Rester connectés…ou pas

Dans notre monde où tout est de plus en plus informatisé, numérisé , virtuel. De plus en plus d’entre nous commençons à saturer. Beaucoup se détachent petit à petit des réseaux sociaux, mais il semble compliqué de vivre totalement sans cet outil .

C’est plus souvent pendant les périodes de vacances, que l’on arrive le plus  à couper le lien avec ces réseaux soucieux, qui mettent souvent en avant la compétition, la comparaison . La vie des autres semble tellement mieux que la notre. L’esprit n’est jamais tranquille, les heures s’écoulent et nous nous rendons compte que nous sommes toujours plantés devant notre écran sans vraiment le vouloir, comme happés dans un puits sans fond.

vintage communication by photoflake on DeviantArt

source image : Photoflake on deviantart

Mon mois de roadtrip m’a permis de diminuer grandement le temps passer sur les écrans. J’avais un ordinateur dans le sac, pour le blog et pour me renseigner sur les hébergements potentiels. Mais je ne m’en suis servi que très rarement. Et cela m’a fait un bien fou, Lire la suite

Se soigner au naturel

Il était temps que je vous fasse découvrir ce livre que j’ai reçu à noël ! C’est le printemps, et c’est maintenant qu’il faut profiter des fleurs et feuilles pleines d’énergie pour se faire des remèdes maison.

Remèdes à faire soi même de Claudine Luu

J’avoue que sur ce coup, je me suis laissée influencer par les avis d’autres blogueuses. A force de voir ce livre, il m’a donné envie, d’autant qu’il vient d’une maison d’édition dont j’apprécie souvent les ouvrages. Et j’ai bien fait de le mettre sur ma liste d’envies. Car il est parfait.

Le maître mot de ce livre est pour moi : la simplicité. Simplicité des plantes utilisées, car ce ne sont que des plantes faciles à trouver dans la nature autour de la maison. Simplicité des techniques, ainsi que des ingrédients à ajouter (ou non)  aux plantes. Tout y est très bien expliqué. En premier lieu vous y trouverez les bases à suivre :comment reconnaître une plante, la récolte, le séchage etc. Puis vous pourrez chercher par ordre alphabétique le végétal que vous comptez transformer.

250 remèdes naturels de Claudine Luu

Il y a toujours, une photo en pleine page, qui permet de bien identifier la fleur, l’arbuste ou l’aromate. En face, dans un petit cercle sont résumés les bienfaits. En quelques lignes, nous pouvons apprendre où cela pousse et à quelle saison, ainsi que les parties utilisées. Un peu de botanique et d’histoire , puis c’est parti pour les différentes manières d’utiliser la plante : tisanes, huiles solarisées , teintures mères, baumes et autres merveilles.

Pour ma part, j’ai la chance de pouvoir profiter du potager de mon père, mais aussi de la belle campagne provençale environnante qui foisonne de romarin , de thym (en fleur en ce moment) par exemple.

J’ai pour projet de réaliser donc des remèdes à base de mélisse (le vin digestif, et l’huile solarisée antidouleur) de thym (la crème hydratante) et de souci (la teinture mère cicatrisante) pour commencer. Qui me paraissent facile à fabriquer.  Mais j’ai bien sûr envie de tout tester !

 

Alors, tentés ? Avez vous déjà fait vos propres remèdes naturels ? Racontez moi , ça !

Les heures lentes

C’est étrange cette difficulté que l’on peut avoir à se laisser aller vraiment, et surtout à ne rien faire du tout, sans culpabiliser, ça vous  le fait aussi ? Pourtant il est parfois nécessaire de ralentir le rythme…

respire

Dormance Petit Chat Grain

Je suis plutôt du genre à ne jamais savoir me poser réellement. Même quand je veux essayer de faire une micro sieste, mon esprit continue à cogiter. Je dirais presque encore plus dans ces moments là ! Normal, vu que c’est un moment de relâchement . Vous avez remarqué, c’est toujours lorsque l’on est sous la douche, en train de conduire, de faire une rando, ou de faire du yoga que les bonnes idées arrivent. Et il faudrait avoir sur le champs, un carnet en poche pour tout noter. Donc une seconde après m’être allongée, je me relève pour noter à quoi je viens de penser ou carrément  le faire . Et m’allonge de nouveau, et c’est un ballet incessant. Donc en général j’abandonne l’idée de faire une sieste très rapidement. Dès que je ne travaillais pas, je me sentais obligée de charger mes journées, j’essayais de voir des copines, de me faire des listes des choses à faire etc etc. Alors que tous les éléments dont je remplissais mes journées me plaisaient, je me sentais quand même stressée, fatiguée, voire submergée…

6.22.15. Ain't nothing better then taking off on a Monday, ain't nothing worse then being sick on that same Monday. ~yelena bryksenkova:

illustration Yelena Bryksenkova

Pour la majorité d’entre nous,  « malheureusement » nous attendons d’être malade pour vraiment ne plus rien faire. La fièvre ou les douleurs commandant notre quotidien. Et c’est bien dommage. Il semblerait que notre société voit d’un mauvais oeil le fait de paresser, de rêvasser, de prendre son temps. Ce qui fait que pour beaucoup d’entre nous il est difficile de le faire sans culpabiliser.Il faut être efficace, productif, actif ! Pourtant, lever le pied est si bénéfique, cela nous permet de nous recentrer, de nous retrouver, de reprendre des forces. Je ne dis pas de vivre toutes les semaines de sa vie tel un paresseux (l’animal), mais de s’octroyer régulièrement des pauses. Il est reconnu que ne rien faire quelques minutes, même pas méditer ou écouter de la musique, rien de rien , a un impact positif d’un point de vue cognitif. Cela permet entre guillemets de remettre les choses en place, de voir plus clair.

