Le cri de la carotte (acte 2)

Il y a un an et quelque, je l’avoue , j’ai remangé un peu de viande. Car ma santé était vacillante, mon taux de fer était de nouveau très bas. Et je me sentais vraiment mal. Avec ma culpabilité en poche, j’allais m’acheter (presque en me cachant) de la viande de grisons, la seule qui me donnait le plus envie (preuve que mon corps m’envoyait un message pour me signaler ma carence). Et je la mangeais vite fait, mal à l’aise, je ne voulais que personne ne le sache. J’avais peur qu’on me juge, d’entendre des « ah tu vois, tu y reviens! », « tu nous as cassé les pieds toutes ces années pour en remanger » etc.. Ce qui est débile quand on connait l’importance de manger avec le plaisir , en pleine conscience. Je ne sais pas vraiment si cela m’a fait du bien. Mon ventre n’étant plus habitué à digérer ce type d’aliment, j’avais peut être gagné de la ferritine, mais aussi des maux d’estomac. L’important est de s’écouter, écouter son corps (il sait toujours ce dont on a vraiment besoin) , ses envies…

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crédit photo: Dormance Petit Chat Grain

Ce qui est étrange, c’est que je m’excuse encore d’être végétarienne (quasi végétalienne chez moi) . Avec ma fâcheuse tendance, à ne pas vouloir déranger , c’est allé assez loin. Lorsque j’étais animatrice, je ne prévenais jamais les cuisiniers de mon régime alimentaire. En conséquence,il m’est arrivé de manger un plat, même si cela aavait touché de la viande. Je me suis vu gratter des lasagnes pour pouvoir croquer la pâte. On peut dire que je ne suis pas une vraie végétarienne, ni une végétarienne extrémiste…Quand on a faim, on a faim. Même s’il faut le reconnaître; notre palais devient plus sensible au goût de la barbaque. Ce qu’ont du mal à comprendre les carnivores. Nous détectons tout de suite le moindre bout de jambon.  Certaines, encore plus que d’autres sont particulièrement fortes, et là même si j’avais faim. Je passais mon tour.

En 20 ans, j’ai eu droit à toutes les réflexions « et le cri de la carotte alors ? il ne te dérange pas ? », le « ah vous ne mangez pas de viande..j’ai du jambon si vous voulez ». Ce qui est d’ailleurs amusant à observer. Le rapport qu’ont les gens avec la nourriture…Sachez donc que pour beaucoup, le jambon et le poulet ne sont pas vraiment de la viande. Nous les voyons tellement sous forme de tranche, sous plastique qu’on en oublie leur origine. Cela peut se changer en agressivité. M’interrogeant sur la matière de mes chaussures ou ma ceinture.J’ai même eu des remarques obscènes venant principalement de la gente masculine. Me demandant si comme je ne mange pas de viande, je pratiquais quand même la fellation… Voila jusqu’où ça peut aller. Alors que moi, ça ne me viendrait pas à l’idée de leur demander, si ça ne les dérange pas de manger un cadavre.

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crédit photo : Dormance Petit Chat Grain

Je ne suis tellement pas dans la moralisation, qu’en général, si je pars dans une vraie discussion sur le sujet. Je n’essaye pas de convaincre les gens de changer totalement. Car j’ai conscience qu’il y a un aspect économique derrière l’exploitation animale, des emplois. Je ne prône pas l’arrêt radical de l’alimentation carnée pour tous. Il y a déjà beaucoup trop de personnes au chômage, imaginez si toutes ces filiales liés à l’élevage fermaient d’un coup ! En général, je parle plutôt du « respect » de l’animal , même si cela peut paraître complètement contradictoire, de laisser vivre une vache en plein air, lui laisser le temps de vivre bien pour au final la tuer et la manger. Mais je crois en la révolution passive, il faut laisser du temps aux choses et aux consciences, pour changer les habitudes. Je conseille donc d’abord, de manger moins de viande (ou des oeufs), mais de meilleure qualité, bio, de plein air etc. Réapprendre à déguster et cuisiner de bons légumes. Et en général; les choses se font d’elles même. La prise de conscience se fait petit à petit, le corps et l’esprit se métamorphosent. J’ai du mal à croire que forcer des carnivores à voir des vidéos sanguinolentes crée un réel impact positif. Pour un petit nombre peut être (j’espère vous donner un témoignage à ce sujet , bientôt d’ailleurs), pour d’autres, malgré le choc et le dégoût sur le moment, il leur sera difficile d’arrêter. Cela est plus complexe que d’aimer les animaux ou pas, être sensible ou pas. Il y a un lien sociétal, culturel fort avec le fait d’être carnivore.Et d’un point de vue plus physique il y a une accoutumance, une dépendance à certains éléments chimiques que diffuse la bidoche en nous. C’est un peu comme la cigarette, il faut le temps de casser les habitudes. Retirer la viande à certaines personnes, et elles se retrouvent perdues ! J’ai pu le constater mainte fois. « Mais que va t on faire alors?  » Enlever la viande et vous enlevez un élément traditionnel de la table, un point de repère dans les repas. Alors qu’une alimentation végétale est pleine de découvertes.

