Un défi par jour

Fut un temps, je tournais en boucle entre le bout de mon nez et mon nombril. J’avais du mal à sortir de chez moi, préférant ruminer. Mais n’étant pas une vache, ça ne m’apportait rien de bon. Alors une de mes amies, qui savait que j’aimais faire de la photo. M’a mise au défi d’aller marcher et de lui envoyer le soir: les photos de ma balade.

Le principe d’un défi par jour est comme un jeu avec soi même, qu’on peut utiliser dans bien des domaines. Passer au dessus d’une crainte,vaincre sa timidité, s’en servir pour se motiver, agir pour son bien être ou la confiance en soi. Faire un pas après l’autre, pour avancer à son rythme. En se fixant soi même les règles, dans la bienveillance envers soi même. Un moyen ludique pour se dire « je suis capable! ». Pas vraiment d’échec possible, et si le but du défi du jour n’est pas vraiment atteint, mieux vaut le voir comme une expérience . Et un moyen de recommencer en ayant plus de données en main. Mais quel plaisir quand on est allé jusqu’au bout !

C’était l’hiver en Provence.

 

Photos prises par Dormance, merci de respecter les droits d’auteur.

Cueillir la fleur de ce jour

Cultiver le positif ! Encore une idée de bisounours jardinier !

Météo maussade, mauvaises nouvelles, les moyens sont nombreux pour nous saper le moral. Sans se voiler la face sur la réalité de ce monde, essayons de nous focaliser sur ce qui va. Soit disant le français est râleur, et l’époque est en crise dans tous les domaines. Et si c’était ce qu’on voulait nous faire croire….pour consommer plus d’objets qui nous combleront de joie (juste l’espace d’un instant), plus de médicaments pour aller mieux, etc. Il est sûrement plus facile de manipuler et d’avoir une main mise sur un peuple dépité. Bref, le propos n’est pas là. Sans partir dans une théorie du complot, bien difficile actuellement de garder la tête froide et surtout, le sourire.

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crédit photo : Dormance Petit chat Grain

Mais il y a en chacun de nous de quoi faire basculer la vapeur. Même si, malheureusement, à l’heure actuelle légèreté, sourire et positif riment encore avec niaiserie. Cela n’a rien à voir avec la bêtise. Je ne vous demande pas d’adopter un petit poney et de vivre dans un arc en ciel. Juste de voir le verre à moitié plein, un peu plus souvent. Une intelligence du bien être pour soi, qui rejaillirait sur les autres.

Voila ce que j’ai appris au fil de ces dernières années, face aux obstacles de la vie, comme aux coups de blues du quotidien :

Se créer une mallette de secours pour coups de blues:

1) Apprendre à identifier ce qui les crée ( même si ce n’est pas évident, et que cela peut être juste « comme ça ») permet de les relativiser et de les amenuiser. Parfois nous avons juste besoin de repos. Cela peut paraître bateau, mais nombre d’entre nous s’écoute peu. Surtout dans une société où il est mal vu d’être passif.

2)  Détecter ce qui nous fait du bien. Certains films; certaines musiques suffisent parfois à nous re-booster. Pour ma part, au plus bas j’avais arrêté la télé (source de négatif) . Délaissant les musiques nostalgiques, je me suis mise à écouter du rock n ‘roll des années 50; 60 et du rockabilly (entre autre). Ce peut être voir des amis, ou au contraire se recentrer, aller dans un lieu qu’on aime, se chouchouter, s’acheter des fleurs, se balader, prendre le soleil, lire des pensées de philosophes…les idées sont multiples.

3) Faire des listes de ce qui nous anime, de ce que l’on aime, ou de ce qu’on aimerait faire pour nous pousser vers l’avant. Par exemple : JE ME SENS BIEN QUAND : Je suis dans le train/Je marche/Je suis dans la nature/je suis avec des amis/je flâne dans une librairie/ j’entends la voix d’une personne que j’aime au téléphone/Je crée…                                                                           CE QUI ME DONNE LE SOURIRE: entendre des hirondelles ou des alouettes/entendre des gens rire / quand le quotidien devient cocasse….                                                                                                                                                                          CE QUE J AIMERAIS FAIRE: dormir avec les loups/ passer une nuit dans une cabane dans un arbre/ prendre des cours de dessins…

C’est une bonne et 1ère étape pour repartir du bon pied. Se rendre compte que l’essentiel est fait de simplicité. Dans cette mallette il faut avoir conscience de tout cela, car parfois les crises d’angoisses peuvent nous assaillirent n’importent  où. Il devient compliqué de se mette un DVD au travail, ou partir en voyage avec tout nos grigris anti stress.Car le plus difficile est peut être d’accepter et de comprendre que ces grigris sont en nous.

