Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

Minolta DSC

Ce qui m’a attiré dans ce bouquin, c’est d’abord son titre original et amusant. Mais en lisant la quatrième de couverture, j’ai compris que le fond de cette histoire était loin d’être drôle. Cette approche est à l’image de ce livre, où l’on jongle entre tristesse et légèreté. Au sortir de la deuxième guerre mondiale, dans une Europe  marquée par cette épreuve, une jeune femme écrivaine londonienne se lie d’amitié avec des guernesiais, par échange de courriers. Elle apprend ainsi comment l’île à vécut l’occupation. Et la création d’un cercle littéraire bravant les interdits, qui permit de sauvegarder l’humanité et l’intégrité de ses membres face aux horreurs de la guerre. Ce roman est d’une énergie folle, sûrement grâce à son écriture, on passe d’une lettre à l’autre avec une voracité telle, que l’on arrive à la fin du livre sans s’en rendre compte. Comme dit dans une des lettres: « l’humour est le meilleur moyen de rendre supportable l’insupportable. » C’est bien le mot d’ordre de ce roman, où l’on passe d’une émotion à l’autre, avec une peinture de la réalité de la guerre et de ce qui a suivit en filigrane.  Assez poignant tout de même, pour me tirer des larmes. Il n’y a aucune sensiblerie juste des témoignages parsemés ça et là, et des personnages attachants. Ce livre est une bouffé de positivisme. Une sorte de journal à la Bridget Jones version 1946, en beaucoup plus fin. J’ai presque regretté de l’avoir lu si vite, ayant envie de rester dans la bulle crée par ce livre.

Le cornichon échappé de son bocal

IMAG0678

« Ah, tu es ce genre de fille là ! » Comprenez une fille à bocaux. La scène se déroule lors de la pause déjeuner au travail. Je sors de mon sac un bocal de récup, dont je me sers pour conserver et transporter mon repas. Car oui, j’ai bazardé toutes les boites en plastique dont j’avais hérité au fil des années, dès ma prise d’indépendance. J’avoue en avoir gardé une ou deux de grandes tailles, allez mettre une portion de tarte dans un bocal en verre ! (Avant de trouver mieux…)

S’en suit une  discussion mouvementée , comme peuvent s’en créer sur des sujets comme « être végétarien », « manger local et/ou bio » « limiter ses emballages » et j’en passe. Il y a ceux qui approuvent, qui émettent le souhait de vouloir faire de même. Comme la collègue qui m’a fait la réflexion. Ceux qui trouvent ça bien, mais ne le feraient pas, parce que..la vie quoi ! Le rythme professionnel, la recherche de facilité, le besoin de rapidité. La belle affaire. Et ceux qui trouvent ça ridicule, la goutte d’eau dans l’océan, le geste de toute manière inutile. Certains poussent la provoc’ en allant me dire « Ohlala, la chiante dans toute sa splendeur ! Je ne pourrais pas être avec une fille comme toi..j’imagine que tu manges du tofu. » Etant donné que la perspective d’être en couple avec une personne doté d’une telle mentalité ne m’attire guère. Je ne réponds rien.

Mais le fait est, que parfois, rien que des gestes comme celui là, qui colle à mes idéaux. Une sorte d’engagement et de changement facile. Me donne l’impression d’être un OVNI. (Même si les choses sont en train de bouger, ouverture de magasins en vrac, multiplication des adeptes du livres Zero waste Home de Bea Johnson.) La fatigue, le ras le bol général, le regard des autres peuvent parfois mettre en branle ces petits riens qui font la différence.

Pourtant je ne suis pas une écologiste extrémiste, qui tente de convertir à coup d’images choc ou de culpabilisation. J’ai même arrêter de me définir comme écologiste, d’abord parce que je n’aime pas être mise dans une catégorie. Et ensuite, parce qu’à mes yeux, j’ai juste un comportement normal. Je ne dis pas que j’ai la parole divine, mes agissements ne sont pas parfaits, en hiver j’adore rester sous la douche chaude jusqu’à plus soif par exemple. Mais je crois aux pouvoirs des petits actes quotidiens. Et « l’exemple » se met en place de lui même, en vivant comme nous l’entendons. Sans chercher à dire « Tu vois comme je fais bien. Tu devrais faire la même chose ! »

Si j’ai réussi à allumer des étincelles de conscience, dans les boutiques en refusant un sac plastique, en réutilisant mes sachets papier chez le primeurs ou au marché. Cela me rendra heureuse d’autant plus. Malgré la pression que je peux me mettre pour acheter sans trop d’emballage, plutôt dans du verre, local, frais, de saison et parfois Bio. Ce sont beaucoup de contraintes, c’est harassant.  Etant en plus d’une nature à culpabiliser si je fais un pas de côté. Bien sûr c’est excessif, bien sûr c’est un point de vue à réguler avec moi même.

Mais être différent dans sa consommation, à un aussi petit stade que celui là, est un petit combat au quotidien. Nous pouvons faire changer les choses. C’est peut être de l’écologie du dimanche , mais c’est ma façon d’apporter ma pierre à l’édifice.

Minolta DSCMinolta DSC

Photos prises par Dormance, merci de respecter les droits d’auteur.

Le soleil dans la maison

Minolta DSCParce que le bonheur c’est aussi simple que ça. Une belle lumière, des couleurs qui réchauffent le coeur. Un bouquet de fleurs offert sans occasion particulière. Une pensée, une marque d’affection. Je ne me lasserai jamais d’observer la diversité de la nature, sa complexité. De m’étonner sur ses capacités de créer l’incroyable.

Continuer à s’émerveiller, encore et toujours. Tels des enfants. Le secret peut être d’une vie plus douce. Le sourire aux lèvres.Minolta DSC

Photos prises par Dormance, merci de respecter les droits d’auteur.