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J’essaye de respecter les autres même s’ils ne respectent pas mon choix de vie. Je ne tente pas de les convaincre, ni même de les alarmer sur leur santé. Ils sont grands, responsables. J’estime, qu’actuellement beaucoup de reportages, d’études, etc font l’éclairage sur ce qui se passe dans les abattoirs, mais aussi autour de l’environnement, du respect de la planète, du vivant en général. Manquer de respect à cette Terre qui nous donne tant, c’est se manquer de respect à soi même. Faire souffrir un animal pour l’avoir dans son assiette, ou pour sa fourrure, c’est se faire souffrir soi même indirectement. Manger des tranches de jambon aromatisées aux antibiotiques et antidépresseurs , des poulets aux hormones qui n’ont jamais vu le jour, à forcément un impact sur notre santé. Cela me semble logique. Le nombre grandissant des cancer dans nos familles et nos cercles amicaux, les allergies se multipliant,le prouvent tristement…(ce n’est pas la seule et unique cause,bien sûr). Mais visiblement, cela ne suffit pas à réveiller les consciences. J’essaye de ne pas être fataliste, juste de croire en la méthode « kaizen » , c’est à dire un pas après un autre, à son rythme.

Le monde changera tu verras.

 

Et vous, où en êtes vous dans votre alimentation ? Seriez vous tenté par le végétarisme ou une alimentation plus raisonnée ?

 

 

 

 

Le cri de la carotte (acte 1)

Je suis devenu végétarienne à l’âge de 13 ans. Pourquoi ? Je ne le sais plus vraiment…l’ai je su un jour ? Cela s’est fait du jour au lendemain comme une évidence. un choix de vie. Peut être était ce un tour joué par l’adolescence par provocation ou contradiction envers mes parents. En tout cas, une des plus grosses prises de position de ma vie. Cela s’est décidé de manière tellement naturelle, que j’ai encore du mal à répondre , à l’heure actuelle, à ce fameux « Et pourquoi es tu végétarienne? ». Comme je ne fais pas de prosélytisme, que je n’aime pas les débats, et tout simplement que je n’aime pas trop me justifier. Je réponds souvent « par goût et parce que je n’en ressens pas le besoin ». Quand je suis en forme, je rajoute parfois « parce que je n’approuve pas les méthodes d’élevages et d’abattage actuelles. »

 

 

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A vrai dire, à l’époque je n’avais aucune connaissance de l’impact écologique et des conditions d’élevage. Une chose était claire dans mon esprit d’ado, même si je peinais à mettre des mots dessus. C’est que je ne supporte pas la suprématie humaine sur le monde animal. Qui sommes nous, pour nous croire supérieur à eux ? Eux si forts, si intuitifs. J’ai du mal avec l’anthropocentrisme, cette société qui tourne autour de son nombril humanoïde et oublie de voir les choses globalement. Pourquoi leurs vies vaudraient elles moins que la nôtre ? Alors que nous ne serions rien sans eux, sans cette nature, cette écosystème…

