Quand écologie rime avec punk

Quand on pense Punks, on pensent souvent crêtes, drogues , musique et même parfois violence. Sauf que le mouvement punk est multifacettes , et a contribué à modifier les mentalités, tout autour de la planète. J’ai récemment fait deux lectures passionnantes sur ce sujet, que je m’empresse de vous partager.

crédit image :usbek et rica

Tout d’abord, voici mon coup de coeur lecture, 1er de l’année 2019. Eco Punk de Fabien Hein et Dom Blake, édité chez Le passager clandestin. Une maison d’édition à découvrir !  Pratiquement tous leurs ouvrages me font de l’oeil. Eco punk attendait sagement depuis bien trop longtemps sur une de mes étagères. Et je suis ravie de l’avoir lu, mais surtout de l’avoir dans ma bibliothèque, car je sais que je le relirai. Je le prêterai aussi, pour passer la bonne parole, mais avec obligation de me le rendre et en bonne état 😉 (bonjour je suis maniaque avec les livres)

Trêve de plaisanterie, allons vers l’essentiel, de quoi cela parle et que nous apprend ce livre ?

Les auteurs nous plongent dans la communauté , finalement mal connue, des punks. Et plus particulièrement nous démontrent que dès les années 70, les punks s’engagent et se mobilisent pour le respect du vivant sous toutes ses formes. Ils se battent également contre le système de surconsommation de notre société ( ça c’est déjà plus connu) , mais en particulier contre la suprématie du Tout voiture, de la déshumanisation des rues, ou encore contre le nucléaire.

Certains membres de groupes de musique punk sont à l’origine d’associations de protection de l’environnement. Telles que ELF (earth liberation front) ou l’ ALF (animal liberation front). J’ai donc appris que le mouvement compte énormément de végétariens, végétaliens ou  vegans ,et ce depuis plus de 30 ans ! Les chansons passent des messages forts, parfois radicaux.

Punk à vélo ou à pieds. Punks qui organisent des fêtes surprises en pleine rue pour démontrer que celle ci nous apartient, que c’est un lieu de lien entre les humains et non entre les machines. Punk au jardin, qui fait de la permaculture. Le retour à la terre n’a pas été qu’hippie ! Le punk dans tous ses états , mais pour le meilleur de la société . Un message de liberté, d’autonomie, de force positive, où chaque citoyen est replacé dans ses capacités d’actions et de choix.

Ce livre foisonne d’annotations , de références, qui ouvrent encore de nouvelles portes, et d’autres envies de lectures qui semblent passionnantes. Mais aussi des liens vers des documentaires, des musiques à écouter, même des chaines sur toitube (pour ne pas le citer) de cuisines vegans ou pour apprendre à réparer son vélo. Bref, un essai passionnant, instructif et inspirant.

Mon résumé est bien grossier et incomplet face à cet essai, accessible à tous, où l’écriture est si fluide qu’on peut le lire comme un roman. C’est dense et riche, une vraie claque face à mon ignorance concernant ce mouvement. C’est également une mine d’or au niveau des idées d’actions positives à mettre en place…Bref, je préfère ne pas vous en dévoiler plus, et vous invite à  le lire si l’écologie vous intéresse, ou si vous aimez porter des doc martens et des pantalons en tartan, avec une épingle à nourrice dans l’oreille 😛 (#cliché)

Ma deuxième lecture dans la même veine fut Petit traité du jardin Punk d’Eric Lenoir aux éditions Terre Vivante.

 

 

Comme vous pouvez le voir , la thématique est plus spécifique. Mais que vous soyez un jardinier confirmé ou une apprentie jardinière comme moi, ce livre saura vous intéresser. L’objet livre à lui seul force l’admiration. La mise en page, les photos type cyanotype nous en mettent plein les mirettes.

L’auteur qui a grandi dans une cité HLM de région parisienne, nous amène à avoir un autre regard sur la nature en ville, sur l’urbanisme, ou encore ce qu’on appelle communément les mauvaises herbes.

Voici comment il décrit un jardin punk :

  • pas cher à faire
  • facile à faire
  • rapide à faire
  • facile à entretenir  et autonome, dans la mesure du possible
  • résistant aux agressions
  • non nuisible
  • écologiquement intéressant
  • plus beau que l’existant

Il nous pousse à observer, à transgresser un peu les règles , à allier récupération et transformation. Le lecteur y trouve des astuces et des conseils pratiques concrets. Que ce soit pour son propre terrain ou si l’on souhaite créer un jardin partagé (pour d’autres conseils je vous renvoie vers mon article ici ). J’ai trouvé ce bouquin instructif et drôle. Une bouffée d’air frais et innovant. Finalement un moyen d’être au plus proche de la nature , de sa diversité et de son rythme où que l’on soit. 94 pages pour aborder le jardinage autrement, mais surtout une réflexion sur notre société et comment elle intègre ou non la nature dans les villes.

 

 

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