Mon blog a fêté ses 5 ans ce mois çi.
J’ai lâché le blog, pour de multiples raisons. Le temps qui s’écoule et l’envie de passer à autre chose. L’impression que ces articles, qui me prennent du temps, et dans lesquels je mets ce qui compte vraiment à mes yeux mais surtout à mon coeur, ne font pas vraiment avancer le schmilblick . Mais en même temps comment quantifier ou prendre conscience de l’impact réel de ce que je fait , de ce que j’écris. Comme si le nombre de lecteurs par jour, était parlant. Mon besoin de reconnaissance (avec la peur d’être plagié), s’affrontant à mon syndrôme de l’imposteur. Qui suis-je pour parler d’écologie ? De permaculture ? D’initiatives positives ? Alors que je ne crée rien concrètement… Juste une humaine qui essaye de faire de son mieux et d’avancer en respectant ses valeurs, à son échelle. Qui suis je pour croire ,pour penser que ce que j’écris est bien écrit ou est intéressant ? Qu’est ce que j’apporte de plus, de nouveau, d’innovant ? Mettre en avant des initiatives positives et des gestes verts , maintenant il n’y a que ça partout (podcasts, vidéos, articles, bouquins) L’essentiel étant d’essayer, et encore une fois : de faire de son mieux. Peut être que c’est foutraque, imparfait, que je ne connais pas tout, et n’ai pas tous les chiffres en tête. Mais je sais ce qui me touche, et ce que je veux faire passer comme message. Même si cela ne touche « que » 5 personnes, et bien ce sont déjà 5 personnes. Même si elles sont déjà acquises à la cause. Même si certain.e.s continuent à me voir comme une utopiste. Ou bien que d’autres me pense pas « ASSEZ », assez engagée, assez militante, que je ne fais pas assez de choses de mes mains. Oui je ne suis pas allée manifestée ( car agoraphobe, et pas certaine que cela change les choses), oui je continue à utiliser ma voiture parfois, et à acheter des briques de lait végétaux. Mais j’en ai marre de me flageller pour ça. Etre zéro déchet est impossible, rien que le fait de respirer génère de la pollution. Mon blog aussi…Est ce que cela me rend moins légitime pour parler d’écologie du quotidien, d’activisme de tous les jours ? Lire la suite