Mon changement alimentaire s’est quand même fait crescendo. Tout d’abord, il a fallu du temps à mon palais pour se déshabituer. Un petit temps pour lâcher le cervelas (ce nom me dégoûte maintenant) qui fut la charcuterie préférée de mon enfance, et qui avait une profonde attache affective. Liée à ce rituel du stand boucherie charcuterie sur le  marché où j’allais avec ma mère , et où le gentil vendeur m’en offrait toujours une tranche. Le foie gras aussi fut difficile à arrêter car j’en aimais vraiment le goût. Et puis il a suffit d’une visite dans une ferme de Dordogne lors d’un voyage scolaire , pour calmer mon ardeur. Puis quand j’ai appris , qu’en plus de la maltraitance , ce foie gras résultait d’une maladie liée au gavage intensif. J’ai eu encore moins de regret.  Le 2ème point qui a fait que cela s’est fait pas à pas, est mon entourage. Principalement mes parents, et aussi par rapport à mes amis et leurs invitations à des repas. J’ai donc continué à manger du poulet jusqu’à ce que j’habite seule.Pour rassurer les miens. J’avais déjà arrêté le poisson par dégoût, puis la viande. Venant d’une famille de « chasseurs cueilleurs » faisant tout eux même, ils m’ont élevé avec de bons produits, des truites de la rivières à l’assiette, des terrines faites maison (bien que je ne me revois pas en manger). Ca été un choc pour eux. Presque 20 ans après , mon père espère toujours que je revienne à un régime carné. Ayant réussi à remanger un peu de poisson en vivant en Normandie, il pense que tout est possible… Mais ce n’est pas d’actualité.

On reste avec la nourriture pour découvrir cette fois-ci les délicieuses illustrations de mode composées uniquement de fruits et de légumes signées Gretchen Röehrs.  Couleurs nature C'est dans la belle ville de San-Francisco aux Etats-Unis que cette illustratrice de mode met en images ses:

illustration : Gretchen Röehrs

Ils étaient inquiets pour ma santé. Malheureusement la suite leur a donné raison. A l’âge de 16 ans environ, au moment de me faire retirer les dents de sagesse, l’opération a été annulée. A cause d’une forte anémie qu’on venait de déceler. Ce qui rendait mon sang très fluide et aurait pu me mettre en danger , si l’opération avait été faite. Les causes: mon végétarisme et des règles abondantes. Première cure de tardiféron. Et pas la dernière. A vrai dire, lorsque j’ai arrêté de manger de la viande, j’étais une enfant et je n’avais pas conscience des différents apports des aliments. Je n’avais pas vraiment compris en quoi cela crée des carences, ni qu’être une femme compliquait la tâche. Le végétarisme était encore peu répandu, mal connu , et pas très bien vu…Et internet n’existait pas. Je n’étais donc pas dans une démarche de recherche sur le sujet pour comprendre et contre balancer l’absence de protéine animale. Il m’a fallut du temps pour connaître les astuces. Associer les agrumes aux légumineuses pour fixer le fer. Comprendre que certaines choses empêcher en revanche de l’assimiler, comme trop de théine, etc. Du temps pour découvrir la spiruline, la salade d’algues, les graines germées et autres curiosités,ou réussir à cuisiner le tofu (et ce n’est pas encore gagné) . L’alimentation étant un vaste champs de contradictions, de débat et de polémiques., il est difficile d’y retrouver ses chatons. Par exemple, je me suis longtemps basé sur l’association céréales + légumineuses pour créer des protéines végétales. Puis j’ai appris que c’était une fausse croyances. J’ai rajouté le soja à mon alimentation. Puis j’ai appris que cela avait un impact sur mes hormones et que la culture de soja toujours grandissante était un désastre écologique. J’ai eu des avis divers et variés sur le thé, oui-non , vert-noir, tralala.. Bref ! Actuellement je reste à l’affut pour apprendre de nouvelles choses dans ce domaine, mais je fais les choses à ma sauce, suivant mon instinct et mes envies.

Il y a un an et quelque, je l’avoue, j’ai…. (suite au prochain épisode).