Rainy Day by Yelena Bryksenkova:

Illustration Yelena Bryksenkova

Au mois de janvier après plusieurs mois chargés, une démission d’un emploi qui m’épuisait, un enchainement direct avec un nouveau job à appréhender, les rdv pôles emploi, quelques petits soucis de santé. J’ai eu dix jours sans rien entre deux missions..comme à mon habitude, je me suis mise la pression en me disant « j’en profite pour voyager, ça me fera du bien, il faut que je parte,il faut que je fasse quelque chose,  il faut que je parte…oui mais où? » Il faut...Bref, je n’arrivais pas à fixer une destination, regarder les bus ou les trains me barbait..Il fallait que je suive ce premier instinct. Finalement le temps n’était pas au beau, et ma santé tirait encore la sonnette d’alarme. Et pour la première fois depuis longtemps, je me suis laissée ne rien faire. J’ai compris énormément de chose pendant ces quelques jours au ralenti. Bien sûr, je n’ai pas d’enfants à charge ou de compagnon avec qui devoir faire la discussion, c’est peut être plus facile. Mais je reste persuadée qu’il est possible de s’offrir une petite coupure quotidienne, ou au pire hebdomadaire même dans ces cas là. C’est même vital.

« Nous épouser la femme et acheter les livres avec lesquels nous voulons vivre » - andré maurois    impression NUMERIQUE (dune aquarelle et gouache:

Illustrations Yelena Bryksenkova

J’ai vécu pour la première fois au rythme de mes envies, sans culpabiliser. Sans imaginer un regard extérieur, jugeant, sans question de bien ou de mal. Juste en ayant conscience que ce que je faisais était bon pour moi. J’ai trainé en tenue décontractée (pour ne pas dire en pyjama) pendant des heures, me recouchant quand je m’en sentais le besoin à n’importe quelle heure, sans me dire que ça allait m’empêcher de dormir, sans même parfois sommeiller. Seulement profiter d’être sous la couette et d’écouter la vie dehors. Je n’ai fait aucune liste de choses à faire, à finir. Je ne suis pratiquement pas sortie de chez moi. Et finalement j’ai fait plus de choses que lorsque je me fait des to do list incroyablement longues. J’ai compris que c’était cela qui me bloquait, regarder mes tas de tissus qui attendent, mes vêtements posés sagement pour être raccommoder, la liste des films et des séries à voir, la pile de livre à lire ,plus le ménage, les courses, etc. et voir tout cela comme des urgences, des obligations. Cela me coupait la motivation avant même de m’y mettre, je ne savais pas par où commencer . C’était trop à gérer d’un coup . Ces listes mettent la pression, car si en plus on ne les a pas terminés on se sent mal, c’est écrit noir sur blanc là : tu n’as pas lavé les vitres, et tu n’es toujours pas passé chez l’horloger !Feignante ! Alors que , -durant cette parenthèse- quand je faisais les choses au moment où j’en avais vraiment envie, et que je me sentais dispo, je le faisais avec plaisir et efficacement. J’ai compris également, que je n’avais pas à partir , voyager, changer de cadre pour me ressourcer. Que je pouvais le faire chez moi, tout simplement en m’écoutant. Il fait beau mais je ne sors pas prendre le soleil…pour une fois, est ce si grave ? Si sur le moment, l’envie de regarder ma collection de carte postale me prend. L’important  c’est ce que l’on ressent sur le moment. J’ai évité l’ordinateur. Tout ça à fait, que j’ai senti mon esprit au repos, et beaucoup plus apte à réfléchir et prendre des décisions . Cela m’a aidé à me remettre à écrire par exemple. Ce dont j’avais besoin. Et dont j’ai encore besoin 🙂 ma phase de transition n’est pas terminée, il y a encore des décisions à prendre. Mais comment les prendre quand on se sent toujours pressé comme un citron ?

Ces heures lentes nous permettent de nous construire, contrairement à ce que l’esprit commun pourrait nous faire penser. Et je parle bien, de prendre le temps, de suivre ses envies, de lire, d’écouter le silence, d’observer le ciel, pas de rester devant la télé des heures durant. Même si ça peut faire du bien de temps en temps aussi, pour relâcher les tensions. Juste se laisser porter.

(Les illustrations de cet article sont d’une créatrice dont j’adore le travail, si vous voulais connaître plus son univers :son blog et sa boutique en ligne )