Se créer des rituels ou des techniques pour voir la vie plus rose:

Comme des lunettes de sauvetage pour voir plus clair. C’est à mes yeux un exercice compliqué. Car dans les périodes sombres l’énergie vient  même à manquer pour espérer. Il devient impossible de trouver la force pour puiser dans ce qui pourrait nous faire du bien, relever la tête et avancer de nouveau. En plus de prendre soin de soi, et surtout être indulgent envers soi même. Voici quelques exercices que j’ai pu faire ou dont je me sers encore, en cas de baisse de moral. Quand relativiser devient difficile.

– Lister dans ma tête les points positifs dans ma vie (car il en existe bien, même les plus basiques : avoir un toit au dessus de la tête, être en bonne santé, avoir des amis…)

– Respirer profondément pour me calmer et me recentrer

– En fin de journée retracer ce que j’ai fait et trouver une ou plusieurs choses positives que j’ai vécu, entendu, vu.

– Eviter d’utiliser des phrases négatives: ne plus dire que je suis continuellement fatiguée par exemple. M’a permis d’arrêter d’en faire un fixette et d’aller mieux. Ou arrêter de me qualifier de dépressive, même en plaisantant.

– Faire des compliments sincères, aider ou encourager les autres. J’ai remarqué qu’en envoyant du positif, on en reçoit en retour. Peut être pas du tac au tac, mais cela nous revient toujours.

– Ecrire un cahier défouloir.

– M’obliger à me faire « belle » et…sourire.( En plus ça crée moins de rides que faire la tête)

Trouver les gens agressifs risibles ou pitoyables. (non ce n’est pas très positif 🙂  )

Pour ma part, ce sont des choses qui fonctionnent. Je ne dis pas que parfois, je n’ai pas accompagné ça d’une cure d’oméga 3 (j’en reparlerai) ou de vitamines. Mais je crois fortement à l’effet boomerang – à chacun de trouver sa méthode-  une fois le processus enclenché, on récolte ce que l’on a semé. Alors piochons le positif  partout, tout le temps. Propageons le sourire. Et surtout…continuons à nous émerveiller !

Et vous, quelles sont vos techniques pour aller mieux ?

Somatopathie: qu’es-aco ?

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Dormance All rights reserved

C’est lors d’un de mes séjours à St Etienne de Tinée (au dessus de Nice), en me promenant dans les rues que mon oeil fut attiré par un bel écriteau, en bois peint à la main. SOLVEIG MOUSSALI SOMATOPATHE. Intriguée, je me jure de faire des recherches sur le sujet. Mais bien sûr, je remets à demain. Je passe et repasse devant l’écriteau. Jusqu’à ce que j’en parle à mes collègues de boulot, qui m’en font un retour positif. Une sorte d’ostéopathie qui gérerait les douleurs et/ou peurs récurrentes. Voila comment le site internet officiel le présente: « Le corps contient des mémoires des événements vécus, des émotions, des peurs, des sentiments. On observe que les traumatismes personnels, ainsi que des traumatismes marquants de l’histoire familiale peuvent avoir une répercussion somatique. Une certaine forme de souffrance peut se « transmettre » et traverser le temps et les générations. Celle si se manifeste sous forme de « lésions », des traces physiques palpables. » Curieuse et souffrant de douleurs au bas du dos assez régulières, je me décide donc d’aller voir cette personne. Comme toute première séance, il y a un temps où l’on expose verbalement ses attentes, puis on nous demande de retracer notre  vie, aussi bien d’un point de vue santé, que personnel (plutôt émotionnel). Puis vient la manipulation, le geste est doux comme pour l’ostéopathie. En même temps elle m’explique ce qui se passe sous ses doigts, et ce que cela pourrait signifier. Appréciant les bienfaits de cette première séance, j’accepte de continuer l’aventure. Car elle me préconise de renouveler l’expérience, afin de fixer ce qu’elle a travaillé. Je poursuis donc, mais avec une autre praticienne plus proche de chez moi.

Ce que j’ai apprécié dans cette approche, c’est :

– Bien sûr son efficacité. Je me suis sentie indéniablement plus légère physiquement, après ces séances.Le décalage que j’avais au niveau des épaules s’est nettement atténué. Un point de douleur récurrent entre les deux omoplates s’est effacé  (même si, bien sûr; il m’arrive encore d’avoir des tensions dans le dos) .                   – Le fait que la thérapeute ne me pousse pas à la consommation, entre guillemets.J’ai dû la voir 5 fois, en tout. Et elle a mis fin aux séances m’expliquant que le travail était terminé.                                                                              – Enfin l’aspect transmission générationnel. Cela permet de se pencher sur son passé familial. Ce que l’on sait et ce que l’on ne sait pas. Comment cela nous a été raconté. J’imagine que cela peut être plus compliqué, lorsqu’on ne sait vraiment rien de ses aïeuls ou que la communication est bloquée dans la famille. Mais cela peut représenter justement un bon biais pour oser poser des questions.

Et pour finir, il existe un annuaire qui recense les somatopathes diplômés :http://www.somatopathie.com/annuaire/ A vous de voir !