4 roues 2 pieds

Avez vous remarqué dans quel état ont été plongé certaines personnes, face à la pénurie de carburant ? L’agressivité qu’il a pu en ressortir ? Avez vous noté les symptômes de l’addiction, de la nervosité, de l’anxiété ? (aussi liées à la grande peur de perdre son emploi, autre domaine d’asservissement). Automatisme rassurant, cocon de surpuissance. A bord de notre voiture , nous sommes plus forts, nous devenons un(e) autre.L’insulte facile, et j’en passe. Seul au monde, le roi du pétrole en quelque sorte 😉 Aller toujours plus vite pour grappiller du temps, ce temps précieux, mais pour aller où ? Pour quoi faire ?

crédit photo Dormance Petit Chat Grain

J’ai un rapport à la conduite assez particulier, je crois même qu’on peut dire que je n’aime pas trop conduire. A part si c’est sur une voie large , sans trop d’encombrements et de virages (autant rêver quoi). Pourtant dès très jeune, j’ai passé plusieurs heures dans le camion familial sur les routes de France et de Navarre. Donc autant vous l’avouer tout de suite, malgré la conduite accompagnée, je n’ai eu mon permis qu’au bout de 3 fois ! Je n’ai compris le sentiment de liberté que pouvait amener une voiture, que lorsque j’ai fait mon premier long trajet de jeune conductrice, seule, pour aller dans la Creuse, il y a quelques bons côtés… C’est vrai. Mon aversion sur l’impact qu’a la conduite sur nous -fragiles humanoïdes-à grandit au fil des années. Avec une période où j’avais lâché le bus pour ma petite fiat afin de me rendre à la fac. J’ai ensuite arrêté mes études , et j’ai commencé l’animation professionnellement, me servant moins de mon véhicule, car je partais avec les bus scolaires pour encadrer les enfants dès leur départ. Installée ensuite dans le centre ville d’Aix en Provence, et de plus en plus dans une démarche écologique, j’étais ravie de tout faire à pieds et en transport en commun.Ont suivi quelques mois,seulement en bus , train , métro et avion, sans aucun souci de logistique. Puis, vint mon déménagement vers la Normandie , avec ma tuture dans l’autotrain. C’est une époque où j’ai beaucoup conduit, car malheureusement la Manche n’est pas très bien desservit en transport en commun (à mes yeux) , ou cela ne s’adaptait pas à mes horaires de travail. Mais a part les tracteurs, je n’avais pas énormément de contraintes. Bien qu’à l’époque je pouvais faire 30 min de route le matin et le soir, ce que je trouvais déjà aliénant (j’ai une sorte d’admiration mêlée d’incompréhension face à ceux qui supportent cela depuis des années et sur des plus longs trajets ). Je continuais tout de même à faire à pieds , tout ce que je pouvais. Malgré tout ça, je sentais bien que la voiture n’était pas faite pour moi, être derrière le volant m’oppresse (sans parler de mon esprit envahit de culpabilité quant à mon empreinte carbone). De retour dans le Sud, ça était le pompon. Bien « obligée », d’utiliser ma voiture pour aller voir certains amis maintenant éparpillés, et surtout la conduite méridionale agressive, nerveuse, qui ne laisse pas le droit à une seconde d’hésitation, à eut raison de mes nerfs…De nouveau habitant au centre ville d’Aix depuis 3 ans, je revis sans voiture ,que j’ai donné à mes parents, et que j’utilise à l’occasion, pour ne pas perdre la main. La vie est plus belle. Tout ce parcours, m’a permis de savoir ce que je voulais et ce que je ne voulais plus. A y voir plus clair dans ce que je n’aimais pas dans le fait d’être derrière un volant, sans l’avoir conscientisé jusque là.  (Après cette longue introduction) Je souhaite maintenant vous présenter selon mon point de vue , les points positifs et négatifs à avoir une voiture.

source Pinterest

Les points négatifs : 

