pour faire les marchés des petits villages (j’ai un truc avec la ruralité…alors que je n’ai jamais vécut en campagne profonde).
  • Ouvrir un centre aéré , vraiment aéré.
  • Créer un salon de thé , magasin de créateurs.
  • Etre propriétaire d’un petit théâtre.
  • Implanter une médiathèque privée dans une commune rurale.
  • Ouvrir une chiffonnerie avec un atelier de couture: pour regrouper tout ce qui me tient à cœur: l’écologie avec le recyclage des tissus, la transmission de savoir par l’apprentissage de la couture, la création, l’action sociale par la réinsertion et le lien intergénérationnel en intégrant des personnes âgées connaissant certains savoir manuels.
  • Organiser des chantiers de rénovation du patrimoine.

Que d’envies professionnelles ont traversées mon esprit. On pourrait y rajouter maître verrier, maquilleuse artistique, herboriste, nutritionniste pour enfants en surpoids ou encore inspectrice DDJS (même si ça ne doit plus s’appeler comme cela). La liste de ce qui m’attire est longue. Parfois, j’admire tout de même , ceux qui ont trouvé leur voie assez tôt et qui s’y tienne. Je me dis que cela doit être rassurant et beaucoup plus simple. Le même métier tout une vie est à mes yeux synonyme de métier passion ou de grand détachement par rapport au monde du travail. Ou sinon ce serait du masochisme.  Le tout étant de trouver un équilibre entre la voix de l’enfant que nous étions et les choix de l’adulte actuel…

Et vous, qu’aimiez vous quand vous étiez enfant/adolescent ? Quels étaient vos rêves, ou vos projets fous ?

 

Vide ton grenier !

Quand je rentre dans les magasins de déco, de vêtements, j’ai toujours les même pensées: de 1 c’est majoritairement moche, de 2 ça ne sert souvent à rien (je parle là plutôt dans les magasins de déco) et de 3, ça finira d’ici un ou deux ans (si ce n’est moins) dans une vide grenier. Trop de magasins, trop de marchandises, trop, trop, trop. On frôle la crise de foie !

A quoi bon acheter neuf ? Je vous ai déjà parlé du fait d’acheter de manière alternative (article sur l’achat d’occasion par exemple). N’ayant pas une morphologie commune et ce qui ressort des bureaux de tendance m’intéressant peu. Je préfère bidouiller moi même, en mélangeant les styles tout en sabordant le système de consommation et de fabrication de masse. Je rêve que s’écroule ce fonctionnement de l’abondance, et de l’inutile, que les gens comprennent que l’intérêt n’est pas là. Surtout pour au final arborer la plus part du temps des tenues loin d’être élégantes et qui ne mettraient même pas en valeur une girafe naturellement majestueuse. On dirait parfois que certains stylistes s’amusent à enlaidir ou cacher le corps de la femme…

J’ai abordé le vide grenier en étant derrière le stand, quand j’étais au lycée. Cela m’a appris à me lever tôt le dimanche matin, faire des efforts de sociabilité, apprendre que tout peut se vendre, marchander et surtout ne pas lâcher une affaire. Cela a été une bonne école de responsabilisation et d’autonomisation. Les vides greniers sont des malles aux trésors, même si je ne suis pas encore du genre à jubiler face à des tas de vêtements à farfouiller, à l’idée de trouver une pépite. Je ne suis pas si fashionsita que ça. J’ai des restes de consommatrice moderne je l’avoue, il faut que les choses soient visibles assez clairement et facilement. Mon œil balaye rapidement les stands et s’accroche parfois en premier à un tissus, puis à une forme . Il est tout de même incroyable de se dire qu’une robe des années 50 ou 60 puissent arriver à nous sans bouger, lorsqu’on voit l’état de certaines actuellement ,qui ne durent qu’une voire deux saisons seulement…J’aime les vides greniers de campagne, je trouve qu’on y découvre plus de perles. Ceux de villes un peu bourgeoises comme Aix en Provence , nous permettent de trouver des vêtements plus chics et de « grandes marques ». Une des chances d’habiter dans le sud de la France, c’est que la saison des foires à tout (comme on dit en Normandie) dure presque toute l’année.

Ce qui m’amuse c’est qu’on me fait souvent la réflexion ,que je dois avoir une garde robe gigantesque, ou que je porte tout le temps des nouveautés. Certains me demandent même où ils pourraient trouver tel ou tel accessoire de mode. Ce à quoi je réponds que même si je m’intéresse à l’histoire de la mode et aux créations de certains couturiers. Je ne m’y connais pas très bien en magasins, marques, etc. Car à vrai dire certains de mes vêtements ont au moins 5 ans. Et pour le reste, que j’ai acheté récemment  vient de friperies ou de vides greniers. Car j’ai quand même envie de nouveautés parfois. Je m’accorde de temps en temps des achats neufs en magasins, qui sur une année ils doivent s’élever à 3 maximum. Donc le mot d’ordre serait d’avoir peu, mais de multiplier les assemblages, pour renouveler comme si de rien sa garde robe.

Voici quelques trouvailles ( très petites sélections sur ma collection de trouvailles de vides greniers):

Je ne parle ici que de fringues, mais bien sûr cela vaut aussi pour les meubles, objets et ustensiles en tous genres ! Finissons cet article en musique, même si ce n’est pas le style de musique que j’écoute tous les jours, ce clip se déroulant dans un marché aux puces m’a toujours amusée :

Et vous, aimez vous faire les vides greniers ?