Dansons en Avignon

Comme je le dis souvent, il n’y a pas besoin de partir bien loin pour se couper du quotidien, s’émerveiller devant de nouveaux paysages et façades. Avec mon acolyte Lady Stardust, nous avons décidé d’aller visiter Avignon et ses environs. L’une et l’autre avec des idées de lieux à visiter et de restaurants à tester. Et bien sûr, au gré de nos pas, notre programme s’est modifié. Avec joie, car c’était pour faire de belles découvertes. ( étant partie sans mon appareil photo, je ne me suis servie que de mon téléphone, certaines photos sont donc de moyennes qualités, j’en suis désolée)

Arrivée avant ma copine,une fois descendue du bus, je me suis dirigée vers l’office du Tourisme non loin de là. Il nous fallait bien un plein de la ville, pour jouer aux vraies touristes. Puis je me suis offert – à quelques mètres de là- un jus de fruits frais chez Töst, afin de me donner du peps pour la journée !

Office du Tourisme d'Avignon

Une fois rassemblées, nous voila parties direction  Villeneuve-lez-Avignon. En profitant pour  nous régaler des belles façades anciennes du centre ville. Nous perdant exprès dans les rues afin d’explorer et de nous repérer. C’est comme cela que Lady eut le nez fin, attirée par un petit panneau, nous somme tombées sur le tout petit restaurant-traiteur Subito rue Saint Etienne. Qui  à mon grand plaisir propose quelques plats sans gluten. Des plats inspirés de la cuisine italienne. Ni une , ni deux nous voila dégustant de délicieux petits gâteaux à la crème de marrons (sans gluten).

Le ventre plein et la mine joyeuse, il était temps de prendre le bus pour Villeneuve -lez-Avignon. Point important que nous avons appris ce jour. Même si seulement le Rhône la sépare d’Avignon, cette ville ne fait pas partie du même département, ni de la même académie. Donc sur les horaires de bus pour les périodes scolaires, faites attention, regarder bien si c’est un transport en commun du Gard ou du Vaucluse. Une fois sorties au niveau de la Tour Philippe Le bel, en longeant de belles bastides aux pierres apparentes et couvertes de glycines, il est facile de rejoindre le parc  de Mourges , qui doucement mais sûrement nous fait grimper sur la colline. En plus d’y avoir un belle vue, on y trouve, une chapelle, un théâtre de verdure et d’autres vestiges des temps passés.

Par la suite, nous nous sommes perdues encore dans les rues, en prenant plein les yeux à chaque coins et recoins. Pour ma part, j’ai eu un vrai coup de coeur pour Villeneuve. Pour les amoureux de vieilles pierres et d’histoire il y a de quoi faire ! Nous, nous voulions surtout voir l’abbaye et son jardin italien, perchés en haut de la colline faisant face au parc. Un lieu magnifique, d’autant plus en cette saison. Avec un panorama incroyable. J’ai été agréablement surprise concernant l’exposition photos (mais pas que) temporaire sur les écorces y prenant lieu. Je ne pensais pas que cela me plairait autant. Je vous recommande vivement ce lieu.

Sur le chemin en allant à l’abbaye, nous avions repéré le restaurant parfait  (enfin pour moi) vegan, bio, local, sans gluten et tout le toutim. Appelé Naturabsolu .Donc nous avons déjeuné là , et quel régal !!! Encore une belle adresse, découverte au hasard.

Il était temps de repartir vers Avignon pour voir bien sûr son fameux pont (qu’il vaut mieux voir d’en haut, plutôt que de payer pour danser dessus), et le Palais des Papes.

Et avant de partir, encore par une auguste fortune nous avons découvert la maison Jean Villar , fondateur du festival de théâtre d’Avignon . En tant qu’amatrice de théâtre et de costume j’étais ravie 🙂 Même si les costumes étaient placés en hauteur, et donc difficilement visibles.

Une journée bien remplie, retour par la belle Rue de teinturiers pour retrouver notre covoiturage. Je retournerai sûrement sur Avignon pour faire ce que je n’ai finalement pas visité cette fois là comme le musée Voulan. Retourner chez Naturabsolu, et tester d’autre lieux végétariens, ou déguster les célèbres freakshakes par exemple (des milkshakes géants et gourmands).

Fontaine de Vaucluse

Il existe des lieux qui très rapidement peuvent vous couper du quotidien. Où en quelques instants, vous oubliez votre matinée voire votre semaine de travail . Où l’on se sent en vacances même si ce n’est pas le cas, pour peu que le soleil soit au rendez vous. C’est ce que j’ai ressenti en visitant le village de Fontaine de Vaucluse.

Depuis le temps que je souhaitais visiter ce petit coin du Vaucluse, à quelques minutes  d’Avignon, me voilà comblée. C’est grâce à ma copine blogueuse et photographe Laura Sauvage, qui a grandit non loin de là, que j’ai pris le temps d’enfin me rendre dans ce joli village. Elle a voulu me faire découvrir ce lieu touristique fait de pierre et d’eau.

Bien sûr par son nom, on peut se douter que l’eau est omniprésente, à un point tel qu’un moulin hydraulique y a été construit. Un moulin pour fabriquer du papier !! Et c’est bien cela qui m’ a toujours donné envie d’y aller.