  • Il m’arrive de rater des événements qui m’intéressent, si je ne trouve pas de bus ou de covoiturage pour m’y rendre. Comme le Salon du livre de l’imaginaire il y a quelques mois. (Mais concrètement ce n’est pas grave, je m’occupe autrement)
  • J’annule des soirées avec des amis. Ce qui est plus compliqué à gérer. Car ils peuvent le prendre assez mal.  Comme j’ai décidé de me défaire du stress de la voiture, ce n’est pas pour le remplacer par un autre stress. Donc quand je sens que mon trajet va être compliqué, que je vais devoir courir, arriver peut être plus tard que les autres, moins profiter du moment etc etc Je préfère remettre à plus tard (cela n’altérant en rien l’affection que j’ai pour eux), et se voir lorsque cela est plus facile. Cela me permet d’être pleinement présente , détendue et totalement disponible pour mes amis à un moment choisi. Malheureusement, eux ne le voient pas toujours sous cet angle, et  peuvent se vexer. C’est vrai que cela peut donner l’impression que je me prends pour la Reine, à qui on doit rendre visite, mais qui ne se déplace pas. Ce n’est pas vraiment ça. J’ai juste l’impression d’avoir donné 10 ans environ de ma vie, à faire le taxi, à faire des bornes pour les autres, à me rendre disponible coûte que coûte. Chacun ses idéaux, respecter l’environnement, et me respecter moi même font parties de mes priorités à partir de maintenant.
  • Je suis dépendante des horaires des transports en commun, de mes amis pour m’amener, ou des critères de covoiturage. Mais je préfère cette dépendance à celle d’une machine, et de son carburant. Et tout ce que cela génère.
  • Il est préférable d’habiter en ville, pour avoir ce mode de vie.

source Pinterest

Les points positifs:

  • Financièrement. Je ne paie plus d’assurance, pour une voiture que je n’utilise que très rarement. Même si je souhaite participer , en faisant le plein de temps en temps. Tout cela constitue une économie importante. Vu mon salaire, ce n’est pas négligeable. Et j’ai la chance d’habiter dans une ville qui propose des bus pour les communes environnantes à 1€10.
  • J’ai un autre rapport au temps. Ma vie est plus douce, avec un rythme qui me convient mieux. Je n’ai plus l’impression de perdre mon temps pour des idioties , comme chercher une place.  Marcher 30 min, même pour faire mes courses , ne me dérangeant aucunement, et est à mes yeux un bon moment.
  • Cela m’a appris à mieux m’écouter. Ecouter mes envies profondes, mon état réel de fatigue,…
  • Je n’ai plus le stress et autres émotions négatives liés au fait de trouver une place, faire attention à ne pas abîmer mon auto, me trouver dans un embouteillage en plein été, etc etc (lorsqu’il m’arrive d’utiliser mon véhicule, c’est comme une petite piqûre de rappel, très très rapidement je me souviens pourquoi j’évite de m’en servir: ça rend les gens fous -moi la première-)
  • Je peux profiter du paysage, observer le monde qui m’entoure.
  • Je me sens plus en adéquation avec mes valeurs. Ce qui est très satisfaisant.
  • Je marche plus. Donc je suis mieux dans mon corps et dans ma tête.
  • La vie est plus légère sans automobile !!

Crédit photo Dormance Petit Chat Grain

Il est vrai que cela demande une toute autre organisation. Je vis seule, je n’ai pas d’enfants, je n’ai pas besoin d’aller dans un grand supermarché pour faire un caddy pour le mois…je fais mes courses de légumes frais régulièrement au marché ou dans les commerces proches de chez moi. Actuellement, dans une remise en question sur mon mode de vie et ayant grand besoin de verdure, je suis  face à un dilemme. Vivre à la campagne et réutiliser ma voiture,en changeant tout mon mode de vie. Ou rester en ville, en cherchant un nouveau logement avec un  peu de nature autour (gros défi) et continuer mon fonctionnement principalement pédestre. Même si j’ai lu qu’un vegan en 4×4 polluerait moins qu’un carnivore en vélo, je n’ose pas encore sauter le pas de vivre à la campagne…

Voici deux articles pour illustrer mon débat interne : vivre à la campagne de Friendly beauty et un article de kaizen « est il plus écolo de vivre à la campagne ? »  Qu’en pensez vous ?

Et vous ? Avez vous une voiture ? Quel lien entretenez vous avec l’univers automobile ? Seriez vous prêt(e) à vous défaire de ce fonctionnement ?