L’esprit et la main

Penser ou faire , les éternels contraires…Depuis le temps, que je souhaitais aborder ce sujet… au vue du contexte actuel, je pense qu’il est temps. Le visionnage du film Captain Fantastic (que je vous conseille fortement de voir)  ayant accru mon positionnement sur le fait d’agir concrètement. J’ai déjà parlé ici , du fait d’apprendre à tout âge, d’oser…Oser sortir de sa zone de confort, sortir des sentiers battus. Casser les codes et remettre en question l’ordre établit.

Soloillustratori

J’ai eu la chance de grandir avec autour de moi, des adultes qui mêlaient deux grands axes de vie qui sont souvent mis en contradiction. C’est à dire, être intellectuel ou être manuel. Comme si les deux étaient bien distincts et ne pouvaient se croiser. Et le pire, est surtout qu’un mode de fonctionnement semblerait supérieur à l’autre dans l’esprit commun.

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Objectif Jardin partagé

Pour certains c’est objectif Lune, pour d’autres Jardin partagé…chacun son truc. J’ai toujours été fascinée par les potagers urbains, ou jardins ouvriers depuis que je suis enfant. Ça m’a toujours émue, sans trop savoir pourquoi. Et encore maintenant, cela me passionne. En découvrant dernièrement, celui de la ville de Mordelles en Bretagne, je me suis dit que j’allais faire quelques recherches pour comprendre comment en mettre un en place. Pour ensuite vous partager ces bases de projets. Afin peut être, de susciter des vocations…Car nos villes ont besoin de verdure, mais aussi d’autonomie alimentaire. Ces jardins sont des moyens de rester connecter à la terre, et de montrer à chaque âge d’où vient une salade ou comment pousse une aubergine. Voici donc les différentes informations que j’ai pu glaner ça et là.

Jardin Partagé de Mordelles
Jardin partagé de Mordelles

Qu’est ce qu’un jardin partagé ?

C’est un jardin potager construit et/ou cultivé par les habitants d’un quartier ou d’un village.Cela peut se faire sous l’impulsion d’une municipalité ou d’un groupement de citoyens. Réunis en association,  les habitants gèrent le lieu et prennent des décisions de manière collective. Chaque projet est unique par son aménagement et son fonctionnement .Les valeurs restant, en revanche les même partout : solidarité, convivialité, lien, entraide, partage entre les générations et les cultures. Cela mélange jardiniers du dimanche et ceux plus expérimentés. Il existe , tout de même une Charte des Jardins partagés à respecter lors de la création d’un projet de jardin. Celle ci encourage les techniques de permaculture ou d’agrocécologie, ou en tout cas une culture dans le respect du vivant, sans pesticide ! Cet écrin de verdure en ville est une bulle de préservation de la biodiversité.  Et bien sûr, il est important de se renseigner sur la législation de chaque commune ou communauté de communes,  afin de vérifier la faisabilité juridique, technique et financière . Le projet se crée en lien serré avec ces entités (a moins que vous fassiez  un potager sauvage tel des guerilla gardener 😉 )

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S’inscrire à une AMAP

Après mon premier mois en Bretagne à courir dans tous les sens, à tenter de trouver mes marques, prendre le rythme etc. J’ai décidé de m’inscrire à une AMAP, (un panier bio chaque semaine comme à Aix en provence ) car travaillant le dimanche , je ne peux pas me rendre au marché de Cancale. J’avais repéré pas mal de vente à la ferme en me disant « la prochaine fois, j’y vais ! » mais je n’y allais pas. Et je me retrouvais au final très souvent à me rendre dans la grande surface du coin, ce qui n’est pas du tout en lien avec mes convictions. J’y voyais aussi un moyen de rencontrer de nouvelles personnes.

Mais qu’est ce qu’une AMAP ?

C’est une association qui crée du lien entre les « consom’acteurs » et des producteurs locaux souvent en bio. Cela permet de  payer au prix juste ces agriculteurs qui travaillent dur pour souvent malheureusement gagner peu. Favoriser les circuits courts.  Plus d’intermédiaires, c’est une vraie marque de soutien et d’engagement. Qu’importe si les paniers se ressemblent, ou si des intempéries gâtent les récoltes notre soutien financier est là, c’est un accord de base . Cela donne une source de revenue sûre aux agriculteurs participants au panier quoi qu’il arrive. On mange donc, de saison et local et souvent sans pesticide.  Et cela aussi nous fait rester dans l’humain , le ou la maraîchere.e peut sortir de la solitude de son champs, et nous nous mettons un visage sur la personne qui nous nourrit. J’ai récemment assisté à une conférence, intitulée « du champs au panier » avec trois agriculteurs et un membre fondateurs des AMAP d’Armorique. Le constat est assez alarmant, les terres agricoles comme les petits producteurs disparaissent de notre pays. Les gros céréaliers touchent beaucoup de subventions, quand de petits producteurs agricoles bio ne vivent qu’avec 700 euros d’aide. En parallèle à cela, les grosses entreprises ayant bien compris l’intérêt exponentiel pour le bio en France, profitent de ce business juteux en rachetant des terres et faisant pousser de manière intensive et pas si respectueuse que ça . Ou l’on crée des « fermes  » de milles vaches sur un plateau tournant ne voyant pas le jour, produisant du lait jusqu’à épuisement , l’animal n’est plus qu’un objet. Sans parler des quotas et des calibrages, qui mènent à  des gaspillages incroyables de nourriture pourtant comestibles. Dans mon panier bio j’ai des tomates et des pommes de terre de toutes les formes et de toutes les tailles. On s’en fiche, vu qu’elles ont un gout délicieux. (Et vous savez que c’est un sujet qui me tient à coeur car je vous en avais parlé ici et )

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