Nous avons eu la chance de pouvoir profiter de ce bel endroit, sans trop de touristes. Sinon c’est foule monstre. Les terrasses colorées et tentantes en bord de rivière encore fermées nous font de l’oeil, paisibles rêveries d’un vide serein. L’ italien, l’allemand, et les mots de Pétrarque le poète humaniste courent dans les rues et sur les murs. Tout se mélange sous le bruit de l’eau forte et fraîche des neiges fondues. Nos pas se dirigent premièrement vers le moulin de Vallis Clausa. Pour nous y rendre, une galerie abritant des artisans et des gourmandises un peu triste hors saison. Cette roue  tournant sans fin, au rythme des remous m’a fasciné. Toute l’intelligence et le savoir en cet objet ayant traversé les âges, on frôle l’infini et ça donne le tournis.

Puis nous voila face aux marteaux, aux bassins, aux grilles et tout cet univers suspendu dans le temps. Juste à observer, c’est déjà impressionnant. J’aurais aimé en savoir plus.

Le moulin mène au magasin, ou bien est ce l’inverse. La tentation est forte, les papiers se parent de fleurs, de feuilles en tous genres, de robes aux couleurs changeantes . Ils se changeront en cahier, en cartes postales, ou feuille libre comme l’air.

souvenir du moulin à papier

Puis il fallut prendre un peu de hauteur.  il était temps de découvrir LE Trou..  L’œil bleu où tout se passe, d’où tout vient. Qui a ses caprices, parfois vides, parfois plein. Nous avons été chanceuses. Il était repu de glacier . Mais par où passe le précieux liquide ? c’est là que réside le mystère. Il y a forcément un truc ! C’est la magie de la nature. A bien regarder, on peut observer des vestiges des passages d’autres rêveurs marcheurs comme nous.

La tête en prend plein les sens, pour qui aime randonner il y a des grottes à découvrir, un château perché, pour ceux aussi amateurs d’histoire peuvent se rendre au musée traitant de la deuxième guerre mondiale et faire un saut dans les époques en se rendant dans l’église médiévale de la ville et pour les amoureux des lettres vous pourrez vous réfugier au musée et à la librairie consacrés à Pétrarques. Puis finir en mangeant une glace artisanale à la figue et à la lavande.

Pour celles et ceux qui seraient tentés par la découverte de ce village provençal. Je ne peux que vous conseiller d’y aller en période creuse sous le soleil, pour profiter pleinement du lieu.

Récolte sauvage

Comme je vous en avais parlé dans ma liste des rêves à réaliser (Petits défis et grands rêves)  cela faisait longtemps que je voulais participer à un atelier pour apprendre à reconnaître les plantes sauvages comestibles. Dimanche dernier le soleil au rendez vous, nous sommes partis battre la campagne afin de ramasser de quoi se mettre sous la dent , accompagnés de deux supers profs 🙂

Départ pour  le village de Lauris dans le Vaucluse à une demi heure d’Aix en Provence. Nous arrivons dans la belle demeure d’Elisabeth qui est diététicienne  et naturopathe et qui propose en plus de ses consultations, des ateliers et fait gîte.

Minolta DSC
Dormance Petit Chat Grain

Une fois entrés Lisette nous accueille chaleureusement , tellement passionnée elle part déjà dans quelques explications. Une salle nous attend avec des panneaux explicatifs et des assiettes contenants ce que nous allons ramasser dans quelques minutes. Et même des idées de recettes. On goute ,on touche, et on tente tant bien que mal  de mémoriser quelques noms et formes avant de nous rendre sur le terrain. Les termes latins côtoient le provençal, on se régale tout autant de l’apprentissage que des anecdotes de cette femme pleine d’énergie et de savoirs.

Et c’est parti, pour la cueillette. Lisette a repéré des champs où l’on pourra bien remplir nos paniers. Doucettes d’eau, et doucettes en tous genre d’ailleurs, dans notre région visiblement dès qu’une plante à un goût doux elle porte le nom de doucette. L’oeil s’habitue petit à petit à repérer ce que nous cherchons. Tous les sens sont en éveil, certaines plantes sont même passés doucement contre visage -astuce des anciens ! – « si ça ne passe là , ça ne passera pas la dedans ». Pourtant , il existe des exceptions, nous avons ramassé du chardon marie , gare à ses piques !  Son goût est frais et rappelle le concombre. Et l’ortie , bien connue , ne passerait pas trop le test du visage, elle est malgré tout très bonne que ce soit gustativement ou nutritivement. Le panier se rempli très vite, et nous sommes tous étonnés de découvrir tout ce que nous pouvons en fait manger à portée de main.

Nos papilles en plein champs passent de saveurs en textures…Mais maintenant il est temps d’apprendre à les cuisiner !

Lauris Dormance Petit Chat Grain
crédit photo: Dormance Petit Chat Grain

En salade, en soupe, dans des gressins , chacun met la main à la pâte. Un repas sain que nous offre la nature, et visiblement bon pour la santé.

Soupe de cressonnette, ou de feuilles de coquelicots et d’herbe Saint Joseph, beurre de cressonnette, gressins aux orties séchées, nombrils de vénus remplis de crème à la pimprenelle et salade fleurie.

Bref un dimanche après midi, comme je voudrais en vivre plus, convivial, instructif, à profiter du grand air et du soleil. 3h heures intensives !

Si cela vous tente, il y aura encore des ateliers en mars et avril. Bien sûr la cueillette varie selon les mois et les saisons. En avril l’atelier sera autour des fleurs comestibles par exemple. Maintenant que le savoir a été inculqué, il est plus aisé de chercher dans les livres. Je pense qu’il vaut mieux apprendre dans ce sens d’ailleurs, quelques cours puis s’aider d’un livre.  De mon côté, j’ai hâte de tester quelques recettes , comme la soupe de roquette.

Pour de plus amples informations c’est ici :

Le grand jardin

95 Avenue de la Gare
84360 Lauris

tél.: 06 51 15 94 12
09 50 23 17 09

contact@legrandjardin.org