Ca bulle à Salon

Il n’y a pas qu’à Marseille qu’on fait du savon , une autre ville de Provence est réputée pour ses manufactures de savons depuis le XIX eme siècle. C’est une ville que j’aime beaucoup, et que je souhaiterais vous faire découvrir aujourd’hui. Salon de Provence.

Dans cette ville à taille humaine, les époques se mélangent. De vieilles pierres médiévales côtoient les façades chics de la belle époque.  Des fontaines rafraîchissantes jalonnent les rues, certaines même se parent d’un manteau moussu. Non loin d’un kiosque à musique où l’on s’imagine aisément de belles dames en tournure danser , on découvre un aileron d’avion symbole de la présence de la patrouille de l’air.

Dans le centre ville piéton, l’oeil est attiré de tous côtés, régalé de lumière et de couleurs. On dirait le Sud comme dit l’autre. Puis au coin d’une rue , on croise Nostradamus, l’apothicaire, connu pour ses prédictions. Sa maison, un musée, une fresque ou une statue, il est là, bien là.

La vie y est douce et paisible. Chaque quartier, presque chaque rue racontant une histoire. L’architecture nous fait voyager. Et nous oblige à prendre le temps, le rythme méridional. Flâner dans le marché du dimanche matin, savourer de la tapenade, des olives et du pain artisanale. Chercher l’ombre dans les petites rues dans les heures chaudes de l’été. Suivre des chats curieux , pour longer le canal puis marcher sous les pins sur le chemins des bories.

Puis se mettre au frais dans une savonnerie, entendre le ronronnement mécanique et saccadé d’une machine . Entêtants parfums. Tentation dans l’objet du quotidien avec le plaisir de savoir que cela vient d’ici, juste à côté. Acheter local est parfois si facile. Plutôt Marius Fabre ou Rampal Latour , il faut choisir ! Ou pas… Se tartiner d’hile d’olive sous toutes ses formes 🙂

Le chic  Marius Fabre avenue Paul Bourret:leur site

Le plus traditionnel Rampal Latour:leur site

Lors de mon dernier passage sur Salon de Provence, je n’ai pu m’empêcher d’aller faire le plein. J’ai toujours du mal à résister face à des savons artisanaux et/ou locaux. Chez Rampal, que je préfère, sans trop savoir pourquoi. Peut être car ils proposent plus de produits bio, ou par nostalgie ayant découvert cette marque adolescente, par un shampoing déniché dans un petit magasin bio disparut depuis. Le shampoing Genevieve Patou et son odeur de chèvrefeuille, et son emballage rétro, que j’ai encore en mémoire. Même si leurs savons ne sont pas (pour certains) à 100% à l’huile d’olive. L’huile de palme qu’on peut retrouver dans leurs produits est issu d’exploitations éthiques et écologiques. Et même leurs emballages (même si on peut trouver certains savons en vrac) sont biodégradables.

Minolta DSC

Dormance Petit Chat Grain

Pour en savoir plus sur les vrais savons de Marseille:voici cet article.

 

Les adresses que j’aime à Salon :

  • l’épicerie autrement vrac :rue de l’horloge.
  • La petite cabane : rue du bourg neuf , un restau convivial qui propose des spécialités montagnarde. Vous pouvez demander une version végétarienne sans soucis.
  • La case à palabres:  rue Pontis. Un lieu protéiforme , restauration avec des produits locaux, bio et équitables, mais qui propose aussi  des conférences, des concerts, des soirées jeux etc…ainsi qu’un coin épicerie équitable.
  • La parenthèse inattendue : rue suffren. Miam les bonnes frites ! Surtout dans la cours, cela crée un petit cocon en pleine ville.

 

 

 

 

Ils ont des chapeaux ronds…

La Bretagne a un aspect particulier en mon coeur, un lien secret, un amour profond, que je ne pourrais pas expliquer. Un je ne sais quoi qui me touche, ses mystères, ses traditions, sa musique, ses paysages. Toujours curieuse de découvrir une nouvelle partie de ce coin de France, j’avais profité d’une exposition du créateur Pascal Jaouen, pour visiter Quimper , Concarneau et l’attractive forêt de Brocéliande !

Pascal Jaouen mêle tradition et modernité, broderies typiques et perles, frous frous et bigouden. On y sent la force des éléments et de la nature ,qui l’inspirent. Ce fut une petite exposition, mais de bien belles créations.

Minolta DSC

Quimper la paisible…Un thé au soleil en terrasse face à l’église, et petit tour de marché à la recherche de chouchen (mon petit pêché mignon, l’abus d’alcool est dangereux tralala). Ses façades nous font voyager dans le temps, et le centre piéton  nous permet d’en profiter au maximum.

Petit arrêt à Concarneau, le temps de manger une glace et visiter l’essentiel :l’ancienne île fortifiée , petit écrin attaché à la modernité par un pont. Nous nous sommes promenés sur les remparts de la ville close, observant le port et ses bateaux, quelques oiseaux goulus..Mais malheureusement, les petites ruelles par beau temps sont vites pleines de gens, et surtout pleines de boutiques comme on peut en trouver à Carcassonne ou au Mont St Michel. Qui à mes yeux, dénaturent un peu les lieux, surtout quand ce sont des magasins de babioles fabriquées en Asie.

Et enfin Brocéliande , la belle ! Tant rêvée, tant convoitée…j’y étais enfin ! Et j’y retournerai, pour m’y perdre et sortir des sentiers battus. Les sens en émois, et le coeur ouvert à 100 %, certains de ces lieux dégageaient une force incroyable, et pourtant nous sommes allés sur les plus touristiques. La tombe de Merlin parée d’offrandes et de petits mots, la fontaine de Jouvence (je ne peux pas le prouver par photo, car je n’assume pas ma tête à côté de la fontaine), et un lieu très mystérieux , vraiment impressionnant, remplit de cairns. Peut être était ce le Val sans retour ?

Encore un beau moment de rêverie, comme sait nous en offrir cette région…

Et vous, connaissez vous ces lieux ? Cela  vous tenterait il d’y aller ?

Abbaye de Hambye

Minolta DSCJe me croyais maline lors de mes premiers mois en Normandie, à prononcer Hamb »aïlle » . Ce qui faisait beaucoup rire les autochtones. Donc non, mettons les points sur les i , comme cela se prononce correctement. Il n’y a pas de Hambaille , ni de Saint Djeïmes (St James)…Mais revenons à nos croisées d’ogives.

Certains pourraient y voir une coquille vide, moi j’y vois une ossature majestueuse, un jeu savant entre la pierre et la verdure, l’ombre et la lumière. Une réelle communion avec le ciel. Qui malgré ce qu’on peut croire , n’est pas toujours gris. Par cette belle journée d’octobre (2011). Le lieu était quasi désert, loin du tumulte du Mont Saint Michel. Rien que pour nos yeux. Cocon paisible qui prête à la méditation,au milieu des champs, des routes de campagnes, et des ruisseaux. Un chemin de randonnée longe d’ailleurs l’abbaye pour aller se perdre parmi les vaches. Je ne peux rien vous conter de précis malheureusement sur ce magique bâtiment médiéval. Je regrette de ne pas avoir pu suivre de visite guidée. Nous avons eu accès principalement à l’église abbatiale, témoignage intemporel du lien mystérieux entre la terre et les cieux. Le pas se fait plus lent, le nez fixé en l’air. Athées, agnostiques, croyants de tous bords,  ne peuvent qu’être touchés par ce travail de dentelle qui a traversé les âges.Malmené pendant la révolution. Rénové et sauvé au fil des cœurs à partir de 1900 . Voyez plutôt.

Minolta DSCMinolta DSCMinolta DSCMinolta DSCMinolta DSCMinolta DSCMinolta DSCMinolta DSCMinolta DSCMinolta DSCMinolta DSC

Minolta DSC

Minolta DSCMinolta DSCMinolta DSCMinolta DSCMinolta DSC

Minolta DSC

Minolta DSC